‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 43 sur 167 · DE L'EFFET CROISÉ · texte numérisé non relu

DE L'EFFET CROISÉ

Cela fait, jirritai tour à tour et séparément ces diverses parties.

Or, voici ce que j'observai.

Quand j'irritais le tubercule d'un côté, je provoquais toujours des convulsions du côté opposé ; quand j'irritais, au contraire, la moelle d'un côté, c'était toujours du même côté que s’opéraient les convulsions.

Par exemple, les irritations du tubercule droit ne décidaient des convulsions qu'à gauche ; celles du gauche, quà droite; et les irritations, au contraire, de la moelle droite n’en déterminaient qu’à droite, et celles de la gauche qu’à gauche.

XIL. « Dans les piqûres de la moelle aïlongée, » dit Lorry, J'ai toujours vu un commencement » de paralysie se former du côté opposé à celui où » était la blessure, et des convulsions du côté qu'on » AVait irrité (1). »

Tout le monde voit maintenant l'explication de ce fait si remarquable et si long-temps révoqué en doute par les physiologistes. Dans ses expériences, Lorry produisait tout à la fois paralysie du côté opposé à la piqüre, et convulsion du côté piqué, parce quil n'isolait point la moelle allongée du cervelet : l'effet croisé du cervelet devait

(1) Mémoires des sav. étr., tom. IL, pag. 375.

donc se mêler, dans ses expériences, à l'effet direct de la moelle allongée.

Pour exprimer un fait sous tous les rapports exact, Lorry devait dire : Dans les Alessures combinées de la moelle allongée et du cervelet, j'ai toujours vu la paralysie du côté opposé à la piqûre, et la convulsion du côté piqué,

L’assertion particulière de Lorry, comme la proposition générale d'Hippocrate, ne s'applique donc qu'à des lésions complexes : l’assertion de Lorry, aux seules lésions combinées de la moelle allongée et dn cervelet; la proposition d'Hippocrate, à tous les cas de combinaison possibles de . la lésion d’une partie à effet direct avec la lésion d’une partie à effet croisé.

XIIL. Ainsi, 1° le retranchement d’un seul lobe cérébral, d'un seul côté du cervelet, ou d'un seul tubercule bijumeau, produit constamment une faiblesse plus marquée dans le côté du corps opposé au lobe, au tubercule, ou au côté du cervelet enlevé ;

Les lobes, le cervelet, les tubercules ont donc un effet croisé ; et les lobes et les tubercules, un effet croisé double: en avant, sur les yeux; en arrière, sur les autres parties du corps.

2° L'irritation d'une seule moitié latérale, soit de la moelle allongée, soit de la moelle épiniére,

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