‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 59 sur 90 · CULTE DES GAULOIS · texte numérisé non relu

CULTE DES GAULOIS

Si les Gaulois nous ont laissé de rares témoins de leurs antiques monuments, il faut l'attribuer à leur croyance , à leur culte primitif, c'est-à-dire antérieur au contact deS Romains. Voici quelques notions relatives aux principes religieux des anciens Gaulois, et qui peuvent expliquer la rude simplicité de ces vieux maîtres de notre terre natale.

Suivant l'opinion fondamentale de la religion gauloise, la divinité ne peut être ni représentée, ni renfermée dans aucune enceinte; les Gaulois

^^<^> RIXHKRCHES

n avaient donc primitivement ni temples, ni statnes, ni peintnres, mais seulement des emblèmes; ainsi les bois et surtout les cbénes étaient consacrés par les Gaulois. Les poètes, suivant Strabon ', désignaient tous les temples parle nom de Lucus ou de bois sacré :

Robora numinis instar,

(Claudien.)

la loco consecraio.

((^a*s. Comment.)

Sacrum in nrmus.

Luci sœt^/s supcrstitionilms sacri.

( l'acil. De iMorlbus Gernumorunf.

Mobora sacra.

(Lucain).

('e qui s'accorde (failleurs avec le silence profond de César sur les temj)les d«»s Gaulois, tandis (pie le général-historicMi , dans le Vl*^ livre de ses Gommentaires, a donné tant de détails sur les divinités, sur les préties des Graulois, sur les lieux où ils se rassemblaient, sur leurs sacrifices, etc. Tacite attribue le ménx* caractère de religion, de n'avoir ni temples, ni statues, etc., aux (iermains, cpii ne lurent ainsi nommés que parce qu ils

• Sti\ah., (HM)i;r., liv. i\, |). (j >•>

HISTORIGO-BTONUMfiKTALES. 38 1

étaient frères des Gaulois et souvent compris sous lé nom général de Celtes ou de Galates , observant les mêmes pratiques^ ayant tous une même origine asiatique '. On peut en conclure que les temples réputés gaulois^ qui nous restent, ne doivent point remonter au-delà de la conquête des Gaules par J. César é

Les ministres de cette religion se nommaient , comme on le sait , druidçs : les druides gaulois peuvent être assimilés aux mages des Perses, aux sages des Chaldéens, aux brahmines des Indiens , aux prêtres des Égyptiens. Ils étaient vêtus d'une longue robe blanche rayée ou bordée de pourpre^ Pline fait dériver le mot druide du grec APT2 (drus) y chêne. Mais pourquoi recourir à cette racine étrangère , quand les Gaulois ou Celtes trouvaient dans leur propre langue l'expression de deru ou deroj qui signifie également chêne ? Les druides avaient la tête ceinte d*une couronne de chêne, et la cérémonie capitale de leur culte était celle du gui de chêne, qui se cueillait dans un bois. Les prêtresses ou druidesses, qui ont donné leur nom à l'île de Sein (Senà) en Bretagne, se nommaient senœ, dont l'étymologie se rapporte soit k leur âge 4 soit au nombre six de leur institution, soit au sixième jour de la lune, consacré aux mystères druidiques.

' Tacit. De Moribas Gêrmanorum.

'^8^. lUXHKRCTIES

On reproche aux druides leur tyranuique pouvoir et leurs sanglants sacrifices. 11 est bien difficile que des hommes irresponsables de leur conduite et dont les jugements ne pouvaient jamais être réformés, ne commissent souvent des injustices, des abus et même des cruautés. On trouv(» au reste une pcîinture assez vive de leur tyrannie, à Tépoque de la décadence du druidisme, dans une ancienne comédie inûtuléQ Quero/us : Tauteur latin introduit Querolus , principal personnage, parlant au dieu I.are de sa maison, qu'il prie de modifier sa fortune et de félever à quelque dignité, oii il n'ait aucun cr>mple à rendre de ses actions.

Divi-oGiJH (traduit du latin).

« Querohis. — Dieu Lare, si tu as quelque <c pouvoir, fais (pie je sois puissant et dans Tinc( dépendance.

« Lare. — Quc^l genre de puissance désires-tu :

« (Juer. — Que je puisse dépouiller ceux qui « ne me doivent rien , tui^r impunément les étran- ( gers, dépouiller et tuer njes voisins.

a Lare. — Mais ce n'est pas le pouvoir que tu ( me demaufles, c'est le brigîuulage; et sur ma « foi, je ne sais comment tu pourrais obtenir une w telle puissance.... Opendant j'entrevois un

HISTORttO'-MOlfUUBirTALES. 3B3

■ moyen de te satisfaire : va sur les rives de la « Loife*

« Quer. — Hé bien, ensuite?

