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CHAPITRE X

ACTION DESTRUCTIVE ET ACTION HYPERPLASIQUE DES RAYONS X SUR LES TISSUS NORMAUX ET PATHOLO- GIQUES : COUP DE FOUET DONNÉ AUX TUMEURS INSUF- FISAMMENT IRRADIÉES, TUMEURS MALIGNES DÉVE- LOPPÉES SUR LES ULCÈRES DE RŒNTGEN.

Dans les chapitres précédents, nous avons étudié l’action destructive des rayons X sur des tumeurs de divers types : Épithéliomas malpighiens, épithéliomas mammaires, sarcomes.

A l'heure actuelle, cette action nocive des rayons X sur les cellules vivantes est généralement reconnue : qu'il s'agisse de tissus adultes normaux ou pathologiques, d'œufs d’invertébrés ou de vertébrés, de plantes, tous les auteurs admettent qu'une dose suffisante de rayons X produit la mort des éléments exposés, et leur destruction définitive, si la couche génératrice à été atteinte.

C’est particulièrement sur les testicules des mammifères, que les recherches les plus précises ont été effectuées ; elles ont donné des résultats presque identiques à ceux que nous avons relevé dans l'observation des cellules cancéreuses irradiées.

Cette action des radiations sur la glande génitale mâle à d’abord été signalée par Albert Schünberg; elle a été également éludiée par Frieben (Münch. med. Wochenschrift, 23 déc. 1903) par Seldin (Fortschitle aus dem Gebiele der Rôüngenstrahthen, 1904, p. 322) et très complètement par Bergonié et Tribondeau.

Ces auteurs, dans une série de communications à la Sociélé de Biologie (T. LVII, pp. 400, 992, 999: L. LVIIT, pp. 194, 199,

282, décembre 1904 à février 1905) ont rapporté le résultat de leurs recherches sur le testicule du rat blanc. Il les ont coordonnés et complétés dans un mémoire publié dans les Archives d'électr. méd. (n° 200, 201, 202, 203; 25 oct., 10 nov., 25 nov., 10 déc., 1906).

Le nombre et la durée des séances de radiothérapie importent peu, selon la quantité totale des rayons absorbés est à considérer.

Les rayons agissent directement sur le tissu épithélial, etnon par l’intermédiaire des vaisseaux et des nerfs : si intense et prolongée que soit l’irradiation du cordon, elle est sans action sur la structure du testicule lorsque celui-ci a été protégé par un écran isolant. \

Un mois après une irradiation suffisante, le testicule présente des altérations macroscopiques importantes : l’albuginée renferme un liquide transparent citrin: la glande séparée de l’albuginée par ce liquide parait homogène, mais son poids est diminué de près de moitié et sa consistance est plus ferme.

A l'examen histologique, on constate que le nombre des tubes détruits est d'autant plus considérable que l'irradiation a été plus forte.

Dans un même tube les éléments les plus fragiles sont ceux qui présentent la moindre différenciation et l’activité karyokinétique la plus grande : les spermatozoïdes mûrs sont absolument réfractaires aux rayons. Dans un tube où les spermatides paraissent peu influencées, les spermatocytes et surtout les spermatogonies sont détruites ; par contre les noyaux de Sertoli qui paraissent se mulliplier par amitose sont en prolifération.

Les images histologiques diffèrent suivant la durée de la période qui sépare l'examen de l’irradiation. On assiste d’abord à un processus de destruction dans lequel on peut distinguer plusieurs phases : latence, nécrose et résorplion.

Dans les heures qui suivent une irradiation, quelle qu'ait été son intensité, le testicule ne présente pas de modifications appréciables par les méthodes histologiques.

So tot. ju tt

Hélimalite

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