‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 37 sur 167 · DÉLIMITATION DE L'EFFET CROISÉ DANS LE SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

DÉLIMITATION DE L'EFFET CROISÉ DANS LE SYSTÈME NERVEUX

Cl,

I. C'est une opinion, depuis Hippocrate si générale qu'on peut la dire presque universelle, que, dans les plaies du cerveau, la convulsion est toujours du côté blessé, et la paralysie, au contraire, du côté opposé à la blessure.

IL. Haller a cru cette opinion d'Hippocrate confirmée par ses expériences. Îl ajoute pourtant, avec sa savante réserve accoutumée : « Je souhai- » terais que cette partie de mes expériences fût » plus constatée, et je ne hasarderais pas encore » de la donner pour évidente (1). »

IL Lorry semble plus sûr de ce qu'il avance, lorsqu'il dit que, dans les blessures de la moelle allongée, la convulsion est toujours du côté piqué, et la paralysie de l'autre (2).

(1) Mémoires sur la nature sensib. et trritab. des parties du corps anim. ; tom. Ï, pag. 20b. ; (2) Acad. des sciences ; Mémoires des sav. étr., tom. II.

IV. On verra bientôt, par ce qui va suivre, combien le doute de Haller était fondé, l’expérience de Lorry incomplète, les observations d'Hippocrate complexes et conséquemment équi-

voques.

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