V PESÉES
Le plus simple, smon comme manuel opératoire, au moins comme principe, est celui que l'on doit à Hoppe-
Seyler. On commence par traiter le sang défibriné par son volume d'une solution à 1/10 de chlorure de sodium et on cliauffe le mélange à 40° pendant deux heures. On prend le magma qui s'est formé et on le traite par l'eau et Féther. L'hémoglobine reste dans l'eau qui se trouve, à la fin de l'opération, au-dessous de la couche d'éther.
On évapore cette eau dans le vide, ondessèche et onpèêe. Le poids obtenu donne l'hémoglobine, car on peut, surtout en clinique, négliger la petite quantité de matières minérales qu'elle a pu entraîner.
Voilà, en somme, un procédé exact, mais il comporte des manipulations chimiques difficiles à réaliser dans nos laboratoires des hôpitaux. Il faudra recourir, en pratique ordinaire, à d'autres méthodes.
On peut doser l'hémoglobine indirectement en cherchant la quantité de fer contenue dans une quantité donnée de sang.Gette opération est légitime, car l'hémoglobine contient le fer en proportion définie (0 gr. 43 0/0) ; un simple calcul de proportions conduit donc très-simplement du fer à l'hémoglobine, dès que la quotité du premier a été déterminée. Maislobjection que nous avons faite au procédé d'Hoppe- Seyler s'applique encore à celui-ci . Il faut une quantité considérable de sang et des manipulations longues et délicates qui sont plus du ressort de la chimie pure que de celui de la physiologie ou de la médecine.
A plus forte raison, devrons-nous abandonner encore la méthode deBrozeit, qui consiste à transformer toute l'hémoglobine en hématine, â peser cette hématine et à en tirer la valeur de l'hémoglobine par un calcul. Ce n'est là qu'une complication sans avantages du procédé d'Hoppe-Seyler.