DIFFICULTÉS I)[I JUGEMENT RELATIF AUX ARTS
On doit être bien circonspect quand il s'agit de se prononcer sur un ouvrage antique, de lui assigner une époque, un auteur, un ordre, un genre , etc. Il ne faut pas moins de réserve pour lui a[)pliquer les expressions de su/^/ùne^ de beau, de médiocre. C/est le cas de recourir à Topinioii d'un observateur habile, et de se rappeler sommairement les idées de Winkelmann à ce sujet.
«Les philosophes, dit-il, ont défini la perfection en voulant définir généralement la beauté , qu'ils font consister dans un parfait accord de la créature avec sa fin , dans un rapport harmonieux des parties entre elles et du tout avec les parties. Or, la perfection étant d'un ordre supérieur à Thumanité, il s'ensuit que la définition est à peu près chimérique.
« La beauté, dans les arts, est indéfinissable, et l'on dirait plus facilement, comme de la Divinité, ce qu'elle n'est pas que ce qu'elle est. La beauté i'SX à la laideur, en quelque sorte, connne 1»
HISTORlCO-HOiri}M£NTALES. 4 > <
santé à la maladie. Enfin la beauté est un des mystère de la nature : nous en sentons T^ffet sans en pouvoir déterminer la cause.
«Le style sublime est au beau style, dans les arts, comme les héros dHomère aux Athéniens dans la période florissante de leur république, ou comme l'éloquence de Démosthène à celle de Ctcéron; le premier, impétueux, nous entraine; le second, victorieux, nous mène à son gré; enfin celui-ci ç^t comme la perfection de l'autre.
« Le vraiment beau , ajoute-t-il , le splide , dans les arts, est en profondeur et non en superficie : on ne peut le saisir d'un seul regard ; l'étonnement, s'il y en s^ d'abord , cède à l'examen appror fondi ; le vrai génie résiste et se manifeste à cet examen»'.
USAGES PEI'VGXPAUX ET OISTINCTIFS CHEZ LES i^NCIENS.
Si les monuments des arts, l'architecture et IjSt sculpture notamment, nous donnent de grandes lumières sur l'histoire de l'antiquité, on en recueille aussi d'importantes des médailles anciennes, concernant la géographie, la religion ,, les lois, les époques, les magistratures, les privilèges des ▼illes^ etc. La connaissance de^ usages principaux et particuliers aux divers peuples peut être utile ,
* WiVKEL., Hiftt. de l'art, etc., t. ii, liv. iv, ch. a, p. a?*
4 f ^ RBCJOfiRGHBS
soit pour l'étude et ta classification des objets (Tantiquité , soit pour indiquer lés moeurs , le caractère et le génie de ces peuples. Voici quelques renseignements épars> relativement à ce dernier Sujet.