I. On ne sait pas encore avec certitude si le
grand sympathique est, ou non, douéde sensibilité.
L'opinion aujourd hui la plus commune le regarde comme impassible; les expériences de Bichat, de MM. Wutzer, Lobstein, etc., semblent même, jusqu'à un certain point, confirmer cette opinion.
IL. Bichat ayant découvert le ganglion semilunaire sur plusieurs animaux, l’irrita fortement : » £ , . .
l'animal ne s'apita point (1).
(1) Voici ce que dit Bichat : « Comme en ouvrant l'abdomen « d’un animal, d'un chien, par exemple, il vit très bien pendant » un certain temps, et reste même calme après les premiers in- » stants de souffrance, j'ai attendu ce calme qui succède à l’agi- « tation de l’incision des parois abdominales, puis j'ai mis le gan-
» glion semi-lunaire à découvert, et je l'ai irrité fortement : l'ani-
».mal ne s’est point agité... » ( Anat, génér., tom; I, pag. 227.)
M. Wutzer a répété l’expérience de Bichat, et en a obtenu le même résultat (1).
M. Lobstein avoue n'avoir jamais réussi, quelques précautions quil ait prises, à produire, par l'irritation immédiate du grand sympathique, le moindre signe de douleur dans l'animal (9).
Enfin, la plupart des physiologistes paraissent n'avoir pas été plus heureux, dans leurs tentatives, que MM. Lobstein, Wutzer et Bichat (3).
IL. Je ne parle pas ici des effets provoqués par le #alvanisme. Il ne s'agit, dans mes expériences, que de l'irritation mécanique.