‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 27 sur 167 · De tous ces faits rapprochés, il suit · texte numérisé non relu

De tous ces faits rapprochés, il suit

1° Que la faculté d’exciter des contractions musculaires, et de lier ces contractions en mouvements d'ensemble, réside dans la moelle épinière ;

2° Que la faculté de percevoir les impressions et de vouloir les mouvements réside dans les lobes cérébraux;

3° Qu'aux tubercules bijumeaux appartient le principe primordial des contractions de l'iris : l'iris conserve, en effet, sa contractilité malgré l’ablation des lobes cérébraux et du cervelet; il ne la perd qu'en perdant les tubercules bijumeaux (1);

4° Que la moelle allongée est absolument indispensable à l'exécution des mouvements réguliers de locomotion (2);

5° Il suit, enfin, que la faculté de coordonner

(1) Ou plus exactement, qu’en perdant les nerfs optiques; car, encore un Coup, la suppression des tubercules ne supprime la contractilité des iris, que lorsqu'elle est assez complète pour détruire toutes les racines des nerfs optiques.

(2) On en verra Surtout la raison dans un avtre chapitre.

ces mouvements en marche , Saut, vol ou station, ‘dérive exclusivement du cervelet.

IL. D'un autre côté, les lobes cérébraux enlevés, la vision est perdue, car l'animal ne voit plus; la volition, car il ne veut plus; la mémoire, car il ne se souvient plus; le jugement, car il ne juge plus. Il se heurte vingt fois contre le même objet, sans qu'il lui vienne l'idée de s’en détourner; il trépigne sous les coups qu'on lui porte, sans qu'il lui vienne l'idée de fuir. | |

Un mouvement est-il commencé, il le continue, mais il ne le commence jamais spontanément ; il ne vole que lorsqu'on le jette en l'air; il ne marche qu'autant quon le pousse; il n’avale qu'autant qu'on lui enfonce l'aliment dans le bec. Mais, ce qu'on ne saurait trop admirer, le vol, la marche, la déplutition commencés, tout cela continue et s'effectue avec une régularité et une justesse parfaites.

Tous les phénomènes de l'intelligence et de la volonté sont éteints, et tous les phénomènes du mouvement n’en persistent pas moins encore.

L'animal ne voit plus, mais l'iris de ses yeux est mobile; le nérf optique, excitable, et quand on l'excite, l'iris se meut.

L Fret ne veut plus voler; mais il vole quand

on l'y pousse.

bo MOUVEMENTS

Ce n'est plus sa volition qui détermine ses mouvements; mais une irritation extérieure peut suppléer à sa volition et les déterminer comme elle.

Rien ne prouve mieux assurément combien l’#ntelligence et la volonté sont distinctes de l’excitabilité, et les parties où elles résident des parties qui excitent la contraction.

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