VII. RADIOTHÉRAPIE
Les éléments cancéreux les plus modifiés semblent l'être à la manière des éléments cutanés dont la vitalité nous est démontrée, ne serait-ce que par l'intégrité persistante, et la coloration presque normale de l'épiderme,
Nous sommes en présence de ceHules en état de vie ralentie, mais non de cellules mortes ou en train de mourir.
F1G. 25. — Observation XX : Éléments néoplasiques choisis dans les diverses zones de la figure 21, montrant les détails cytologiques des divers types, depuis la cellule néoplasique en pleine activité, jusqu'aux formes de repos cellulaire les plus accentuées. Grossissement = 1.400 diamètres).
let 2, Cellules néoplasiques exubérantes (zone profonde); — 3, Karyokinèse atypique (zone profonde); — 4et 5, Formes de transition {zone profonde)
6,7et8, Formes de transition (zone moyenne); — 9 et 10, Formes involuées :
ou de repos : léthargie cellulaire (zone superficielle). #
Ets'ilest incontestable, de par l'observation clinique qui nous a fait assister à la disparition d'une tumeur, et de par la compa- ‘aison de ces coupes de cancer traité, avec les coupes des noyaux non modifiés, qu'une masse considérable de cellules cancéreuses a disparu du tissu que nous examinons, 1] n’est pas moins vrai qu'il n'en reste actuellement aucune trace. Le tissu ne renferme aucun élément dégénéré, aucun vestige de destruction cellulaire ; on ne trouve pas davantage de modifications du
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DES ÉPITHÉLIOMAS MAMMAIRES 243
stroma paraissant en rapport avec un processus inflammatoire, un processus de résorption ou de phagocytose.
Nous connaissons de nombreux exemples de processus divers dans lesquels des masses plus ou moins importantes de tissu pathologique disparaissent par résorption soit sous une influence thérapeutique, soif par suite de leur évolution spontanée. Cela se produit notamment pour les gommes et les diverses lésions syphilitiques. Toujours, par la suite, le territoire, qui a été le siège de semblables lésions reste modifié, présente des traces soit sous forme de masses dégénérées, indéfiniment persistantes, soit sous forme d’infiltrations leucocytaire périvasculaires, et cela pendant des mois et des années; soit encore, et pour des périodes plus distantes, sous forme de sclérose définitivement constituée,et s’accompagnant constamment de lésions vasculaires importantes, endartérites, pérartérites, thromboses et oblitérations artérielles et veineuses.
Rien de tout cela ne se rencontre sur nos coupes, le tissu conjonctif, les vaisseaux présentent leurs apparences normales, les éléments cancéreux qui s’y rencontrent ne sont aucunement dégénérés, et l’on en pourrait facilement trouver d’analogues dans tel ou tel points de noyaux cancéreux parfaitement indemnes de toute influence thérapeutique, ou de toute action perturbatrice.
Mais il est d’autre part évident, que nous sommes maintenant loin du moment où s’est effectuée l’action des radiations. Non seulement le traitement était suspendu depuis deux mois quand nous avons recueilli les fragments de peau examinés, mais encore le processus de destruction des cellules cancéreuses devait, si nous nous en rapportons aux apparences cliniques, ‘remonter beaucoup plus loin. Il s’est effectué très lentement, puisque à aucun moment nous n'avons constaté de phénomènes réactionnels au niveau des tumeurs traitées : la fonte du tissu néoplasique a été graduelle, sans ramollissement notable des tissus irradiés.
Et de fait, les lésions que nous constatons sont le reliquat