‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 128 sur 167 · AH F1 EK · texte numérisé non relu

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UL. FE outre, ce point de l encéphale qui règle la respiration est beaucoup plus développé dans les poissons que dans les classes supéri ieures ; et la raison en est simple, c "est que | la respiration est une fonction bien autrement laborieuse | pour les | animaux aquatiques que pour] les animaux aériens: ceux-ci agissent ( directement sur l'air; les autres n agissent sur l air qu à travers r cau. Nat

IV. On ne peut s'étonner # assez de voir cette merveilleuse cor respondance qui, to ujours et partout, proportionne avec tant d'exactitude le développement de il organe a l'é énergie de la fonction.

Vol intelligence se montre au plus haut degré de développement dans les mammifères ; ‘les lobes Cércbraux dominent dans leur cerveau. Les animaux les plus agiles ( et “les plus mobiles sont les

oiseaux ; le cervelet est pr oportionnellement plus

PRES \ FRA RESTE VE t #* Se

développé dans les oiseaux que dans nulle autre classe. Les animaux les plus apathiques sont les reptiles; le cervelet n’est nulle part plus petit que là. Enfin, l'animal dans lequel la respiration exige le plus grand emploi de forces, est le poisson; et le poisson est aussi l'animal dans lequel l'organe, premier moteur de la respiration, paraît le plus développé et le plus considérablement accru.

Les diverses parties du cerveau se montrent donc tour à tour dominées ou dominantes, selon qüe la fonction qui leur correspond affaibli ou se développe.

VL Il y a plus encore: car, le pu final de l'organisation étant la vie, ducs un ordre de ‘ moyens manque, il arrive toujours qu'un autre y supplée. Par exemple, l'intelligence supplée au défaut de ténacité de la vie dans les animaux supérieurs ; dans les animaux inférieurs, c'est, au contraire, la ténacité de la vie qui supplée au défaut de l'intelligence. Où les lobes cérébraux dominent, la moelle allongée est évidemment réduite ; et à mesure que ces lobes diminuent, la moelle allongée s'accroît.

VIT. Bien des considérations resteraient à indidiquer encore : je termine par celle-ci.

On se souvient que, dans mes précédentes expériences, jai fait voir que l’encéphale se com-

DES POISSONS. 437 pose de deux ordres de parties essentiellement distinctes : de ces parties, les unes sont susceptibles de provoquer immédiatement des convulsions; Les autres n'en sont pas susceptibles.

Les parties qui produisent des convulsions (les tubercules bijumeaux ou quadrijumeaux et la moelle allongée) concourent plus directement à la conservation de la vie. Celles qui ne produisent pas de convulsions (le cerveau proprement dit et le cervelet) concourent plus directement, au contraire, aux relations de la vie.

Or, ces dernières parties, ces parties de relation, ces parties non susceptibles de produire des convulsions, sont visiblement prédominantes dans les mammifères et les oiseaux; elles commencent à être dominées dans les reptiles, le sont encore plus dans les poissons, et finissent, dans la série des animaux invertébrés, par entièrement disparaître.

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