IL
De la moelle épinière.
La moelle épinière étant coupée successivement au-dessus du renflement postérieur, de l'antérieur, et près de l'occiput :
D'abord l'animal perd l'usage des pâtes de derrière , puis de celles de devant , et puis de tout le tronc ; mais , dans tous ces cas , toutes ces parties , les pâtes de derrière , les pâtes de devant, le tronc, conservent des mouvemens d'ensemble. Ajoutez que ces mouvemens n'ont plus lieu que sous l'effet des irritations extérieures.
Ce qui a disparu, c'est donc i° la coordination des mouvemens en saut , vol , marche, station , préhension , etc. ; et 2° la volition de ces mouvemens.
Ce qui est resté , ce sont les contractions et la liaison de ces contractions en mouvemens d'ensemble.
La moelle épinière lie donc proprement les contractions musculaires en mouvemens d'en-
semble ; quant à la volilioo et à la coordination de ces mouvemens , cela réside uiilleurs.
De la moelle alongée.
1° L'irritation de la moellp alongée détermine constamment des convulsions violentes.
2° Sa destruction entraîne promptement la mort ; mais ce dernier effet tient à son action sur les mouvemens involontaires <f dont il n'est pas encore question ici.
§. IV
Des tubercules quadrijumeaux^
1° Constamment, le retranchement d'un tubercule quadrijumeau fait perdre la vue de l'œil opposé.
2° L'irritation d'un tubercule détermine des contractions dans l'iris opposé ; son ablation complète les y abolit complètement.
Dans les tubercules réside donc le principe primordial des contractions de l'iris et de l'action de la rétine.
Du cervelet.
i" A mesure qu'on retranche le cervelet par
couches successives, Fanimal perd graduellement la faculté de voler ou de courir , puis celle de marcher, et finalement celle de se tenir debout.
2," La moindre altération du cervelet altère l'harmonie des mouvemens coordonnés (saut, vol , marche , station , préhension , etc. ) ; son ablation complète les abolit complètement.
Du cervelet dérive donc exclusivement la coot^dination de ces mouvemens.
Des lobes cérébraux.
1° Un seul lobe enlevé, l'animal perd incontinent la vue de l'œil opposé ; mais la contractilité de l'iris de cet œil n'en persiste pas moins encore. L'animal éprouve d'abord une faiblesse beaucoup plus marquée du côté opposé du corps; du reste , il se conduit comme à l'ordinaire.
2° Les deux lobes enlevés, il n'y a plus vestige, ni de volition, ni de mémoire, ni d'aucune perception ; la mémoire , la volition , la perception , résident donc dans les lobes cérébraux.