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teurs superficiels ont pu croire indépendante de la physiologie, tire néanmoins d'elle seule toute sa rigueur et toute sa certitude ; il serait superflu d'ajouter qu'elle en tire toute son utilité , car une anatomie sans physiologie serait une anatomie sans but.
L'anatomie n'est , en effet , que la détermination des organes. Or cette détermination, n'est possible, au moins d'une manière rigoureuse* que par la physiologie. Ainsi depuis qu'on s'occupe du système nerveux , par exemple , on dispute sans fin sur les limites respectives de la moelle épinière , de la moelle alongée , du cerveau proprement dit.
Quelques anatomistes pensent que la moelle épinière finit au trou occipital ; quelques àutries rétendent jusqu'à la protubérance annulaire; d'autres , jusqu'aux tubercules quadrijumeaux ; d'autres, jusqu'aux couches optiques, etc.
La moelle alongée a tour à tour été regardée comme une continuation de la moelle épininière,. comme une partie intégrante de l'encéphale ,
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comme une partie distincte de la moelle épînière et de Tencéphale, etc. Jusqu'ici les tubercules quadrijumedux avaient été pris, tantôt pour une partie des lobes cérébraux , tantôt pour les couches optiques , tantôt pour les lobes cérébraux eux-mêmes , etc. , etc.
Il est évident que des expériences rigoureuses de physiologie, déterminant seules les propriétés et les fonctions de ces diverses parties, pouvaient seules en fixer rigoureusement les limites et Tétendue. Ainsi, de la délimitation même des propriétés de ces parties , établie par mes expériences , il suit que la moelle épinière finit à l'origine des nerfs de la huitième paire ; que la moelle alongée s'étend de cette origine aux tubercules quadrijumeaux; que ces tubercules, tout-à-fait distincts, quant à leur manière d'agir, des lobes cérébraux et du cervelet, forment la continuation et la terminaison des moelles épinière et alongée, etc., etc. ; et que Vanatomiê comparée du système nerveux, laquelle n'est que la comparaison des diverses parties de ce sys-
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tème dans les diverses espèces, aura désormais une base sûre, puisqu'elle pourra s'assqrer effectiyemeDt toujours , par leurs fonctions connues ,
de ridentîté des organes qu'elle compare dans ces espèces.
Après ces Applications à la pathologie ^ vient un quatrième Mémoire ayant pour objet la détermination de l'action spécifique , c'est-à-dire exclusive, de certaines substances sur certaines parties du cerveau.
Les expériences de ce Mémoire ne sont , au fond , quoique par un procédé tout-à-fait distinct, qu'une répétition des expériences précédentes; qu'une nouvelle confirmation, par un nouveau genre d'épreuves, et de ces expériences et de leurs résultats.
Mais cetteaction exclusive et déterminée de certaines substances sur certaines parties du cerveau ne se borne pas à confirmer la spécialité de fonction de ces parties ; elle sert à expliquer encore la spécialité d'action même de ces substances : car jusqu'ici il étaft impossible de concevoir com-
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ment, agissant toutes sur le même organe, elles produisaient néanmoins toutes des phénomènes divers. Finalement, les traces que l'action de ces substances laisse après elle ouvrent une nouvelle voie qui pourra conduire à déterminer enfin, par l'organe affecté , la substance employée.
L'ouvrage se termine par quelques notes relatives à la ressemblance que certaines personnes ont prétendu exister entre quelques expériences de mon premier Mémoire et celles de M. Rolando , publiées en 1809, en Sardaigne.
Pour mieux faire juger de cette ressemblance ^ j'ai cru devoir joindre à mon ouvrage les expériences mêmes de M. Rolando, en les accompagnant de quelques observations destinées surtout à faire mieux ressortir ce point fondamental , qui a été le guide de toutes mes recherches , dont toutes mes recherches confirment l'importance, savoir que ce n'est qu'en isolant les diverses parties, ou organes, du système nerveux qu'on peut en isoler et conséquemment en déterminer les diverses propriétés.