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Numéro
des
Expé-
riences.
au temps qui s’écoule entre le moment où une excitation est produite, et celui où la réaction se manifeste.
Elle comprend, telle qu’elle est chiffrée dans nos expériences, le temps nécessaire à la transmission des excitations du cerveau à la moelle et de la moelle aux muscles, et aussi le temps perdu des muscles.
Pour apprécier l’action du chloral sur cette période latente, il faut examiner quelle en est la durée, ayant une injection de chloral, etquelle elle devient à divers moments après cette injection. Le chiffre obtenu dans le premier cas ne nous donne assurément pas une période latente normale, puisque l’animal en expérience est toujours sous l’influence du chloral, elle nous fournit la mesure de cette période latente pendant une phase moins anormale que celle qui suit immédiatement l’injection d’une nouvelle dose. Il ne s’agit de montrer l’influence du chloral que d’une façon très relative.. Pour apprécier exactement l’influence du chloral sur la période latente, il faudraitopérer sur des animaux non anesthésiés, et encore pouvoir comparer des tracés obtenus dans les conditions ci-dessus énoncées, avec la même intensité de courant ; car, ainsi que nous le verrons plus loin, l’intensité des courants agit sur la durée de cette période : s’ils sont faibles, cette période augmente, s’ils sont for ts, elle diminue de durée.
Mais c’est là une condition assez rarement réalisable, le chloral ayant pour effet constant de diminuer l'excitabilité. et d’obliger par conséquent à employer des courants plus forts. Malgré cette cause d'erreur qui agit en sens défavorable, l’influence du chloral est assez nettement appréciable. Dans le tableau qui suit, nous avons cité des exemples au hasard : aussi en est-il de toute sorte.
Les exemples cités ici sont assez nets, bien que les chif-
fres ne soient que des moyennes ; l’emploi des moyennes n’est pas toujours à recommander en physiologie. Nous voyons par ce tableau que, même en augmentant assez sensiblement la force du courant, la période latente est plus longue tout de suite après la chloralisation qu’elle ne l’est avant ou bien un certain temps après. Cet accroissement de durée est très variable : à côté des cas que nous venons de citer, nous en rapportons d’autres où il n’existe pas ou presque pas (Exp. X, v. II). De même le temps au bout, duquel il se manifeste dépend de la dose et de l’animal lui-même ; en général il y faut de deux à trois minutes ; enfin le temps que dure cet état d’accroissement de la période latente varie beaucoup, ainsi qu’on le peut voir en analysant quelques-unes de nos expériences. En un mot, il en est de l’influence du chloral sur la durée de la période latente comme de son influence sur l’excitabilité même ; il y a des degrés nombreux. Tantôt le chloral agit peu ou point du tout, et alors, non seulement la période latente peut avoir une durée aussi courte qu’avant la chloralisation nouvelle, mais un intervalle de repos peut diminuer encore cette durée, auquel cas elle est plus courte encore qu’avant ; tantôt au contraire, il agit beaucoup, et alors la durée s’accroît considérablement. Entre ces deux extrêmes il y a de nombreux degrés intermédiaires.
L’expérience qui suit montre nettement, entre autres faits sur lesquels nous reviendrons ailleurs, la décroissance progressive de la période latente, à mesure que l’on s éloigne des instants de chloralisation. Le premier tracé fournit une moyenne de 7,3, pour la période latente; le second 6,1 ; le troisième 6 ; puis le chloral le ramène à 7,3, d’où elle revient à 6,1 et 6,3 où elle se maintient quelque temps. Nous ne dirons rien ici des caractères individuels
Numéros
des
N: érien, es.
PÉRIODE latente avant l’injection de clilorul.