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s'adressant atatethe de debit
.DES SARCOMES , 265
taire, et la transition vers le sarcome pur est beaucoup plus rapide qu'au centre de la tumeur.
. L'hypoderme et les tissus sous-jacents sont remplacés par du sarcome fuso-cellulaire qui ne diffère en rien de celui des préparations centrales.
Ex résumé, l'examen de la pièce opératoire de l’observation XX VI est trop tardif pour que nous puissions assister à la phase de destruction cellulaire, ou même à la phase de résorption de cellules détruites.
Les amas lympho-conjonctifs et plasmatiques du derme, dans la région non ulcérée, semblent être pourtant un vestige de cetle dernière phase. .
Mais nous assistons ici à un phénomène nouveau : la zone fibrosarcomateuse. qui sépare le tissu de granulation ou le dermé sain d'une part, du sarcome pur d'autre part, semble montrer qu'à une certaine profondeur l'irradiation trop affaiblie pour avoir détruit brutalement les cellules conjonctives néoplasiques malignes, a pourtant apporté une perturbation profonde dans l'évolution biologique de ces éléments ; les a déterminés à sécréter du collagène ; leur a donné la morphologie des éléments du fibrome, tumeur conjonctive bénigne. Ces faits sont d'autant plus intéressants qu’ils concordent avec des observations ana- : Jogues faites par Dominici (loc. cit.) sur des sarcomes soumis aux rayons du radium.
Action des rayons X sur la tumeur A.
Sarcome polymorphe de la souris greffé en série.
.-L'uniformité de type histologique de la tumeur À chez tous les animaux greffés, le parallélisme habituel de l’évolution de cette tumeur, en font un objet d'étude particulièrement favorable. Nous pouvons ne pas tenir compte de la génération et de l'individu observé, et classer nos examens simplement d’après lintervalle qui les sépare d’une irradiation unique.
266 VIII. RADIOTHÉRAPIE
Pour rendre nos résultats facilement comparables, nous avons donné à chaque animal une seule dose massive de 30 (rayons non filtrés n°7 à 9, ampoule Chabaud, 8/10 de milliampère 1-heure à 10 centimètres de l'anticathode.)
La souris est fixée par les quatre membres sur un support
spécial en bois qui sert de porte-ampoule, et permet de mesuræ exactement la distance de l’anticathode à la peau.
Puis l'animal est revêtu d'une épaisse feuille de plomb (3 millimètres) dans laquelle on pratique un petit orifice correspondant exactement à la dimension et à la forme de la tumeur; celle-ci est alors attirée par l'ouverture, et se trouve ainsi seule exposée aux rayons. Notre dispositif permet d'irradier dans des conditions identiques quatre souris à la fois. Les tumeurs choisies pour l'irradiation sont toujours des tumeurs greffées depuis 10 jours (atteignant par suite le volume d’une noisette ou celui d’une pelile noix) et recouvertes de peau saine, non ulcérée ni même dépilée.
Chaque examen répété à plusieurs reprises porte sur plusieurs animaux (2 à 4) appartenant à des générations différentes, mais placés dans les conditions identiques que nous venons de préciser.
L'animal est sacrifié pour l'examen, etles coupes intéressent toute l'étendue de la tumeur, en son centre,
Le P1ÈCES TÉMOINS (TUMEURS NON IRRADIÉES GREFFÉES DEPUIS 10 JOURS) (3 animaux).
L'épiderme est distendu par le développement de la tumeur sous-jacente, mais ses différentes couches sont normales. Il est pourvu de phanères intacts.
La couche superficielle du derme est formée de tissu conjonctif adulte avec gros faisceaux de fibres de collagène ; il n’est pas infiltré ni de leucocytes ni de cellules lympho-conjonctives jeunes.
La partie profonde du derme ét l'hypoderme sont entièrement remplacés par un sarcome polymorphe qui infiltre et détruit les muscles striés sous-jacents. Ce sarcome (ef. fig. 26) est
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mise
DES SARCOMES 267
formé de grosses cellules irrégulières, fusiformes arrondies ou étoilées unies entre elles par de fins prolongements chromoplasmiques au milieu d’un hyaloplasme incolore ; elles ne sécrètent aucun réticulum, aucune fibrille de collagène. Beaucoup de karyokinèses, presque toutes bipolaires. Nombreux noyaux géants; quelques-uns semblent même ébaucher des figures de bourgeonnement, mais ces noyaux restent clairs, avec réseau de chromatine distinct el gracile.
