‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 107 sur 167 · I. L'action des artères concourt au gonflement · texte numérisé non relu

I. L'action des artères concourt au gonflement

(1) Lorry, qui a bien vu le concours de ces deux causes : l’action du sang artériel et l’action du sang veineux, n’a pas vu que, de ces deux causes, la principale est l’action du sang veineux. Il semble regarder ces deux causes comme étant d’un effet à peu près égal. « Pendant l'effort expiratoire, dit-il, ..…..les » troncs des vaisseaux qui sont dans la poitrine reçoivent une » forte compression capable d'exprimer impétueusement le sang » des troncs artériels vers les branches qui sortent de la poi- » trine, et d'empêcher le retour du sang qui vient des différentes » parties et qui se présente dans la veine cave. Voilà une cause suf- » fisante pour augmenter sensiblement le volume du sang dans le n cerveau, et celui du cerveau lui-même.» Mém. de l'Acad. des

sciences : Savants étrangers, t. 3, p. 308.

du ceirveau; mais elle ne concourt pas à l’affaissement de cet organe, où ny concourt du moins que d’une manière à peine sensible.

IL. L'injection même des carotides sur l'animal mort ne détermine pas un fouvément de gonflement ét d’affaissement successifs, tel que celui qui répond à la respiration.

IIL. J'ai injecté les carotides avec de l’eau, sur plusieurs lapins qui venaient de mourir.

À chaque nouvelle quantité d’eau injectée , le cerveau s'est tuméfié ; mais, l'effort d'injection cessant, le cerveau ne s'est pas affaissé, ou ne s’est affaissé du moins que d'une manière à peine sensible. |

IV. La cause principale du mouvement du cerveau en masse, de ce mouüvenient si prononcé de gonflement et d’affaissement alternatifs, de ce mouvement qui répond à la respiration, la cause principale de ce mouvement n'est donc pas dans l'action des artères. |

V. Est-elle, comme Je viens de le dire, dans l'action du sang veineux?

[. Laure avait déjà remarqué que, si l'on comprime le thorax sur un animal mort, on voit aus-

DÜ CERVEAU. 359 sitôt les mouveinents du cerveau qui renaissent. IL. « L'animal étant mort, dit Lamure, je lui » soufflai dans lés narines, en comprirhant en » même temps le thorax: le cerveau s’éleva très » sensiblement; mais je n'aperçus que la rrême » chose arrivait, en ne faisant autre chose que D comprimer et relâcher alternativement les côtes: » par cette manœuvre, les mouvements du cet- » veau paraissaient dans l'animal mort aüssi sen- » éibles que dans le vivant ; lorsque je comprirnais » Les côtes, le cerveau s'élevait; lorsque je les äban- » donnais à elles-mêmes, il s’'abaissait (1). »

IL. J'ai répété, ävec soin, l'expérience de Lamure ; et c'est en la répétant que je Suis parvenu à démiéler enfin la vraie cause dés mouveñients du cerveau.

IV. Si, sur un animal mort, on comprime et relâche alternativement le thorax, le cerveau ayant été préalablement mis à nu, on voit le cerveau s'élever et s’abaisser altérnativement.

Il s'élève pendant la compression du thorax, éompression qui répond à l'expiration; il s’abaisse pendant le relâchement du thorax, rélachement qui répond à l'inspiration.

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