‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du systèmeChapitre 52 sur 55 · ANALYSE DU MEMOIRE · texte numérisé non relu

ANALYSE DU MEMOIRE

ISTITOLi

i>iTE&M[ir4.Txoxr des p&op&xÉTia du système herveux, et dit eâlb

QUE «OUEirr I.ES DIVERSES PARTIES DE CE SYSTEMS OATIB LES MOUTEMEHS DITS VOItOSTÂlESS OU DE LOCOMOTIOU ET DE PEB-

Bsirsioir '.

(Extrait des Annales de physique et do chimie; septembre iSaa.)

Ce Mémoire se compose de deux parties : la première a pour objet la détermination des propriétés du système nerveux ; la seconde, la détermination du rôle que jouent les diverses parties de ce système dans les mouvemens volontaires.

PRElfl ÈRE PARTIS.

Détermination des' propriétés du système nerveux.

On sait que le système nerveux est tout à la fois Torigine des sensations et des mouvemens. Mais est-ce par une propriété unique ou par deux propriétés différentes qu'il détermine deux phé-

,:)20 PROPRIETES ET FONCTIONS

nomènes aussi distincts? Cette question, presque aussi aDciennc que la science, nV jamais été résolue d'une manière définitive.

L'opinion la plus générale a toujours été que le système nerveux n'est doué que d'une propriété unique, en vertu de laquelle il détermine également et les sensations et les mouvemens. Néanmoins, et à diverses reprises, quelques physiologistes ont soutenu l'opinion contraire : savoir, qu'il y a deux propriétés distinctes, l'une pour les mouvemens, l'autre pour les sensations. Mais, quand on leur a demandé si ces deux proptiétés résidaient dans les mêmes parties ou dans d«s parties différentes^ nul n'a répondu par des expériencei directe^; et ainsi cette opinion ^ tour à tour abandonnée ouYepfoduite dans la scieuce, n'a jamais été ni complëtement établie, ni complètement réfutée.

Pour concevoir lëè m<)tifs de cette longue indécision ^ on n'a qu'à réfléchir au peu d'expériences suivies qu'on a jusqu'ici tentées sur }e système nerveux. Les premières, en date comme en importance , remontent incçntestablement à fialler et à ses disciples ; et , pendant près d'un siècle et demi, on n'a fait que les répéter, ou que raisonner sur elles. Il faut excepter toutefois les expériences vraiment neuves de Lorry et de Le

DU SlrSïéME NERVEUX. 02l

Gallois f mais ces expériences elles-mêmes sont plutôt neuves quant aux résultats , que quant à la méthode ; et cette méthode , n'isolant point complètement les parties expérimentées, né pouvait conduire à l'isolement complet des propriétés : or on ne peut douter que cet isolement ne soit , du moins en grande partie , la réri^ table cause des plus grands résultats obtenus par M, Flourens.

Selon lui 9 il y a deux propriétés essentiellement distinctes dans le système nerveux : Tune, d'exciter les contractions musculaires ; l'autre ^ de percevoir les impressions.

Il s'agissait donc de déterminer expérimenta-^ lement quelles parties de ce système servent exclusivement à la sensation, et quelles, au contraire , servent exclusivement à la contraction.

Evidemment , l'expérience de chaque partie pouvait seule en constater la propriété : M. Flou* rens a donc expérimenté , tour à tour et $éparé-< ment, sur. les nerfs, la moelle épinière , la moelle alongée , les tubercules/ quadrijumeaux , le cervdlet et les lobes cérébraux*^

De ces expériences ainsi délimitées il suit : V Que les nerfs , la moelle épinière , la moelle

3ââ PROPRIÉTÉS i:X FONCTIONS

aloDgée et les tuberciil^s quadrijumeaux sont susceptil^les d'exciteif d^ contractions musculaires ; â^'.que les lobes céxébratitx et le cervelet ne sont pas susceptibles d'en exciter. *

Déjà Haller et Zinn avaient signalé t'impas-sibilifé des couches supérieures des lobes cérébraux ; Lorry , celle du corps calleux : M. Flourens a le premier reconnu cette impassibilité dans tout l'ensemble de ces lobes , dans le cervelet ; et Iq preijiaier il en a ûxé la limite aux tubercules quad^ijumeaux.

D'2(iUeu;rs, de l'impassibilité ob&ervée dans certains points des lobes cérébraux 9 tes physiologistes pr^cédens n'avaieat rien conclu, sinon que ces points étaient impassibles.. M. Flourens a eu le premier l'idée de rechercher, dans les parties impassibles, le principe des volitions et des perceptions!, comme, dans les parties excitables , le principe des mouyeniens.

Tel a été l'objet 4'nne suite d'expériences variées à l'inûni , et desquelles il résulte qu'en isolant convenablement ces diverses parties , on provoque tour à tour la;€ontraction ou la sensa<tion , et toujours l'une séparément de l'autre.

D'un autre côté, on savait bien que toute par-

tie séparée , d'une manière quelconque , de la masse cérébrale, perdait aussitôt la faculté d'éprouver des impressions perçues, et d'obéir à la Yolonté ; mais on ignorait encore si la cause de ce phénomène résidait indifféremment dans tous les points de la masse cérébrale , ou dans certains d'entre eux seulement. M. Flourens a le premier montré qu'elle réside exclusivement dans les lobes cérébraux ; et le premier il a bien circonscrit ces lobes , en en détachant tout-à-fait , quant à leur manière d'agir, les tubercules quadrijumeaux et le cervelet.

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