Il y a donc dans le système nerveux trois
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propriétés essentiellement diverses : Tune d^exciter le mouvement ; l'autre de le coordonner; la troisième de vouloir et de percevoir.
7. La moelle épinière, la moelle alongée, les tubercules quadri}umeaux , sont seuls susceptibles d'exciter immédiatement la contraction musculaire : les lobes cérébraux et le cervelet n'en sont pas susceptibles.
Quelques physiologistes ont cru exciter des convulsions par le corps calleux, c'est qu'ils blessaient les tubercules quadrijumeaux sans s'en apercevoir. Quelques autres ont cru en exciter par le cervelet, c'est qu'ils blessaient la moelle alongée.
8. Il y a deux moyens d éteindre la vision sans sortir de la moelle cérébrale : l'un , l'ablation des tubercules quadrijumeaux, c'est la perte du sens de la vue ; l'autre , l'ablation des lobes cérébraux, c'est la perte de la sensation de la vue.
9. Il y a donc, dans la niasse cérébrale, àes organes distincts pour les sens , pour les sensations , pour les mouvemens.
10. Non seulement toutes les sensations , toutes les perceptions, toutes les volitions , toutes les facultés intellectuelles et sensitives résident exclusivement dans les lobes cérébraux, mais toutes ces facultés occupent concurrem-
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ment et conjointement le même sîége dans ces organes : dès qu'une d'elles disparaît, toutes disparaissent; dès qu'une revient, toutes reviennent, La faculté de sentir, de vouloir, de percevoirj ne constitue donc qu'une faculté essentiellem€nt une, et résidant essentiellement dans un seul organe.
1 1 . Les lobes cérébraux , te cervelet , les tubercules quadrijumeaux, peuvent perdre une portion considérable , mais déterminée , de leur substance, sans perdre l'exercice de leurs fonctions: ils. pjeuvent le réacquérir en entier après l'avoir totalement perdu.
12. La moelle épinière et la moelle alongée n'ont partout qu'un effet direct : les tubercules quadrijumeaux, les lobes cérébraux et le cervelet, ont seuls un efjit croisé.
1 3. Ce que nous disions tout à l'beure du cervelet , par rapport aux mouvemens coordonnés de locomotion, on peut le dire de la moelle alongée , par rapport aux mouvemens coordonnés de conservation.
Tant que cette moelle subsiste , ils subsistent ; quand elle s'éteint, ils s'éteignent. C'est donc en elle que résident, effectivement, et leur principe régulateur, et leur premier mobile.
i4. Quant à la moelle épinière ,*eHe se borne
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à lier }es contractions musculaires, premiers élémens de tout mouvement , en mouyemens d'ensemble; et, bien que d'elle partent presque tous les nerfs qui déterminent et ces contractions et ces mouvemens , ce n'est pourtant point çn elle que réside l'admirs^blè faculté de coordonner et ces contractions et ces mouvemens en mouvemens détermipés , saut , vol ^ marche , station , etc. ; ou inspiration > cri , bâillement , etc. : cette faculté réside dans le cervelet , pour les premiers ; dans la moelle alongée , pour les seconds.
1 5. Finalement, ce n'est que d'une manière médiate et consécutive que les mouvemens du cœur et des intestins dépendent du système nerveux ; et c'est par le moyen du grand - sympathique que ce système et ces viscères communiquent entre eux et s'influent.
16. Ainsi ^ lès mouvemens de locomotion dépendent du cervelet; les mouvemens de conservation y de la moelle alongée ; la liaison des contractions musculaires en mouvemens d'ensemble , de la moelle épinière ; les mouvemens du çioBut et des intestins , dû système nerveux encore , mais seulement d'une manière tnédiate et consécutive; et l'union de ces viscères à ce système , du grand-sympathique.