‹ Récherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrés (volume 3)Chapitre 34 sur 67 · VIL · texte numérisé non relu

VIL

Conclusion générale et définitive de ce Mémoire.

i". Les lobes cérébraux sont le siège exclusif des facultés intellectuelles et sensitives ;

2°. Le cervelet est le siège du principe régulateur des facultés locomotrices et préhensives ;

3°. Des tubercules quadrijumeaux dérive le principe primordial de l'action de l'iris , de la rétine, et du nerf optique;

4°. La faculté de sentir , essentiellement une , réside essentiellement dans un seul organe ;

' Ceci paraîtra surtout par mes Observations surle rtlode de réunion j d' inflammation et de cicatrisation qiC affectent les parties cére'brales blessées.

5°. Les lésions des lobes cérébraux , des tubercules quadrijumeaux , du cervelet, (pourvu qu'elles ne dépassent pas certaines limites) ne dépouillent que pour un certain tems ces organes de leurs fonctions.

Toutes ces conclusions ne sont qu'une répétition des résultats acquis par les précédens Mémoires ; mais cette répétition même est la plus sûre garantie et de l'exactitude et de la généralité de ces résultats.

§. VIII

1. Je n'ai considéré jusqu'ici les faits contenus dans ces Mémoires que sous leur rapport physiologique ; mais tout le monde aperçoit le jour qu'ils peuvent jeter sur les questions les plus épineuses de la pathologie.

Et d'abord , comme il a été déjà remarqué , le diagnostic des lésions des diverses parties cérébrales résulte des phénomènes mêmes donnés par mes expériences.

En effet , les diverses propriétés des lobes cérébraux , du cervelet, des tubercules quadrijumeaux, étant connues, il est clair que la lésion de telle ou telle de ces propriétés dénotera toujours infailliblement l'organe lésé.

Je n'en donne ici qu'un exemple un peu dé-

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taillé', tiré des paralysies ; abstraction faite , pour le moment , des paralysies dont le siège intéresse les organes nerveux des mouvemens involontaires : organes dont la détermination fait le principal sujet du Mémoire suivant.

2. Je dis donc qu'il n'est pas de paralysie observée que l'expérience ne reproduise ; qu'il est une infinité de paralysies inconnues encore à l'observation , et déjà indiquées par l'expérience; et que, soit que l'expérience les indique, soit qu'elle les reproduise^ il n'en est point dont elle ne détermine la nature par les symptômes , et par la nature le siège.

5. î°. Les organes du sentiment étant distincts des organes du mouvement , il y a des paralysies distinctes du sentiment et du mouvement ;

Les paralysies diffèrent donc de nature.

2". Les diverses parties du système nerveux pouvant toutes être affectées séparément , l'affection ne réside souvent que dans telle ou telle partie, à l'exclusion des autres :

Les paralysies diffèrent donc de siège.

3°. Chaque partie du système nerveux ayant des fonctions propres et déterminées , le trouble

' Je reviendrai plus loin sur ce sujet.

DU SYSTÈME NERVEUX. l65

des fonctions varie, coname varie la partie lésée :

Les paralysies diffèrent donc encore de symptômes.

Finalement , les paralysies varient de nature , de siège et de symptômes.

Mais comme les symptômes dérivent de la nature , et la nature du siège ; il suit que qui voit l'un voit l'autre , et que la détermination de l'une de ces choses implique toujours nécessairement la détermination de toutes les autres.

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