« Lare, — Là les hommes respectent le droit « des gens; ils n'exercent point de fourberies. Ici « les sentences capitales sorties du chêne s'inscri- « vent sur les os {scribuntur ossibus)\ là les plu$ « simples ont le droit de la parole, et les sécu- « 11ers rendent la justice. Id tout est permis : si « tu es riche, on t'appellera /7a/2^, c'est notre ex- « pression grecque. O forets! ô solitudes, qui peut ff vous dire libres ? Les maux les plus grands « sont ceux que vous taisez.

« Quer. — ^ Je ne suis pas riche, maïs je ne o désire p^â le pouvoir du chéoe ; je ne veux pas 0 de l'affreux privilège des forées, d

Nota. Cette conversion de Querohis me parait bien subite : car son premi^ vœu était pbas que druidique.

Suitant Aiirelius^Yictor , Suétone «t Sénèque, C9 fut l'empereur Claude qui abolit définitivement les sacrifices sanglants des druides; PUfie dit que ce fut Tibèfe; mais c*est peut-être le même Tibehus-Claudius-Nero-Drusus.

!^84 RKCTTIIRCTTES

ci'riiMomt: du gui, kt fkte de GHENVKR.

l.a principale et la plus renommée des cérémonies gauloises, à laquelle présidaient les druides, était, comme on l'a dit, celle du gui de chêne. Pline en donne une description ^ , dont voici le sommaire.

Quand o!i avait trouvé le gui ( assez rare sur le chêne ) on allait le chercher en grande cérémonie, au sixième jour de la huie , par lequel commençaient leurs mois , leurs années et leur cycle de 'îo ans. On y amenait deux taureaux blancs pour lo sacrifice. Le prêtre, vêtu de blanc, couronné de leuillcs de chêne, montait sur Tarhre , coupait le gui avec une serpe d'or et le recevait dans sa robe. On immolait ensuite les victimes, et le prêtre invoquait la divinité pour qu'elle fut propice. L'eau i\u gui était censée favorable aux guérisons et un préservatif contre les poisons ^.

Le premier du mois de ghrtivej' { janvier \ c'està-dire environ huit jours après le solstice d'hiver, lorscpie, le soleil terminant son périgée, entrait dans sa course (fascension et se renouvelait, pour

' Pi IN., m st. fait., lib. \M, r. \\.

• 'VI()>TF\rr.()]v , cl'apics Plinr, Anh(j. <*\|)l., t. ii, x^ paiiit", liv. V, p, \\\ rr \Mk

MISTORIGO^MOKt)M£NTAL£S. 78^

ainsi dire, les Gaulois célébraient la fête de Mitfaras ou Belenus , pap des repas et travestisse*meots bizarres, ayant quelques rapports avec les animaux consacrés aux mystères de ce dieu vivifiant : Us en i^vétissaient les peaux, de manière à se les appliquer exactement sur tous les mepibrés (veste disHnguuntur non fiuitanie sicut Sarmarihce^ P^rihi, sed&tricta et singulps aniusex^ primenîe ' )• Ce vêtement propre aux Germaiits était nommé mastruca ; on en voit un exemple dans Montfaucon** ^ reproduit dans D. Jacq. Martin ^* Les modernes ne sont gnère plus sensés dans leurs mascarades 9 mais du moins les arts et Tindustrie peuvent en profiter.

Dans la Vie de Charlemagne et les Annales dfes anciens Français .par Pierre Pithou, on parle dErmensvd ou d'Irmensuly idole des Gaulois- Saxons, trouva dans, la forteresse d'£resburg, prise par o^ grand prince. Si Ton en oroit les étymologistes bretons , ce mot serait composé des trois mots celtiques : hir^inen-sul (longue pierre du soleil ) , c'est-à-dire grande pierre levée , comme on en voit encore fréquemment dans l'bccident , notamment en Basse-Bretagne, et dans le nord de l'Europe ; j'en parlerai plus loin.

' TAGI.T», De Monhus''Germaftoném.

> MoKTFAucoH, Anûq. espU, t. m, pi. 5. ' Relig. des Gaulois, t. i, liv. ii, pi. ao.

38^) r.FrHERriïFs

Esiis était pour les Cjaulois l'Htre siiprêmo, aiicjiK^l ils ass()cièr(Mit quelques dieux secondaires, coniuie TcuUUcs ^^ Mercure) ' , Taranis (Jupiter; ^, Belenus Apollou ^ \

La m\lliol()gie, si féconde pour les arts, entend par les dieux de première classe, les dieux supéricHU's, ceux des grandes nations, cVst-à-dire reconnus ou censés reconnus le plus généralement. Leur nombre était fixé à douze , qui composaient le conseil suprême de Ju|)iter. Le |)oète lînnius les a compris dans ces deux vers, où Ton pourrait remarquer \\\\ pressentiment de la courtoisie française qui donne la préséance au sexe :

Jutw, Vesta, Mincî'irt, Crres, Dicuiay feu us, Mars. ISIercurius, JoK'i\ NcptufUiSy Vulcanus^ j4 polio.

