‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du systèmeChapitre 14 sur 55 · Mais il est un système Unique · texte numérisé non relu

Mais il est un système Unique

Toutes ses parties concourent, conspirent, consentent. Ce qui les distingue , c'est une manière d'agir propre et déterminée ; ce qui les unit, c'est une section réciproque sur leur énerr gie commune.

5; La suppression des lobeâ céMbraux diminue l'énergie du cervelet; la suppression du cervelet diminue l'énergie de la moelle épinière ^ celle de la gioelle épinière , l'énergie des nerfs.

6. On a déjà vu combien cette énervation immédiate ^st plus marquée chez, les mammifères que chez, les oiseaux , et chez lea oiseaux

que che^ les reptiles. On a vu aussi qu'elle ne' se manifeste point de même chez tous.

Par exemple , le retranchement d'un lobe cérébral 9 dans les mammifères , ou dans les oi-^ seaux , est suivi d'une faiblesse plus prononcée du côté opposé. Ce croisement n'a point lieu , ou du moins n'a pas lieu d'une manière sensible, chez les reptiles.

7. Un second mémoire aura pour objeï d'in-* diquer la cause de cet effet croisé , de montrer à quelles parties il se borne , et à quelles il est remplacé par l'effet direct.

Ce mémoire aura pour objet encore de démê-* 1er l'influence propre de chaque partie du système nerveux sur l'énergie totale de ce système ; de poser les limites respectives des propriétés des diverses -parties nerveuses , et d'assigner, enfin » la part de ces diverses propriétés dans les mouvemens dits involontaires.

8. Dans celui-ci, après avoir rigoureusement déterminé le sens précis des mots excitabilité et sensibilité j j'ai montré que les deux propriétés qu'ils désignent sont deux propriétés ner-^ veuses^ et pourtant toutes deux distinctes.

Puis , expérimentant séparément chaque partie du système nerveux , j'ai séparé les propriétés de chacune d'elles; j'ai tour à tour reconnu et

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assigné le rôle du nerf, celui de la moelle épinjère, celui du cervelet, des tubercules quadri-^ jumeaux , et des lobes cérébraux.

9. Ce rôle présentement connu et aêsigné, tout le monde conçoit la possibilité de déduire Taltération des parties de l'altération des propriétés, et, réciproquement, la lésion des propriétés de la lésion des parties ; ce qui est le but et la fin de toute physiologie et de toute patho-, logie.

Pafr.exemple , qu'une blessure de la masse cérébrale détermine là perte de la marche et de la station^ et j'en conclus la lésion du cervelet i qu'elle détermine des convulsions générales et universelles, et j'en conclus la lésion de la moelle alongée ^ qu'elle produise simplepient ou la stupeur , ou la perte des sensations , et j'en conclus la lésion des lobes cérébraux.

10. J'enfonçai un poinçon dans la boîte crânienne d'un cochon-d'inde : l'animal perdit toutà-coup la faculté de marcher et de se tenir debout. J'ouvris le crâne , et je trouvai le cervelet profondément altéré.

11. J'enfonçai un poinçon très fin danâ le crâne d'une grenouille : l'animal tourna longtems sur le côte gauche ; le tubercule quadrijumeau gauche avait seul été compromis.

12. Je perçai le crâné d'uo pigeon : il mourut dans des canrublons universelles ; la moelle alongée se trouva déchirée.

i3. On pourra donc enfin soumettre à des règles fixes et positives l'observation eneofe si embrouillée des lésions cérébrales.

On pourra concilier tant de résultats opposés , ou contradictoires 9 ou inconcevables en apparence, de tant d'expériences célèbres.

On verra pourquoi Rédi , et Zinn , et Haller , et Lorry , et les autres , ont observé des phénomènes si confus Sûr les animaux qu'ils mutilaient si aveuglément» et sans savoir sur quelles parties portaient leurs mutilations , et siïrtout sans avoir , par une analyse expérimentale préalable , déterminé l'expression propre de chacune de ces parties.

On concevra comment les effets des apoplexies varient selon que varie le siège de l'épanchement.

Et l'on comprendra , enfin , comment il peut se manifester des paralysies distinctes du sentiment et du mouvement.

i4« Je ne pousserai pas plus loin ces conséquences ; je laisse aux esprits judicieux le soin de les développer et de les étendre.

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