‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 160 sur 167 · I. La première condition est donc d'isoler les parties · texte numérisé non relu

I. La première condition est donc d'isoler les parties

EL. La seconde est, dans certains cas, d'enlever les parties en entier.

UT. On a vu en effet qu'une portion, même très limitée, des lobes cérébraux, suffit à l'exercice de leurs fonctions. On a vu, de plus, qu'il suffit de conserver l'un des deux lobes pour que l’'intellisence entière soit conservée.

IV. Or, avant moi, on nenlevait jamais les lobes cérébraux en entier ; on se bornait à les mutiler tantôt un peu plus, tantôt un peu moins ; souvent même on n'en mutilait qu'un.

Et l'on voit assez tout ce que devait laisser de vague et d’incértain dans les résultats, une manière d'opérer aussi incomplète.

L. Je viens de dire qu'on se bornait à mutiler les diverses parties du cerveau, sans les enlever en entier.

Et il ne faut pas oublier qu'on ne les mutilaït jamais que par une ouverture, plus ou moins étroite , pratiquée au crâne.

IL. Or, en n’agissant ainsi sur les diverses parties du cerveau que par une petite ouverture faite au crâne, non seulement on n'était jamais sûr, comme je le disais tout-à-lheure, de ne pas intéresser une partie pour une autre, le cervelet pour les lobes cérébraux , la moelle allongée pour le cervelet, etc., mais on compliquait toujours, ou du moins on courait toujours le risque de compliquer les /ésions ou blessures directes par des épanchements.

II. IL faut donc prévenir les épanchements ; et c’est encore là ce que fait ma méthode. En enlevanteneffet, comme le veut ma méthode, toute la voûte du crâne pour mettre tout le cerveau à nu, on prévient toujours, à coup sûr, sinon tout épanchement, du moins toute compression possible par les épanchements , C'est-à-dire toute complica-

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