ART MILITAIRE
Si les Perses, les Macédoniens et les Athéniens se sont distingués par leurs travaux militaires de
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(léfonst^ et irattaque, les Romains étaient plus étonnants encore. Les anteurs, les lieux même nous ont transmis la célébrité du camp de (), Marins contre les Cimbres et les Teutons; de la ligue fortifiée par Jules-César contre les Jlelvétiens, du mont Jura au lac de Léman, sur 19 milles de longueur; de son ])ont sur le Rhin; de son camp de 18 milles en face de celui de Pompée à Pharsale, etc.
Les Romains, cette nation belliqueuse, dont les exploits fatiguèrent les trompettes de la renommée, devaient remporter sur les autres par leur tactique sur mer et sur terre; Thistoire conlirmc ce viu'en dit Polybe, dont les écrits datent dVnviron deux siècles avant i.-C Frontin écrivit, plus tard, quatre livr(*s Des Stratagèmes militaires \... }ild\s Borne JiU'St plus dans Home!... Je reviendrai sur ce sujet à l'occasion des usages militaires des Romains.
UFS KTRl SQUES.
Après les Romains, les Etrusques, qui furent leurs belliqueux rivaux , et contemporains de leur antiquité , ont ac(|uis une intéressante célé-
' Sc\tus-.)iilms-l' lojitiniis tlrurjt ^nns \ t'spnsiiMi , Nerv? rt Tr.ijiin; ii rntnmand;» Us iuinrcs roniainrs.
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brité. Ces peuples ont eu et conservent encore un type original^ ou du moins tout particulier. Les Étrusques proviennent d'une transmigration des Pélasges , probablement antérieure - à la guerre de Troie. Ces' Pélasges, dits Tyrrhéniens, ont donné leur nom à la partie \iu torale de la Méditerranée , Tjrrrhenum Mare. Les Étrusques, for tifiés par de nouvelles colonies grecques^ s^étendirent jusqu'à la partie de l'Italie nommée ensuite la Grande-Grèce^ comprenant la Ca« labre et la Fouille modernes.
Les premiers Étrusques, comme les premiers
Romains, portaient de la barbe; cette coutume peut servir à guider les observateurs d'antiquités. Les .plus anciennes barbes sont pointues, et les boucles , tant de la barbe que des cheveux ^ dans leurs sculptures, sont rangées par étage, en formant des cercles ou petits anneaux '.
I^ pays des Étrusques était organisé et divisé en douze parties ou villes, dont le chef se nommait Lucumon f siysint un chef supérieur et commun, tel que parait avoir été Porsenna:
Les monuments étrusques représentent, pour la plupart, des sujets tirés de l'histoire héroïque de la Grèce, et les figures des héros y sont même désignées par leurs noms, tels que ceux deTydée, Polynice, Capa née, Thésée, Pelée, Achille, Ulysse,
' WiifKRi.afAifif, Hist. de l'art, etc., 1. 1, Uv. m, p. i56.
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Echetlus, etc.; ce qui prouve l'antiquité de Tart chez les Étrusques, et leurs relations premières avec les anciens Grecs. La chasse de Méléagre se voit représentée sur plusieurs sarcophages étrusques , soit ^ur rappeler le sort d'un héros de la natioQ ) soit pour marquer la fatale extinction dit feu de la vie ' . Plusieurs urnes sépiàlcrales trouvées à Chiusi ( Qusium ) et Volterra ( Volaurrât) , villes étrusques, retracent la tnort réciproque d'Étéocle et de Polynice> et divers sujets de la guerre de Troie.
Après la mort de son dernier roi, Ëlîus-Yolturoius , rÉtmrie dégénérée devint une province romaiine. Cette révolution arriva Fan 474 de la fondation de Rome, dans la \'xl\ olympiade. Pline rapporte que Tan de Rome 489 1 Marcus-Flavius- Flaccua , s'étant emparé de Volsinium , sinnoiDmée la Ville des Artistes , fit tratisporter de cetK" ^eule ville capitale à Rome deux mille statues '.
■ Méléagre, neveu d'Élime, roi des Tyrrhéniens, n'éuit pont étranger aux Étrusques. On sait qu'il tua le fameux sanglier deCalydon, à l'aide de Thésée , Jason , Pirithoùs , CastcM', Pollox, de la nymphe AÛialante, etc. La vie de Mëléagre éutt suivant la fable, attachée à la durée fatale d'ttn tison.
* Plih,, Uh, XXXIV, p. 646.
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