Les vaisseaux sarcomateux limités par les éléments néoplasiques sont en petit nombre; les vaisseaux de stroma, formés d'éléments différenciés, vestiges du tissu envahi et détruit par le néoplasme, sont plus rares encore.
Cette pauvreté de la tumeur en organes de nutrition, produit des zones de nécrose plus ou moins étendues, au centre même de la masse néoplasique. Ces zones sont formées de débris protoplasmiques acidophiles granuleux, et d'éléments à contours encore distincts, parsemés de fragments de chromatine et de quelques masses nucléaires pycnotiques.
Un certain nombre de points doivent être rémarqués, parce qu'ils différencient ces nécroses spontanées des nécroses produites par les irradiations massives que nous allons étudier.
1° Les zones nécrotiques spontanées dans les tumeurs non ulcérées ont un contour, arrondi ou polycyclique, et occupent toujours le centre de masses néoplasiques vivaces.
> Leurs limites sont précises; la transition est brusque entre le tissu néoplasique vivace et le tissu frappé de mort; € ‘est à peine si dans cette zone, les cellules à protoplasma acidophile, à noyau pycnotique, qu'on rencontre encore disséminées au centre même de la nécrose, sont plus nombreuses.
On ne rencontre à ce niveau aucune monstruosilé cellulaire particulière.
3 Le diamètre des éléments nécrosés, à contours encore distincts, n’est pas supérieur à celui des éléments vivaces.
4° Les foyers de nécrose sont envahis par quelques leucocytes polynucléaires, mais cette infiltration est très discrèle.
268 VIII. RADIOTHÉRAPIE
Les trois animaux ne diffèrent que par un envahissement néoplasique plus ou moins étendu du derme et le diamètre des foyers de nécrose.
[1° SOURIS SACRIFIÉES 2/4 HEURES APRÈS 30 {1 (2 animaux). Aucune modification appréciable à aucun niveau. Les 2 animaux donnent des résultats identiques.
ITT° Souris SACRIFIÉES 2 Jours APRÈS 30 A !> animaux).
Au faible grossissement : aucune modification apprécrable.
Au fort grossissement, on trouve dans la couche superficielle du néoplasme un plus grand nombre de karyokinèses, et surtout on voit apparaître beaucoup de- karyokinèses atypiques tri et multipolaires.
Les > animaux donnent des résultats identiques.
IVe Souris SACRIFIÉES 3 JOURS APRÈS 30 H (3 animauæ).
Seule la couche superficielle de la tumeur est encore modiliée, le diamètre des cellules noyau et protoplasma est augmenté, le nombre de karyokinèses atypiques est encore accru, on voit apparaître quelques noyaux bourgeonnants chromatophiles.
Les 2 animaux donnent des résultats identiques : ils ne diffèrent que le nombre des karyokinèses atypiques, accru chez tous trois, mais beaucoup plus grand chez l'un d'eux.
V® SOURIS SACRIFIÉES 4 Jours APRÈS 30 Æ (4 animaux).
Au faible grossissement : la couche superficielle de la tumeur paraît plus foncé.
Au fort grossissement : le nombre des karyokinèses a diminué, n'y en a pas plusquedans les tumeurs témoins non traitées, mais beaucoup d’entre elles sont atypiques. En revanche beaucoup de noyaux augmentés de volume, bourgeonnants, très chromophiles. Tous les éléments néoplasiques ont un diamètre plus grand. Quelques-uns présentent un début de pycnose du noyau el d’acidophilie du protoplasma. |
Les 4 animaux ne diffèrent que par la proportion de noyaux
si
mi aber
plié dois
DES SARCOMES 269
bourgeonnants géants, etle plusou moins grandnombrede cellules au début de la pyçnose. Chez l'un deux on trouve quelques plasmodes basophiles, avec plusieurs noyaux distincts Lrès chromophiles.
VIe SOURIS SACRIFIÉES D JOURS APRÈS 30 1 (3 animaux).
