‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 39 sur 90 · TEMPLE DOUBLE DU SOLEIL ET DE LA LUNE · texte numérisé non relu

TEMPLE DOUBLE DU SOLEIL ET DE LA LUNE

Il y avait aussi à Rome un temple double , CLmphiprostyle ^ du soleil et de la lune ( suivant l'opinion la plus accréditée), à en juger d'après le dessin de l'architecte français Durand (pi. iv de son grand ouvrage ) , et par les deux hémicycles, pareils et adossés, qui subsistent encore avec un fragment de mur latéral , entre le temple de la G)nçorde et l'arc de Tite , dans l'enclos joignant l'église de Sainte-Marie-la-Neuve.

SERAPEUM GRléCO-ROMAIN.

Les Romains ont eu leur serapeum , bien différent,il est vrai, d'un serapeum égyptien exclusivement consacré aux observations hydrométriques.Le temple de Sérapis à Pouzzole offre des restes assez bien disposés pour y reconnaître l'architecture grecque et pour en conclure le plan complet , très-distingué par son étendue et sa régularité. L'ensemble du monument est un parallélogramme de 65 mètres sur 5a mètres à l'extérieur, symétriquement distribué en un grand nombre de chambres ou cellules , autour d'un préau bordé de portiques. Au centre de ce préau s'élevait une rotonde ouverte, sur colonnes, et dont les détails se prêtent à un service de purification par l'eau.

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lui lace <lii vcsliljnle ou de rculiée principale, (lu coté opposé du préau, se trouvait le temple proprement dit, ou sanctuaire de Sérapis, ouverl sur le portique adjacent. On croit que le fond se terniiiiait en hémicycle. F.es pavés du temple, de> poiticpies et des principales pièces , étaient en iriarbri»s divers. Qiiekjues vestiges (Tescaliers semblent indicpier un étage supérieur daîis le pourtour de Tédifice. On remarque dans les {\eu\ grandes pièces des angles, du coté du temple, une ceinture de sièges forés , probablement [)our les bains de vapeur. Ixs cellules avaient leur porte aUernati\('menl i\u coté intérieur et du coté extérieur des cor[)s de J>Atiments. (li^tte dis|)osition paraîl exiger une autn^ enceinte généraie.

On présume que C(»lte espèce de serapeum. était \\\\ établissement sarutaire, à Tinstar de ceux de la (irère destinés au traitc^iient superstitieux des maux incurables, sous les auspices de Sérapis et dM^scidape. On attribue la fondation primitive de C(^tte institution à des négociants égy[)tiens qui s'étaient établis à Pouzzole. Sa reconstruction romaine^ dut avoir lieu sous le consulat de P. Rutilius et de (In. Maidius, Tan de Rome 6/j8, et s.i dernière restauration sous les (MUpia'eurs Septime Sé\ère et ^I. Aurele-Antoîiin '.

(i.vL'i. I) Ancmua, >niu- t,ii{i\ /t. (te, (il PozzuoU, I». J'». '

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PALAIS DKS CESARS.

PiUais, — Ce mot ne parait usité que pour !es constructions modernes. Cependant, à Rome, il est appliqué aux restes confus de monuments anciens connus sous la dénomination de Palais des Césars. En effet , les demeures souveraines dont il est question étaient établies sur le mont Palatin , d'où vient sans doute la dénomination àepalaiium. Cicéron, Catilina et Crassus habitaient le mont Palatin; Auguste y avait un palais magnifique; Tibère l'augmenta considérablement et retendit vei*s le Capitole; Caïus Caligula Tétendit encore avec une façade sur le Forum , y fît des portiques, et le joignit au Capitole par une belle galerie en colonnade. Ce dernier ouvrage fut détruit par Claude, son successeur; mais le mont Palatin ne pouvait suffire à Néron pour l'accroissèment de ce palais , il prît tout Tespace entre les monts Cœlius et Esquilinus.

L'immense palais fut ravagé par l'horrible incendie de Tan 64 de notre ère, après lequel Néron restaura le palais d'Auguste , et reconstruisit le sien avec tant de luxe et de somptuosité qu'il fut appelé Domus aurea Neronis ( Maison d'or de Néron). J'en ai rapporté la description faite par Mont&ucon d'après Suétone, au sujet de l'architeclure romaine (page 260). I^es richesses de l'em-

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pire étaient accumulées clans ce merveilleux palais : les plus beaux marbres, les pierres fines, l'ivoire et les métaux précieux y étaient prodigués; tout y répondait aux goûts voluptueux du maître. On désigne les architectes Sévère etCélère, avec le peintre Amulius, comme y ayant emplojé leur vie presque entière. La statue colossale du prince, qu'on voyait dans le vestibule, était l'ouvrage du fameux Atliénodore \

Pour se faire une idée de cet ensemble immense, il suffit de dire que les empereurs Vespasien et Titus ayant, dans la suite, fait démolir les parties qui dépassaient le mont Palatin, firent érigera la place le vaste Colysée, le grand temple de la Paix et les Thermes de Titus, en leur réservant toutes les issues convenables.

Les travaux prodigieux du mont Palatin furent détruits pendant le sac de Rome par les Vandales; il ne reste plus que des salles devenues souterraines, des vestiges de portiques, des arcades, et des murailles, au niilieu de terrains partie cultivés , partie couverts de ronces et de cyprès. On voit, à coté, deux petites chambres qu'on croit appartenir aux bains de Livie, ou Julie, quatrième femme d'Auguste, dont les voûtes sont peintes

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d arabesques et de figures bien dessinées. Voilà ce qu'on- appelle le Palais des Césars.

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