‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 64 sur 167 · IV. J'ai, sur un troisième lapin , coupé la moelle · texte numérisé non relu

IV. J'ai, sur un troisième lapin , coupé la moelle

épinière, d'abord au-dessus de l'origine de l’accessoire, et puis à l'origine même de la huitième paire. Un

D'abord, tous les mouvements des épaules , des côtes et du diaphragme se sont éteints, et ensuite ceux de la glotte,

Et, dans les deux cas, une excitation extérieure du tronçon de moelle restant pouvait encore les ranimer tous.

V. J'ai coupé enfin la moelle allongée, sur un quatrième lapin, quelques lignes au-dessus de l'origine de la huitième paire; et tous les mouvements inspiratoires du tronc se sont conservés.

VI. Ainsi, une simple section au-dessus de la moelle costale arrête le jeu des côtes; au-dessus de l’origine des nerfs diaphragmatiques, le jeu des côtes et du diaphragme ; à l'origine même de la huitième paire, tous les mouvements inspiratoires du tronc à la fois; et, quelques lignes pardelà cette origine, elie n’en arrête aucun.

Nul de ces mouvements ne contient donc en soi le premier principe de son action : il suffit de les isoler d’un point donné pour qu'aussitôt ils s'éteignent ; il suffit de les maintenir réunis à ce point, pour qu'ils se conservent : c'est donc évidemment de ce point, et de ce point seul, qu'ils tirent leur premier mobile.

VIL. Il n'est donc pas étonnant qu'en ne supprimant directement que ce point, on les supprime tous, sans toucher à l'origine immédiate d'aucun.

Toutefois, dans ce cas-ci, ce n'est pas précisément ces mouvements qu'on supprime ; c'est seulement leur lien et leur premier mobile. Dans le fait, ils survivent tous, sinon en acte, du moins en puissance : une excitation extérieure peut encore les provoquer chacun en particulier; il n'y a d'éteint que leur simultanéité et leur spontanéité.

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