Au faible grossissément : même aspect que sur les souris de 4 jours, la couche superticielle modifiée est peut-être un peu plus épaisse. ;
Au fort grossissement : même structure que sur les souris de 4 jours, mais les karyokinèses ont diminué de nombre, la plupart des cellules très augmentées de volume ont des noyaux chromophiles bourgeonnants ; on voit apparaitre un grand nombre d'énormes plasmodes à protoplasme basophile, avec gros noyaux multiples distincts, très chromophiles. Les éléments au début de la pyenose ne sont guère plus nombreux. Dans la profondeur la tumeur ne semble nullement modifiée.
Les 3 animaux donnent des résultats sensiblement identiques.
VII Souris sACRIFIÉES 6 Jours APRÈS 30 À (2 animaux). (CF. fig. 27) même aspect au faible grossissement que dans l’examen précédent. |
Au fort grossissement : L'épiderme parait légèrement épaissi, les cellules du corps muqueux et surtout les cellules de la couche basale paraissent plus volumineuses. Les noyaux de cette dernière couche sont irréguliers, et plus chromophiles que dans les examens précédents.
Dans la zone néoplasique modifiée, on trouve moins de karÿokinèse, autant de noyaux bourgeonnants et de plasmodes, beaucoup plus d'éléments pycnoliques, et avec pycnose plus accentuée. On rencontre même quelques figures de karyorrhexis. La substance fondamentale interstitielle s’ædématie, les prolongements anastomotiques chromoplasmiques sont plus distincts et dessinent par place des réseaux définis ; aucune sécrétion de collagène.
Les > animaux donnent des résultats semblables.
270 VIII, RADIOTHÉRAPIE
VIII SOURIS SACRIFIÉES 7 JOURS APRÈS 30 {7 (3 animaux). Au faible grossissement : l'épiderme et les phanères paraissent creusés de petits trous.
F1G. 26. — Sarcome de la souris développé aux dépens du stroma d'une lumeur épithéliale de la mamelle au cours des greffes en séries. (Sarcome Sieben d'Ehrlich) — 172% passage — 8 transplantation sur souris françaises (A! souris T). Tumeur nôn irradiée, (Grossissement — 440 diamètres).
La pièce a été prélevée sur un animal sacrifié dix jours après la greffe, avecune tumeur non ulcérée du volume d'une grosse noisette. Le tissu néopl déjà envahi toute l'épaisseur de la paroi abdominale.
Sarcome à cellules polymorphes, où abondent les éléments à noyaux géants, et les figures de karyokinèse; pas de noyaux bourgeonnants chromophiles ni de plasmodes basophiles à noyaux multiples distincts,
A et A, Noyaux géants; B, B'et B”, Figures de karyokinèse: — C, Cellules fusiformes:
asique a
— D et D’, Fibres musculaires striées en dégénérescence (protoplasma homogène, absence de noyaux), vestiges des muscles de la paroi abdominale.
Le derme paraît plus cellulaire.
La zone néoplasique modifiée est plus épaisse ; dans une des tumeurs elle atteint 19 millimètres.
Au fortgrossissément : la couche basale de l'épiderme présente
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encore des noyaux volumineux, etirréguliers, très chromophiles mais non pycnotiques ; les cellules du corps muqueux sont plus
R.CGQUE 2
fre. 97. =: Sürcome de la Souris. Méme origine el méme génération
(A!2 souris 15) que celui représenté figure %6. Superficie de la tumeur 16 jours après la greffe, 6 jours après. 30 H non filtrés en une seule séance (Grossissement — 440 diamètres.)
L'animal est sacrifié avec une tumeur non ulcérée aussi grosse que celle. du témoin, et ayant elle aussi envahi les muscles pariétaux. : Sarcome à cellules polymorphes, où Fon voit, au mitieu d° éléments ‘à noyaux géants et de karyokinèses, de très nombreux noyaux bourgeonnants, et de vastes plasmodes basophiles à noyaux multiples et distincts. Les vaisseaux sont limités par les éléments néoplasiques, sans aucun vestige de paroi différenciée. L'hyaloplasme fondamental est très abondant, les prolongements chromoplasmiques intercellulaires dessinent un réseau qui l'enserre dans ses mailles. ;
A,A',4", Noyaux bourgeonnants chromophiles; — A”-Plasmodes basophiles à noyaux multiples distincts; — B, Vaisseaux. sarcomateux limités par les cellules néoplasiques, contenant des hématies et un mononucléaire. — C, Pro-
: longements chromoplasmiques intercellulaires formant des mailles à contenu hyaloplasmique: | — D et D',-Karyokinèses: — E, Cellule avec noyau pycnotique et protoplasma acidophile; — E', Cellule avec noyau en karyorrhexis et PRES FOR
grosses et creusées de vacuolisation Pin aclésies. le nombre de
leurs assises est réduit ? à 3 ou 4 ; la couche granuleuse et la couche cornée compr ennent au. contr aire un bien plus grand nombre
272 VIII. RADIOTHÉRAPIE
d'assises. Dans les poils, le diamètre du centre corné de ces organes est augmenté de volume, les cellules vaginales sont aplaties, à noyau compact. Le contour des cellules centrales des glandes sébacées n’est plus visible, leurs noyaux ne sont plus colorables.
