‹ Recherches expérimentales sur l’excitabilité électrique des circonvolutions cérébrales et sur la période d’excitation latente du cerveauChapitre 6 sur 20 · h. 51. Tracé XX Ml. Bobine à · texte numérisé non relu

h. 51. Tracé XX Ml. Bobine à

Valeur des retards.

lre Excitation 7,5 centièmes de seconde.

5 heures. Inexcitabililé absolue, même à 0, de fatigue : elle disparait vers 5 h. 5.

Moyenne : 8,3.

due sans doute à un état

5 h. 5. Injection de75centigrames dechloral, le réveil étant déjà avancé.

Inexcitabilité absolue jusqu’à 5 h. 45, moment où l’animal meurt par arrêt graduel de la respiration, sans réveil, et sans avoir reçu de chloral depuis 5 h. 15. Evidemnent l’animal est épuisé, de là l’inexcitabilité qui commençait déjà à 5 heures et qui avait disparu quelques instants.

Expérience XVIII. 11 février 1884. Chien de chasse vigoureux, très vif, en excellent état. Se débat énergiquement lorsqu’on le fixe sur la table. Poids : 16 kilog. environ.

On lui donne successivement :

A 1 h. 35 : 1 gramme chloral.

A 1 h. 38 : 0 gr. 50 —

L’opération est commencée à 1 h. 50, l’animal étant bien endormi. Mise à nu du gyrus du côté gauche. Hémorrhagie très peu considérable des muscles et os, presque nulle de la dure-mère.

On donne encore :

A 1 h. 45 : 0 gr. 50 de chloral.

A 2 h. 5 : 0 gr. 75. (Quelques gémissements.)

L’opération est achevée à 2 b. 10.

Dispositif. — Deux piles accouplées au bichromate de potasse, grand et moyen modèles. Signal Desprez, clef de Du Bois-Reymond et interrupteur de Trouvé disposés sur le courant inducteur. Diapason à 100 vibrations doubles par seconde. Chariot de Du Bois-Reymond, à graduation en centimètres.

Première excitation à 2 h. 18. Le centre moyen de la patte antérieure droite est bien mis à découvert. Le courant est efficace à partir de 3 du chariot.

Le mouvement inscrit est le mouvent de flexion de la patte.

2 h. 20. Tracé XVIII Al et A2. Bobine à 3.

Les retards se décomposent ainsi :

Al lre Excitation 7,5 centièmes de seconde.

Interrupteur à 1.

A2 lre Excitation 6,0 — —

3e — 8,5 — — Moyenne : 7,3.

2 h. 22. L excitabilité commence à 7,5 du chariot.

Repos de 2 h. 22 à 2 h. 29.

2 h. 29, Excitabilité à partir de 10 du chariot.

2 h. 31. Tracé XVIII B1 et B2. (Nuis ; illisibles par suite de négligence.) La bobine était à 9, et les mouvements étaient fort nets.

L animal élant presque entièrement réveillé, j’injecte 1 gramme de chloral (2 h. 35).

2 h. 37. Excitabilité à 8 (bien que l'animal dorme déjà très tranquillement).

2 h. 40. Tracé XVIII Cl. Bobine à 7.

Retards pour la

lre Excitation 6,0 centièmes de seconde.

4e — 7,0 — — Moyenne : 6,7.

2 h. 46. Excitabilité à 9.

2 h. 47. Tracé XVIII C2. Bobine à 7.

La lecture du tracé donne pour valeur des retards : lr0 Excitation 7,5 centièmes de seconde.

Moyenne : 7,5

2 h. 55. Excitabilité à 11 du chariot. Réveil très avancé nécessitant une injection de chloral.

2 h. 56. 1 gramme de chloral.

3 h. 1. Excitabilité à 6

3 h. 3-3 h. 4. Tracés XVIII DI et D2. Bobine à 6.

Les tracés sont illisibles : dans un cas le cylindre a fait deux tours, ce qui a superposé deux tracés ; dans l’autre, le diapason n’a pas inscrit ses vibrations.

3 h. 4-3 h. 11. Repos.

3 h. 11 Excitabilité à partir de 8.

3 h. 13 Tracé XVIII El. Bobine à 7 Valeur des retards :

lre Excitation 6,0 centièmes de seconde.

Moyenne : 6,2,

3 h. 17. Excitabilité à 7, 5 du chariot.

3 h. 18. Tracé XVIll E2. Bobine à 6,5.

Valeur des retards :

lro Excitation 7,0 centièmes de seconde.

Moyenne : 6,8

Le chien commence à se réveiller trop 3 h. 23. Injection de 50 centigr. chloral,

3 h. 26. Excitabilité à partir de 4.

3 h. 31. Excitabilité à partir de 6,5.

3 h. 32. Tracé XVIII Fl. Bobine à 6, interrupteur à 1.

