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Recherches helminthologiques en Danemark et en Islande

Je me suis surtout proposé dans cette étude de rechercher l’origine des affections endémiques qui sont produites en Islande par les hydatides , et d’indiquer les meilleurs moyens qu’on peut employer pour les prévenir.

M. Eschricht a fait voir que les hydatides dont il s’agit sont constituées par des Echinocoques , et comme la maladie causée par le développement de ces vers vésiculaires n’existe pas seulement en Islande, mais se montre aussi sporadiquement dans d’autres pays, entre autres en Danemark, il y avait lieu de croire qu’en le recherchant avec soin, on parviendrait à trouver chez nous le Ténia correspondant. Après les découvertes qu’on a faites dans ces derniers temps sur la transformation des vers cystiques en vers cestoïdes, il était à supposer qu’on rencontrerait ce Ténia dans le chien et peut-être dans le chat. C’est dans l’espoir de le découvrir, comme aussi pour faire une étude plus approfondie des vers intestinaux qui se logent dans le tube digestif de ces deux animaux domestiques, et établir par là une base qui put me servir de point de comparaison pour mes recherches en Islande, que, pendant plusieurs années, j’ai examiné à l'Ecole vétérinaire de Copenhague un grand nombre de chiens et de chats.

A côté de cette question principale venaient s’en ranger d’autres que ces recherches pouvaient, jusqu’à un certain point, contribuer à éclaircir. On avait été conduit, par des expériences faites avec différents vers vésiculaires, à distinguer chez le grand ver cestoïde ordinaire du chien, le Taenia serrata, plusieurs espèces dont on avait déterminé les caractères, en examinant les Ténias qui s’étaient développés dans les chiens à la suite de ces expériences. Quelques helminthologistes distingués avaient contesté l’exactitude de cette division, et, quoique la plupart fussent disposés à l’admettre, il était à désirer qu’on pût l’établir par un autre moyen, c’est à'dire en cherchant si les espèces en question se laissaient déterminer avec

certitude à l’aide des caractères indiqués, sans qu’on eût besoin de connaître à l’avance l’origine des vers trouvés chez les chiens. C’est ce qu’a fait M. B ai 11 et à Toulouse, et je ne puis à cet égard que confirmer ses résultats. D’un autre côté, si l’on en excepte ceux qui vivent chez l’homme, la distribution géographique des helminthes n’est que très peu connue, et tout ce que l’on sait à ce sujet se borne à quelques renseignements isolés. Une étude plus approfondie de cette question me parait donc devoir présenter un double intérêt, car, d’une part, lorsqu’on connaît l’histoire du développement de ces parasites, il est facile de se rendre compte des diversités que présente leur apparition en considérant les conditions sous lesquelles vivent leurs hôtes, et, d'autre part, les résultats obtenus par cette étude peuvent à leur tour fournir les moyens de découvrir leur origine, quand celle-ci est inconnue.

Une allocation du ministère de la justice m’a permis de séjourner pendant 5 mois

en Islande (de Juin à Octobre 1863) et de parcourir une partie de cette île, et j’ose

espérer que les faits que j’ai réussi à y recueillir fourniront des éléments suffisants pour combattre avec succès le développement des maladies produites par les vers vésiculaires, qui, dans ce pays, font tant de ravages parmi les hommes et les animaux.

La Société royale des sciences de Danemark, qui a fait à ce travail l’honneur de

l’admettre parmi ses écrits, a bien voulu me permettre de me servir pour cette édition

française des planches sur cuivre qu’elle a fait graver à ses frais.

Recherches faites à Copenhague sur les vers intestinaux

du chien et du chat.

Le Chien.

Pendant les années 1860 — 63, j’ai examiné a l’Ecole vétérinaire 500 chiens de toute grandeur et de tout âge, depuis quelques mois jusqu’à 17 ans, qu’on y avait envoyés pour être abattus, ou qui y sont morts de maladie. Ils étaient pour la plupart de Copenhague et des environs, et quelques uns seulement, de localités plus éloignées. De ces 500 chiens, il y en a eu 336, soit 67 p. C., dans le tube digestif desquels j’ai trouvé des vers intesti-

naux, savoir:

le Taenia marginata .

— Coenurus . .

— serrata . . .

— Ecliinococcus

— cucumerina .

- Bothriocephalus sp.

Y Ascaris marginata . .

le Dochmius trigonocephalus — 9

dans 71 soit 14 p. C.

A, Gestoïdes.

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