FL
est muni d’un bouchon rodé, portant deux tubulures, l’une qui donne passage à un tube entonnoir
à robinet, l’autre horizontale, soudée à un robinet à trois voies dont la branche inférieure se prolonge par un tube vertical de faible diamètre servant de manomètre à mercure, tandis que la branche horizontale libre sert à l’introduction des gaz. Soit par déplacement, soit en opérant un vide préalable, on peut remplir d'oxyde azotique le flacon, dont la contenance est connue ; puis on ÿ envoie un volume mesuré d'oxygène, sa rentrée étant facilitée par la contraction qui se produit aussitôt la réaction commencée. On attend assez longtemps pour qu’elle
soit complète, le récipient étant maintenu à la température convenable au moyen d’un bain d’eau. Puis on met en communication avec le manomètre, on introduit le réactif par le tube à entonnoir, et on observe l’ascension du mercure.
Afin de varier les conditions de l’expérience, la quantité d’absorbant a été prise tantôt en fort excès, tantôt à peine supérieure à la quantité théorique.
Les résultats fournis par un grand nombre de mesures, dont nous donnerons seulement quelques-unes, demeurent comparables et se classent en deux groupes, bien différenciés par les courbes de la figure 4, qui indique la pression dans l’appareil en fonction du temps : réaction lente quand on s'adresse à l’oxyde azotique, réaction très rapide quand il a été additionné d'oxygène, que ce soit l’acide sulfurique ou le sulfo-nitrique qui serve d’absorbant.
L’absorption portait sur 425 cm° d'oxyde azotique à 96,5 o/o de pureté, le réactif étant constitué par un mélange de 7,94 0/0 acide nitrique, 81,70 0/0 acide sulfurique, 10,76 0/0 eau. Dans l'expérience 3, on employait 15 em° de ce mélange, ce qui représente un grand excès, dans les expériences 10 et 11,9 cm$ seulement, ce qui ne fait plus qu’un excès de 20 0/0 sur la quantité théorique d'acide nitrique correspondant à la réaction (III). On voit que celle-ci est lente et progressive, surtout lorsque l'acide nitrique n’est qu’en faible excès.
Absorption des oxydes supérieurs. — Au contraire, lorsqu'au lieu de faire agir sur l’acide nitrique de l’oxyde azotique seul, on met en présence d’acide sulfurique cet oxyde azotique préalablement oxydé — quel qu’en soit le degré d’oxydation — la réaction revêt une tout autre allure, la différence étant rendue frappante par la traduction graphique. Les expériences résumées dans le tableau IIT présentent ainsi une similitude qui les classe nettement à part des trois premières. L’absorbant a toujours été constitué par 10 cm* d’acide sulfurique 66° B. sauf dans l'expérience 5, où l’on a
18 A. SANFOURCHE
pris 15 em? de sulfo-nitrique, afin d’être placé dans les mêmes conditions que l'expérience 3. Dans les expériences 5, 6, 7 et9, l'oxydation de l’oxyde azotique a été effectuée. par l'air, au lieu de l’être par l’oxygène comme dans les autres ; pour pouvoir introduire la quantité d’air fixée, la pression initiale de l’oxyde azotique était convenablement réduite. La quantité d'air était, dans l'expérience 7, insuffisante pour
A FÈÉE APE sh HER HAE