Valeur des retards :

lre Excitation 5,0 centièmes de seconde.

5° — 7,5 — — Moyenne : 5,9.

3 h. 35. Excitabilité à 7 du chariot.

3 h. 36. Tracé XVIII F2. Bobine à 6, interrupteur à 1.

Valeur des retards :

Moyenne : 5,8.

lre Excitation 7,0 centièmes de seconde.

Le réveil s’avance beaucoup.

3 h. 45. 1 gramme de chloral.

3 h. 49. Excitabilité à 5.

3 h. 54. Tracé XVIII Hl. Bobine à 3,5, interrupteur à 1.

Valeur des retards :

lrc Excitation 9,5 centièmes de seconde.

^ — Moyenne : 8,6.

3 h. 55. Tracé XVIII H2. Bobine à 3,5.

Valeur des retards :

1™ Excitation 9,5 centièmes de seconde.

3 h. 59. Excitabilité àl,S du chariot. ~~ Mo^eune • 9.*-

4 h. Tracé XVIII, II. Bobine à 4.

Valeur des retards :

lre Excitation 7,0 centièmes de seconde

Moyenne : 7,6.

4 h. 8. Excitabilité à 6,5 du chariot.

4 h. 10. Tracé XVIII, 12. Bobine à 6, interrupteur à 1. Valeur des retards :

lre Excitation 5,5 centièmes de seconde.

Moyenne : 7,4.

4 h, 12. Réveil assez avancé : Injection de 50 centigr. de chloral. Repos de 4 h. 12 à 4 h. 20.

4 h. 20. Excitabilité à partir de 5 du chariot.

4 h. 21. Tracé XVIII, Kl. Bobine à 5.

Valeur des retards :

lrc Excitation 7,5 centièmes de seconde.

4e — 7,5 — — Moyenne : 7,7.

4 h. 28. Tracé XVIII, K2. Bobine à 5.

Valeur des retards :

l'e Excitation 8,5 centièmes de seconde.

5e — 8,5 — — Moyenne : 8,5.

Repos.

4 h. 35. Demi-réveil : injection de 1 gr. de chloral.

4 h. 40. Excitabilité à partir de 2 du chariot.

4 b. 41. Tracé XVIII Ll. Bobine à 0.

Valeur des retards ;

lr0 Excitation 8,5 centièmes de seconde.

Moyenne : 7,7.

4 h. 47. Excitabilité à partir de 2 du chariot.

4 h. 48. Tracé XVIII L2. Bobine à 0.

Valeur des retards :

lr0 Excitation 9,5 centièmes de seconde.

Moyenne : 8,6

4 h. 57. Excitabilité à partir de 4 du chariot.

4 h. 58.' Tracé XVIII Ml. Bobine à 3, interrupteur à 1.

Valeur des retards :

iro Excitation 7,5 centièmes de seconde.

5c 7,0 — — Moyenne : 7,0.

5 h. 3. Excitabilité à 4,5.

5 h. 4. Tracé XVIII M2. Bobine à 4.

Moyenne : 8.2.

5 h. 10. Excitabilité à partir de 6.

5 h, 12. Tracé XVIII, N2. Bobine à 6,

Valeur des retards

lre Excitation 8,5 centièmes de seconde.

7e — 6,5 — — Moyenne : 7,0.

A 5 h. 15, je pratique, au moyen d’une aiguille tranchante courbée à angle droit sur elle-même à environ 1 centimètre de son extrémité, la dilacération de la substance blanche'sous-jacente au centre excité au cours de toute l’expérience, en ayant soin de la pratiquer le moins profondément que possible.

5 h. 16. J’électrise la substance grise. Bobine à 6. Rien.

Au contraire, avec la bobine à 0, j’obtiens des mouvements, mais aucun cylindre noirci n’étant préparé, je De ptiis obtenir de tracé de ces mouvements.

5 h. 20. L’excitabilité, même à 0, a disparu.

5 h. 30. Même inexcitabilité. Pourtant, en enfonçant les électrodes sous la substance grise, à environ un centimètre, j’obtiens des mouvements, toujours de la patte antérieure droite.

L’expérience cesse à 5 h, 40.

Nous venons de voir dans quel sens agit le chloral, et

Crosnier rie Varigny. 6

nous constatons que l’injection de ce médicament diminue l’excitabilité. Évidemment, il n’y a guère, entre les trois catégories de faits énumérés plus haut, que des différences de degré. Il est cependant un point à noter. C’èst qu’étant donnée une inexcitabilité survenue à la suite du chloral, il est plus aisé de réveiller l’excitabilité en augmentant la fréquence des excitations, qu’en employant des excitations isolées, d’intensité plus grande : la fréquence des excitations importe plus que leur intensité. C'est une confirmation très nette des faits d’addition latente que C. Richet à signalés relativement aux muscles d’abord, puis aux nerfs et au cerveau même (1;. Du reste, ces faits s’observent, en ce qui concerne le cerveau du moins, pendant toutes les phases d’excitabilité expérimentale du cerveau, qu’elle soit aisée ou difficile à obtenir.

