IT) 2NO + NO'H + 3SO0#H? = 3SO#H.NO + 2H
L'ensemble des réactions (1) et (IT),aboutit donc au même état final que la réaction (Il), sans qu'on ait besoin de faire intervenir l’anhydride azoteux supposé complètement dissocié.
Mais pour expliquer par ce mécanisme l'absorption extrêmement rapide de l’anhydride azoteux (ou du mélange gazeux se comportant comme tel), on admettrait donc l’intervention superposée de deux réactions, dont la première est déjà plus lente que la réaction totale. Quant à la seconde, les données faisaient défaut, car elle n’a pas été étudiée à ce point de vue. ;
Absorption de l'oxyde asotique. — Nous nous sommes efforcé de combler cette lacune en examinant l’action de l’oxyde azotique sur un mélange sulfo-nitrique à 7,54 o/o NO°H. 10 cm° de ce mélange, pesant 17 g. 839, sont placés dans un cloez maintenu à 150, et traversés par un lent cou-
rant d'oxyde azotique à 96,5 o/o de gaz pur. D’après l’équaüon (I), ils doivent fixer 1 g. 283. Ils fixent :
Après 45 min. Après 2 heures Après 3 heures Après 4 heures
0 g. 032 OT 0 g. 806 0 g. 896
Cet essai montre que la réaction (Il) est très lente et que la fixation de l’oxyde azotique est très imparfaite, car il en est passé de 6 I. à 7 1., pour moins de o 1. 700 retenus.
Fig 3.
La même expérience a été répétée ä 100 ; à cette température, la tension de vapeur de l’acide nitrique dans le mélange n’est plus négligeable et une partie est entraînée, ainsi qu'on le constate par un essai préliminaire avec un gaz inerte. La réaction est plus rapide qu’à 15°, puisque l’augmentation de poids est, malgré cela, de o g. 699 après 30 minutes. Il se superpose en outre une action oxydante plus énergique de l'acide nitrique, marquée par la formation de vapeurs nitreuses, et sur laquelle nous reviendrons dans les chapitres suivants.
La réaction (HI) étant ainsi démontrée peu rapide, il était
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intéressant de comparer l’absorption de oxyde azotique par un mélange sulfo-nitrique, qui se passe suivant (IIT), avec celle de l’anhydride azoteux qui d’après Lunge, étant dissocié, doit exiger la succession de (1) et de (II) et devrait donc être plus lente. Or, nos expériences nous ont montré que c’est l'inverse qui a lieu : l’anhydride azoteux, ou le résultat de sa dissociation, est l’objet d’une absorption extrêmement rapide par l'acide sulfurique, alors que l’oxyde azotique n’est absorbé que lentement par le mélange sulfo-nitrique. L'absorption a été évaluée par la méthode manométrique, à l’aide du dispositif suivant (fig. 3) : un flacon cylindrique
Tagceau Il. — Absorption de l'oxyde asotique par un mélange sulfo-nitrique.
Numéro de l’expérience . . 3 10 II
| Pression initiale dans l'appareil. 740 781 777 Pression après 1 minute. . . 729 ph) 790 — 2 ANNALES EN 710 7o1 738