‹ Recherches hématologiques dans les érythèmes polymorphesChapitre 42 sur 47 · LÉGER · texte numérisé non relu

LÉGER

constate toutes les fois une leucocytose variant de 9600 (observation IT ; érytème antipyrinique), à 25363 (observation IV : érythème multiforme et néphrite aigüe par surmenage et toxi-infection). Il y a leucocytose, modérée dans sept cas, accentuée dans un. |

Comme la leucocytose s’observe toujours dans les intoxications, les huit observations que nous avons rangées dans cette catégorie ne font que confirmer la règle et il nous est donc possible de dire que, dans les cas d’érythèmes polymorphes d’origine extrinsèque, on aura de la leucocytose.

L'étude de la formule leucocytaire est plus complexe.

La neutrophilie ne dépasse 70 % que dans un seul cas observation [IV : érythème multiforme par néphrite aiguë et toxi-infection) : chez les autres malades on observe de 60 à 70 % des polynucléaires neutrophiles. La neutrophilie est une réaction de défense de l’organisme contre l’action pathogène des agents infectieux en parti-

culier des germes habituellement saprophytes; on pouvait

S’attendre à son absence dans les intoxications.

De plus les polynucléaires neutrophiles sont, en général, le principal élément de la leucocytose totale ; s’il n’en est pas ainsi dans les cas observés cette exception peut tenir à l’éosinophilie dont nous allons nous occuper.

Sur les neuf cas observés l’éosinophilie fait défaut dans trois; dans les six autres on constate des .éosinophiles dont le nombre varie de 5,3 à 25 %,.

Les trois malades chez lesquels on n’observait pas d’éosinophilie, présentaient des érythèmes dont la cause était : dans un cas, intoxication alimentaire (obs. [); dans le second, intoxication médicamenteuse par l’antipyrine

Page 1