Rapidité d'action du chloral, sa mesurera durée. — Le temps au bout duquel l’injection du chloral commence à agir sur l’excitabilité ne peut être fixé d’une façon absolue; il dépend de la dose et de l’animal en expérience. 11 en est de cela comme de l’intensité de son action.

Pour apprécier le temps q ue met le chloral à agir, il suffit, une fois que l’on a constaté sur l’animal en voie de réveil, l’intensité (en centimètres de l’appareil à chariot) du courant minimum nécessaire pour obtenir un mouvement d’un membre, il suffit, disons-nous, de noter minute par minute les phases par où passe l’excitabilité pendant un certain temps après l’injection d une nouvelle dose de chloral. C’est de cette façon que nous avons procédé : on suit ainsi très nettement les différentes phases de l’expérience. .

$'(1) Trav. Lab. Marey, 1877, p. 97. Leçons, p. S55.

On en a un exemple dans l’expérience XX citée plus haut (voyez les phases depuis 3 heures jusqu’à 3 heures 41. En voici encore un du même genre:

Expérience XXII (22 février 1884). — Chien caniche, jeune, en très bon état, pesant environ 14 kilogrammes et très vigoureux.

1 h. 58. I gramme de chloral.

1 h. 59. 1 gramme.

2 h. 1 gramme.

2 h. 2. I gramme.

2 h. 4. 50 centigrammes.

Mise à nu du cerveau gauche commencée à 2 h. 5, achevée à 2 h. 18. Très peu d’hémorrhagie.

Dispositif accoutumé. — Une interruption par seconde.

2 h. 21. 50 centigrammes de chloral,

2 h. 30. Excitabilité à partir de 2.

2 h. 32. 50 centigrammes de chloral.

2 h. 34. Excitabilité à 1.

2 h. 37. Inexcitabilitê absolue à 0.

2 h. 58. Excitabilité à 4.

3 h. 5. Excitabilité à 6.

3 h. 21. 1 gramme de chloral.

3 h. 23. Excitabilité à 4.

3 h, 25. Inexcitabilité absolue à 3 h. 30. Excitabilité à 1.

3 h. 33. Excitabilité à 3.

3 h. 40. Excitabilité à 6.

3 h. 45. Excitabilité à 7.

3 h. 55. Même état.

3 h. 56. 1 gramme de chloral.

3 h. 57. Excitabilité à 3.

3 h. 58. Inexcitabilité absolue à 0.

4 h. 1. Même état.

4 h. 4. Faible excitabilité à 0.

Nous voyons dans cette expérience que l’excitabilité disparaît une première fois, en cinq minutes; la seconde, en quatre minutes, la troisième fois en deux minutes; de

même elle revient graduellement, n’étant d’abord possible que par l’emploi de courants à 0, puis par des courants plus faibles, 1, 3, 4, 7, etc.

Dans l’expérience XXVII (1), nous voyons la période d’inexcitabilité durer trois quarts d’heure à la suite d’une injection de 50 centigrammes de chloral. Dans l’expérience XVII (21, au contraire, nous voyons une injection de 50 centigrammes de chloral n’agir qu’en diminuant l’excitabilité, sans la supprimer un instant. Ce fait s’observè successivement trois ou quatre fois au cours de cette même expérience : même chose pour l’experience XVIII (3) et plu- •' sieurs autres. En somme, le chloral agit sur V excitabilité au bout d'un temps variant de deux à cinq minutes au plus, et cette actiou se traduit soit par une suppression de l’excitabilité, soit par une simple diminution de celle-ci. Vers la fin d’une expérience l’action du chloral est généralement plus lente à se dissiper et plus rapide à se produire ; mais il y a des exceptions à cette règle.

Le tableau ci-dessous résume quelques exemples pris dans diverses expériences : nous y avons introduit des exemples des différents modes d’action du chloral ; montrant bien que tantôt le chloral supprime rapidement l’excitabilité, tantôt ne l’affecte qu’<à peine (expérience XXIII, XXIV), et montrant encore que le temps, au boutduquel le chloral agit, varie dans des limites assez étendues, non moins que celui au bout duquel son action commence à disparaître.

Action du chloral sur la période d'excitation latente cérébrale. — On donne le nom de période ■ d'excitation latente

(1) Voyez p. 134, 3 h. 38 à 4 h. 31.

(2) Voyez p. 127, 3 b. 8 à 3 h. 28.

(3) Voyez p. 75.

DOSE (mesurée d’après l'écartement des bobines)

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