APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE
Ç je" Théorie des paralysies.
[. Je n'ai considéré jusqu'ici mes expériences que sous le rapport physiologique; mais tout le monde aperçoit le jour qu'elles peuvent jeter sur les questions les plus épineuses de la pathologie.
Et d’abord, comme je l'ai déjà remarqué, le diagnostic des lésions des diverses parties cérébrales résulte des phénomènes mêmes donnés par ces expériences.
En effet, les diverses propriétés des lobes cérébraux, du cervelet, des tubercules bijumeaux, etc., étant connues, il est clair que la /ésion de telle ou telle de ces propriétés dénotera toujours infailliblement l'organe lésé.
Je n’en donne ici qu’un exemple un peu détaillé, tiré des paralysies.
IL. Je dis donc qu'il n'est pas de paralysie observée que l'expérience ne reproduise; qu'il est
une infinité de paralysies inconnues encore à l’observation, et déjà indiquées par l'expérience; et que, soit que l'expérience lés indique, soit qu'elle les reproduise , il n’en est point dont elle ne détermine la nature par les symptômes, et par la nature le siége.
IT. 1° Les organes du sentiment étant distincts des organes du mouvement, et les uns et les autres de ceux de l'intelligence, il y a des paralysies distinctes du sentiment, du mouvement, de l’intelligence. |
Lés paralysies diffèrent donc de nature.
2° Les diverses parties du système nerveux pouvant toutes être affectées séparément, l’affec= tion ne réside souvent que dans telle ou telle partie, à l'exclusion des autres.
Les paralysies différent donc de siége.
3° Chaque partie du système nerveux ayant des fonctions propres et déterminées, le trouble des fonctions varie, comme varie la partié lésée.
Les paralysies diffèrent donc éncore de syinptômes. |
Finalement, les paralysies diffèrent de nature, dé siége et de symptômes.
Mais, comme les symptômes dérivent de la ñature, et la nature du siége, il suit que qui voit l’un voit l’autre, et que la détermination de l'une de
ces choses implique toujours nécessairement la détermination de toutes les autres.