‹ Recherches expérimentales sur les tumeurs malignesChapitre 3 sur 88 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le méthode anatomo-clinique a été employée dans l'étude des tumeurs malignes depuis le début de la médecine : nous lui devons la plupart des données aujourd'hui acquises; elle apporte encore chaque jour des connaissances nouvelles.

Mais il semble que cette méthode est à elle seule insuffisante pour résoudre les problèmes qui excitent le plus notre curiosité : pathogénie, immunité, thérapeutique.

De tous temps des travailleurs isolés ont tenté la méthode expérimentale : les uns cherchant à produire des tumeurs par l'emploi d'irritants divers n'aboutissaient qu'à des lésions inflammatoires ; les autres faisaient des tentatives de greffe ou d’inoculation, mais leurs essais n'avaient point de succès parce qu'ils méconnaissaient la spécificité des tissus néoplasiques. La grefte des éléments cellulaires de l'homme sur le chien ou le rat paraît également impossible, qu'il s'agisse d'éléments pathologiques ou d'éléments normaux, de cancer du sein ou de rein normal.

Depuis dix ans, dans tous les pays, un grand nombre de chercheurs se sont consacrés à la question du cancer en se plaçant sur le terrain purement expérimental. Une science nouvelle est née : l’onkologie.

L'’onkologie étudie la même tumeur sur un grand nombre d'animaux greffés, comme la bactériologie étudie le même microbe sur un grand nombre de milieux.

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