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Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernan

Lbs modernes sont, à 1 égard des anciens , pour ainsi dire , comme les jeunes gens du siècle relativement aux vieillards : lexpérience, Texemple et la raison de ces derniers sont en discrédit, ou plutôt erreur, radotage, inopportunitéj les anciens, aux yeux des modernes^ étaient entachés d'ignorance, de préjugés, de barbarie.

Il est vrai qu*une révolution senible opérée dans renseignement et, par suite, dans les esprits : la génération présente se montre douée d*une intelligence, d'une industrie, d'une activité, qu'on pourrait dire exclusives; mais, je l'ai dit ailleurs, le génie et la science ne sont pas l'expérience ' ; j'ajouterai : l'amour-propre et la pré^ tention ne suppléent ni la science, ni le génie, ni l'expérience.

Que serait-ce donc s'il était reconnu que les anciens possédaient à la fois et la science, et le génie, et l'expérience? tel est mon premier tHême. Les recherches qu'il a déterminées ont aussi un but de rectification, que j'essaie d*atteindre; je veux dire, que dans ma conviction particulière des erreurs, des exagérations, des variantes et des contradictions,. qui, transmises d'auteurs en au^ teurs, propagent et compliquent les incertitudes , j'ai pensé qu'il était utile , en explorant les sources princi- '

' Souvenirs polytechn. ( Épître dédicatoire. )

^iij AVAM'-PHOPUS.

pales (le notre instruction, de les comparer entre elles, et (le n'appuyer les reclilicatiiuis (jne sur riiisfoii c aullienti(pu' et sur jcb nionuinenrs (pii la confiinient : lel est mon second tlième.

AifLsi tVanclicnn'nl ^iiidt' par le di-sir du vrai, mes recherches corîceinant les arts et les sciciKes (\v<i, anciens dans les temps de leur (('h'hrité, s'attacln^it à l'histoire concordante , et de préférence aux monuments certains , surtout aux mouumenls (jui suhsi^^tent cmcoîc. Les monnmenis sont en effet la hase ess(Miri«'lî(Mh' cette histoire; et pour employer une fiirure hardiment tr.u l'e par un écrivain remarcpiahle de ce siècle \ ictor ilu^o, l'auteur de Aotre-Df/mc de Paiis), c/i^i^itic prt iode du tCDiffS snpri-posc ses rd/m'iU/fS ^ chuqtic V(i( o dcposr ^fi coiic/ir prir/icidic/c. On a vu ces tiausitions se m:iiiile>t(M- dans un uK'un: ("difice, lor.s(pi il fut Touviai;»' de plusieuis siècles; on y trouve souvent les modifications de Fart, du j^ont ou de la fantaisie: j)ar excMuple, c\\vl nous, un ('difice dont la construclion aurait dur<' [ ou r> siècles (lu i;)^'au 17), pourrait être nnuin |iar le ha.s , i^(>(lii(jur par le milieu, et t^rcro-roniaiii ^ c'csi-àdire de hi rrudissfiurcy par le haut'. Dans ll'.^vple et la

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