VII. RADIOTHÉRAPIE
La
Au fort grossissement : dans les régions périphériques non ulcérées, on trouve :
Un épiderme atrophié mais vivace présentant des lésions de radiodermite chronique atrophique semblables à celles des figures »2 et°8.
Un derme presque entièrement formé d'éléments conjonctifs jeunes, avec de grêles fibres de collagène ; il renferme peu de polynucléaires, mais un grand nombre de cellules lympho-con- Jonctives.
Le néoplasme qui monte jusqu’à 2 millimètres de l’épiderme ne diffère des tumeurs non traitées que parce qu'il contient un assez grand nombre de leucocytes.
Au centre ulcéré :
On trouve sous une couche de tissu nécrosé, épaisse de 2 à 3 millimètres, où l’on ne rencontre pas d’autre élément figuré que quelques rares leucocytes poly et mononucléaires, le même tissu néoplasique non modifié.
Les recherches radiothérapiques expérimentales sur la tumeur À nous ont ainsi permis d'étudier: 1° le processus de la radiodermite ulcéreuse suraiguë chez la souris: + l'action destructive d'une dose massive de rayons X sur un sarcome polymorphe.
1° Les cellules malpighiennes normales, après une phase latente de cinq jours, présentent le sixième Jour quelques monstruosités cellulaires au niveau de la couche basale.
Dès le 7° jour, les couches granuleuse et cornée s'épaississent en multipliant leurs assises, aux dépens du corps muqueux aminci el creusé de vacuoles.
Le 4° jour, l'épiderme et ses annexes sont entièrement transformés en une masse cornée creusée de petits amas de polynucléaires.
Le 11° jour, l'épiderme mort a desquamé, l'ulcération est constituée.
tatin nee. - Sd ns à À mn dt fe 7 iris D db.
dati. ct mamans
CE
bye
DES SARCOMES 279
il est intéressant de rapprocher cette évolution destructive de l'épiderme normal sous l’action des rayons X, de l'évolution destructive des épithéliomas malpighiens sous la même cause, telle que nous l'avons étudiée au chapitre VI. Les deux processus semblent de même nature et passent par les mêmes phases : latence, maturation monstrueuse et hâlive, kératinisation, dislocation par les polynucléaires. L'épiderme mort desquame, tandis que les travées épithéliomateuses mortes, situées dans la profondeur des tissus doivent subir une phagocytose complète, et la perte de substance doit être réparée par une prolifération conjonctive.
>» Avec le sarcome polymorphe A la phaselatente ne dépasse œuère »4 heures. Dès le second jour, l'atteinte des éléments néoplasiques est accusée par l'augmentation de nombre et surtout l'atypie des mitoses. La monstruosité cellulaire s’accentue le 3 jour par l'apparition des noyaux bourgeonnants. Le 5° jour par l'apparition des plasmodes basophiles à noyaux chromophiles multiples et distincts ; elle atteint son apogée le 6° jour, en même temps qu'apparaissent les premiers signes de mort cellulaire : pycnose du noyau, acidophilie du protoplasma. Ces phénomènes sont plus marqués le 7° jour et la polynucléose apparait. Le 9° jour tous les éléments frappés sont morts; ler1°, il n’en reste plus que des débris. Avec la méthode employée, nous n'avons pu étudier dans la tumeur À la résorption des éléments néoplasiques détruits et l'organisation d’une cicatrice, car la puissance de prolifération de cette tumeur est telle, que les parties néoplasiques non touchées à cause de leur profondeur végètent à travers les zones détruites par les rayons X; et que, le 4° jour, le néoplasme vivace atteint presque à nouveau la surface de l'épiderme.
Il est intéressant de remarquer que dans les conditions de nos expériences, nous avons observé des phénomènes de mons- Lruosité et de destruction cellulaire analogues à ceux que nous avons étudiés dans l’observation XXV. Nous n'avons pas, par
Es