Mais dans la religion des (iaulois, par exemple, ces dieux iTont figuré que secondairement, parce qu'ils y ont été introduits tardivement et par les in/lueuces de la conquête.

' Le Vy^cKt c\ Tknt (1(S PlH'iiicirns et des Kj^vpliens. ]Mer- <iii(^ M pcnt-rtrc son rtviiioloi;!»» dans le mot (X'hiqiic, encore Hsilc, Mcrc'lirr , niarcliand i.

* lJanslaIaui;ii<W('lri(|no, Tàmn si:;ni(ic tonnerre ow éclair le (li( u (lu toniiern* on <ic la \i\e lumière .

' Dans le mt'ni" e('lti([ur, Mtlcu si'ni(ie l)lc»ni] , jaune , et le ehan;^( ment dn H en M esl fort ordinaire dans les lan^'in's. notannnenr elie/, lr>Iîrelons; il d«|)en«l inrmo de la |)ronon- ( lation.

HISTORfCÔ-WONUMENTALES. 387

GaHlôw avaient, à ce qu'on croit , huit divinités : Belenus^ leur Apollon, dont le temple était desservi, de père en fils , par les druides , Diane ^ Fidcctin ^ Hercule y £sus^ Tarvos^Trigaramus. Mercure et Cernunnos. Ce nombreavait peutêtre influé 3ur la fiocme. octogone que les Gaulois semblaient affecter, dans la construction de leurs temples , d'après les restes qui subsistent des édifices réputés gaulois; on peut citer à ce sujet : . . . '. . . ■ . « i • • . .

MONUMPCIffS »'aRGHJTECTURE.

1 ^ Le phare die Boulogne. a° I^a Tour-»Magne de Nimes. L'ancienne cité dé Nîmes était aussi la ville aux sept côUînes; sur la plus haute de ces éminences était la- Tour-Magne (Turrù magna) j qui dominait et* surpassait par sa belle construction toutes les. autres tours de la ville. Son plan octogone avait 78 mètres de pourtour à la base. 3^ Ija tour dé Montbran , près de Matignon en Bretagne 9 d'environ 3o mètres de pourtxMir, octogone extérieurement et ronde ^ intérieiirement. 4^ La tour de l'ancien cimetière des innocents à Baris. 5° Le. temple de Montmorillon en Poitou. 6^ lies ruines de celui de CduFselilt, près de Dinan en. Bretagne. 7^ Celles du temple d'Erqui, près de Sàint-Brieuc. 8*" Le temple d'Aigurande en Berry. 9** Celui près de l'ancienne église des Pénitents«-Noirs à Limoges, maintenant démoli, mais

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dont on a reconnu ks traces^ i o^ Cekii de YertUlac, dans la Marche, etc.

lie plus remarquable de ces temples «st celui de Montmorillop. Montfaqcon en donne les dessins. On y voit deux temples Tun ai>de8su8 de Fautre; la voûte octogone du temple supérieur est percée en son centre d'un trou circulaire en forme de puits, •d'environ 4 outres de hauteur. Un es^ calier- latéral /pratiqué dans Tépaissetir du mur, communiquait d'un temple à l'autre. Dans l'inférieur du temple souterrain aboutissait une galerie conduisant à la rivière. Montfaucon cite, parmi les figures qui. se voyaient au-desans. de là porte d'entrée cUi temple , ceUe d'uas iemrae aue^yant deux'serpeatfs qui lui eniorttUeui; les jambes , passent entre les unisses et monteoît sur le corpa,. cft sorte que leurs têtes atteitgnentises mamelles comme .pour les sucer; .elle les tieat de;Qliaquemain cooh tre $oji ventre^'* ♦.

Je no pense pas néanmodnâ que la forme octogone, de ces temples dût être eicolusîve: on hat mention d'autres monuments reconnus gaulois, les uns oblongs, par exemple sur la montagne de Framdnt ett.Lbcraine^les autres de fei^mes diver* ses, comité celui de 'Met iceiy ^près de Chàlons, l'église de la Daurade à Toulouse, priimtîvenfteDt décagone, etc. D'ailleurs, suivant Pline , le nombre

■ ■■>■■'■ »' I I ■■ ' yi..i I I 'i I .1. ,1 . , I n. p ■ ., . ,

« MovTTAvcoRy AAtiq. expt.,, aopplém., t,ii, Iïy.tiu,pl asa.

H ISTOR ICCKUOirtJBtElîT ALES. SSg

six y €t non le nombre f^d^^ était sacré pour les

Gaulois'.