Le derme est infiltré de polynucléaires, bien qu'il n'y ait pas
eu d’ulcération des téguments.
La couche superficielle de la tumeur ne contient plus du tout de karyokinèses, la plupart des éléments, cellules simplement augmentées de volume, cellules à noyaux bourgeonnants et même plasmodes présentent de l’acidophilie du protoplasma, de la pycnose ou même de la karyorrhexis du noyau. Les cellules semblent écartées les unes des autres, leurs prolongements anastomotiques deviennent indistincts ; dans leurs intervalles s'infiltrent un grand nombre de leucocytes polynucléaires.
La couche moyenne de la tumeur présente les mêmes altéralions à des degrés moindres, et vers le 7° ou S® millimètre de profondeur, on retrouve l'aspect histologique des tumeurs exa-
minées le 5° ou le 6° jour; mais ici encore on rencontre quelques
polynucléaires.
Dans la profondeur, au delà de 12 à 19 millimètres le néoplasme est vivace etnon modifié.
Les 3 animaux ne différent que par l'étendue réciproque des diverses structures que nous venons d'étudier.
IX° Souris SACRIFIÉES Q JOURS APRÈS 30 /7 (2 animaux).
Au faible grossissement : l'épiderme, paraît très aminci, il se colore d'une manière homogène ainsi que les phanères.
La zone néoplasique modifiée est aussi épaisse qu'au dernier examen, mais elle paraît homogène, et présente une transition assez brusque avec la zone profonde non altérée.
Au fort grossissement : l'épiderme n'est nulle partulcéré, mais il estentièrement formé de lamelles de kératine superposées sans noyaux colorables. Les poils encore reconnaissables sont réduits à de petites masses cornées. Dans l'épaisseur de ces masses, el
retient tt dé: -p
. DES SARCOMES 273
surtout dans l'épaisseur des lamelles épidermiques, on voit des amas de polynucléaires.
Le derme est infiltré d'un très grand nombre de leucocytes.
La zone modifiée de la tumeur, qui dépasse 1 centimètre de profondeur chez l'un des animaux, est entièrement formée de débris cellulaires parsemés de fragments de chromaline et de cellules à noyau encore distinct, mais pycnotique, et à protoplasma acidophile. Les polynucléaires sont encore plus nombreux dans cette zone que dans le derme.
La zone profonde de la tumeur est toujours vivace el non modifiée, mais elle est pénétrée par quelques éléments migrateurs.
Résultats semblables chez les deux animaux.
X° Souris SACRIFIÉES 11 JOURS APRÈS 30 À (2 animaux).
Au faible grossissement, on voit que l’épiderme a disparu de tout le centre de la tumeur.
Le reste des préparations donne les mêmes images que lors du dernier examen.
Au fort grossissement : la surface de l'ulcération est revêlue d’une couche de fibrine infiltrée de débris nucléaires.
La zone modifiée de la tumeur ne contient plus que des débris cellulaires et des polynucléaires. Beaucoup de ces derniers éléments sont eux-mêmes en pycnose.
La zone profonde de la tumeur n’est pas modifiée : seulement le nombre des leucocytes qui l’infiltrent est encore plus grand.
Résultats semblables chez les deux animaux,
XL Souris SAGRIFIÉE 24 Jours APRÈS 30 1 (1 animal).
Au faible. grossissement, en étudiant plusieurs fragments coupés en série, on voit que l’ulcération centrale très étendue, est limitée par une zone où l'épiderme est aminci, dépapillé, dépourvu de phanères. Le derme paraît très cellulaire. La
tumeur, homogène.
CLUNET. 18