IIL. Je détruisis, sur un cochon d'Inde, toute
la moelle lombaire, tout le renflement postérieur, et toute la portion dorsale qui va de ce renflement à l'origine de la dernière paire intercostale.
Il était deux heures quand cette opération fut terminée.
La respiration n'était nullement troublée; l’animal marchait sur son train antérieur, portait bien sa tête, et s'empressait, autant qu'il le pouvait, de s'enfuir quand on s’en approchait.
A cinq heures, lui ayant jeté quelque nourriture, il poussa des cris de Joie et mangea.
A six heures, l'artère crurale donnait encore des battements sensibles; je l'ouvris, et il en jaillit du sang rouge.
IV. Sur un petit chien et sur un petit chat, âgés de dix-huit à vingt jours, je détruisis toute la moelle lombaire et toute la moelle dorso-costale.
Sur ces deux petits animaux, la circulation survivait encore, même dans le train postérieur, vingt-quatre heures après l'opération.
Je répète ici, comme remarque générale et s'appliquant à tous les cas que l’on vient de voir, que la circulation, quoique survivant dans les . parties situées au-dessous de la portion de moelle détruite, s'y montrait pourtant, au bout d’un cer- © tain temps, plus affaiblie que dans les autres.