ARTS DES bAULOIS.

Strabon parle d'un magnifique (émple qui fut élevé ^a confluent du Rhône et de la. Saône , en l'honneur d'A.u§oste, par soixante peuplades gauloises, au sanctuaire duquel on voyait. an taiit de statues représentant cliaqiie peuplade ou cité qui avait concouru aux frais de cette belle construction '. Cette pensée est reproduite à Florence, dans la constructipn de l'octogone joignant la belle église de. Saint-Lf^urent , construit par Ttin. des Médicis, et consacré aux tombeaux de cette illus* tre. famille. L'intérieur est orné des marbres les plus beaux et des pierres fines les plus précieuses, formant des mosaïques nuancées et représentant, entre s^utres dessins, les armoiries des villes toscanea qui contribuèrent à. cet ouvrage merveilleux, d'un goût sans doute. plus romain que gaulois. Il est fâcheux qu'un tel monument n'ait pu être achevé dans spn intërieor.

Le bas-relief d'Àutun , retracé par Montfaùcon et par l'auteur tje la Religion des Gaulois ^, pré-

' PuH., EàU nat.f lib, xvi , c, 44.

' Steab., liv. IV, relaté par D. Mahtin, Rclig. des Gaulois , liv. r, c. I S.

* MoKTFAUcoN, Antiq. expl., — D. Martin , Relij;. des Gattlois.

ic)<) llKCHKItClirS

sente deux druitles qui rappellent la cérémonie du gui : tous deux portent une barbe courte, sont vêtus (Tune tuni([uc et cfun grand manteau; l'un, couronné de chêne, tient une espèce de sceptre; l'autre lient à la main droite un croissant, tel qu'il apparaît au sixième jour fixé pour la cérémonie. Ces figures annoncent une certaine perfection dans Tart de la sculpture, que n'offrent point celles du temple de Montmorillon, malgré les belles formes de son architecture.

Pline et 1). INhirtin ^ nous apprennent que dans un tem|)Ie dédié à INlercure par les Gaulois, à (^lermont en Auvergne, il y avait, de son temps, une statue colossale de ce dieu, en bronze, d'un goût admirable, à laquelle Zénodore avait travaillé pendant xo années, et que /|OOo sesterces furent le prix de cet ouvrage, dont la beauté valut à son auteur une si grande réputation, que Néron l'appela à Konje, ])our le colosse encore plus étonnant que cet empereur fit placer dans la villa de son nom.

Suivant Pline, les Gaulois, qui savaient travailler les métaux , auraient inventé Part d'élamer parlai lenient les vases de cuivie et d'argenter les harnois et les attelages \ 11 n'est donc pas étoii-

' 1*1.1 \., //A. xxxiv, r. 7 D. IMartix, Rdij^'. des (laiilois, Jiv.

' Plitnthiun tilinin i/k ofjuitui (i.'ris opcribus C(ilUantininvcnU\

n ISTOaiGO-MONU MENTALES. 89 1

liant que les Gaulois aient admis Yulcain au nombre de leurs dieux , même ayant la conquête des Gaules.

L'auteur cité de la Religion des Gaulois dit qu'ils employaient dans leur écriture des caractères grecs: il fonde cette assertion sur Tépitaphe du martyr Gordien , messager des Gaules à Rome. Mab l'inscription relatée n'est que latine , malgré ses lettres grecques, et peut bien n'être que de rédaction romaine. Cependant les caractères grecs, en houstrophédon ^ se retrouvent sur des monnaies et des inscriptions purement gauloises.

Les Gaulois, comme les Hébreux, coinptaient par le nombre des nuits, et non par celui des jours, jusque vers le Xir siècle. Ils croyaient descendre de Dite ', l'Orque ou l'Érèbe ; peut-être, comme dit D. Martin *, n'ont-ils voulu que figurer ainsi leur origine inconnue, se perdant dans la nuit des temps.

Les Gaulois ne nous ont point laissé de repères bien positifs. Cependant il parait certain que

tZa ut vix dùcerni queai ab argento^ eaqtie incoctilia vacant, Deiiidè et argentum incoquère simili modo cœpére, equùruni, maxime ornameniis , jumentorumquejugis,

(pLiir., iib, XXXIV, c. 17.)

■ GalUomnes se a Dite pâtre progaatos prœdicanL

(Cjcs. Comment. f liv. vi.)

^ D. Jacq. Maatim , Religion des Gaulois.

3<)'2 RKCIIKRCHES

chez ces peuples simples et constants, les arts en général étaient bien éloignés du luxe et du goût des autres nations conti^nporaines; leurs sculptures et leurs tombeaux nous ont confirmé plusieurs traditions concernant leurs usages, dont j'aurai lieu de parler succinctement.

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