USAGES PARTICULIERS A LA SCULPTURE
I>es sculpteurs égyptiens appliquaient les vêtements comihe une pellicule enveloppant, mais laissant voir les ^mes les plus détaillées du corps, lequel paraîtrait entièrement nu , si le bas de cette
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mince enveloppe ne se dessinait $ur la partie in? férieure des jambes.
Pour juger les figures censées égyptiennes du premier style, il est bien essentiel de remarquer la tête, afin de savoir si ce ne sont point des imitations grecques ou romaines, qui toutes ont, comme je l'ai fait observer, leur type national* Les yeux des figures égyptiennes sont à fleur de tête; dans le système grec, ils sont enfoncés, pour relever Tos, et ménager un double effet de lumière et d'ombre'. J'ai eu lieu de signaler, plus haut, d'autres caractères particuliers aux sculptures égyptiennes.
Les têtes de Niobé et de ses filles (galerie de Florence), et celles des Pallas de la yilla jilbani{ii Rome), prou vent que, dans la belle période de l'art, on travaillait les têtes, et même les bras, séparément, pour les adapter ensuite ;iux troncs^. Cependant plusieurs statues antiques présentent en* core les supports que l'on avait soin de ménager pendant la sculpture des parties délicates ou déta* chées de ces figures. Les deux méthodes avaient pourbutde soutenir et de défendre ces parties durant l'exécution. Quelquefois plusieurs artistes
*■ Wiifcuu.MAH]i, Hist. de Tart, etc., liv. ii, p. 90 et 92.
» Cette remarque prouve encore que , s'il faut prononcer avec circonspection sur l'aotiquité il*ua ouvragti , il en faut aussi pour déclarer sa restauration.
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travaillaient à un même ensemble : le grou[)e de Laocoon est , conjme je Tai déjà fait observer ^iiote delà j)age2u/j), attribué aux ciseaux d'Agésaudre et de ses deux fils, l\)lydore et Athénodore, chacun pour une des figures; ce qui ne laisse pas moins subsister le doute si le groupe original était d'un seul bloc.
Pline établit pour maxime que Tusagedes Grecs était de figurer nus leurs hommes illustres(héroï- (ju<»ment , ou sous la forme d'un empereur déifié), tandis que celui des Romains était de draper leurs statues, et de représenter surtout leurs guerriers avec Taimure et revêtus de la cuirasse \
Les Egyptiens, les Grecs et les Romains sculptaient leurs bas-reliefs sur la pierre de coiîstructioïj. Cependant féconomie ne fut point absolunient étrangère à ce genre (Tornement, surtout chez ces derniers peuples : on a conservé d'assez beaux bas-reliefs antiques en plâtre, provenant des voûtes de deux chandjres et (Tun bain à Baja. On a aussi de beaux ouvrages en relief, provenant des tombeaux de Pouzzole, et dont la matière est de la chaux avec de la pouzzolane. Moins ce travail a de saillie, plus il est doux et agréable à fœil ; mais, pour augmenter Teffet des figures qui
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ont peu de relief, on a marqué par des contours enfoncés les parties qui réclament cet effet, méthode analogue à celle des Égyptiens.
Ijes Étrusques mettaient souvent des écritures sur le vêtement ou sur le nu, par exemple sur la cuisse de leurs statues; on en voit plusieurs preuves dans lés musées d'Italie.
Les vases antiques n'étaient pas tous des ustensiles d'utilité : il y en avait de simple ornement, dont la forme et les détails n'admettaient même aucun service particulier. On était dans l'usage d'exécuter ceux-ci par paires, et c'est ainsi qu'on les a fréquemment retrouvés en Grèce et en Italie.