‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 131 sur 167 · III. Je me hâte déemture encore que, dans les · texte numérisé non relu

III. Je me hâte déemture encore que, dans les

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épreuves auxquelles on soumet lanimal pour s'assurer s'il entend ou non, on doit apporter la plus grande attention à empêcher que l'agitation de l'air, produite par le choc qui cause le bruit, ne vienne se mêler à l'effet des ondulations sonores. J'interpose toujours un écran entre le point où le bruit est produit, et le point que l'animal occupe ; et j évite avec le plus grand soin tout choc qui pourrait communiquer le moindre ébraulement, soit à l'appartement, soit à l'objet sur lequel l'animal repose.

IV. Enfin, une troisieme précaution, non moins essentielle, est de boucher exactement les yeux à l'animal, afin qu'on ne soit point exposé à croire qu'il entend lorsqu'il ne fait que voir; et que d'ailleurs ne voyant plus, il soit plus attentif au moindre bruit quil pourrait entendre.

V. Sur un second pigeon, je détruisis les deux tympans : l'animal entendit.

J'enlevai, des deux côtés, la première portion de la chaîne des osselets, c'est-à-dire la portion qui correspond au manche du marteau, ou même au marteau : l'animal entendit encore. J’enlevai l'étrier : l'animal entendit toujours. Mais, ce quil importe de remarquer ici, l'audition , qui jusque là n'avait point paru sensiblement affaiblie, le fut alors beaucoup.

VI. J'ai répété cette expérience graduelle sur un troisième pigeon : le résultat a été le même. Je l'ai répétée sur plusieurs autres ; et les resultats obtenus d'abord se sont reproduits toujours.

VIL Ainsi, ni l'ablation du tympan, ni celle des premiers osselets, ni celle de l'étrier même, n’abolit l’ouie; mais celle de l’étrier l’affaiblit beaucoup : dernière circonstance qui ma engagé à teuter l'expérience que je vais dire. Puisque en effet la perte de l'étrier affaiblit d’une maniere notable l'énergie de l'audition, il était curieux de voir si, avec la restitution de la partie enlevée, ne se restituerait pas aussi l'énergie de la fonction.

VIIL Dans cette vue, je me bornai à détruire sur un pigeon la portion antérieure du tympan. Après quoi Je saisis avec de petites pinces la tige de l'étrier; et j'enlevai doucement cet osselet du petit tube (1) dans lequel il s'enfonce avant d'arriver Jusqu'à la fenêtre ovale.

Cela fait, j'examinai l'animal : son audition était très affaiblie.

L’étrier n'avait pas été détaché de la portion

(1) C'est dans ce petit tube, seconde et plus interne portion de la caisse, que se trouvent, séparées par une mince cloison osseuse, les deux fenêtres ronde et ovale : la fenétre ronde, entrée du

limacou dans la caisse ; la fenétre ovale, entrée du vestibule dans la caisse,

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du tympan à laquelle il adhère; je le repris avec les Fi pinces ; je le replaçai dans son petit tube; jexaminai de nouveau l'animal :

l'audition avait repris un peu de son énergie.

IX. Je répétai cette expérience sur deux autres pigeons; le résultat fut le même.

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