‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 68 sur 90 · G RKCMKRCm-S · texte numérisé non relu

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mais secondai les, on les moins importantes »lans lenrs constructions.

Les briques furent employées à la grande muraille de la Chine, plusieurs siècles avant notre ère; elles le furent, bien autérieurement, aux revêtements des digues de TEuphrate, à d'autres travaux liydrauliques dans les environs de Babvloue, et même à la tour de Babel peu après le déluge'. On pourrait sans doute multiplier les citations de ce genre, attestant la haute antiquité des pierres factices, non-seulement dans les contrées où la géologie n<* favorisait point autrement Tart des constructions , mais (encore dans celles qui fournissaient des pierres en abondance, conune la IIaute-Égy|)te, où des enceintes considérables furent entierenjcnt exécutées en briques crues, durcies au soleil, et liées avec le limon du Nil.

Les Grecs avaient d(»s briques nommées dido ron^ longues de deux |)almes et larges \}iun palme, ainsi que les Romains. ]^e pentadoron , carré à c(» qu'il |)araît, était de cinq palmes, et le tétra doron de quatre palmes.

2^oia. Les derniers renseignements qui sont relatifs aux constructions des anciens, auraient pu trouver place d^ius la section particulière à clia-

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IIISTORICO-MONUMENTALES. ^%'J

que nation. Cependant, ils sont d'autant moins étrangers à la spécialité des usages, que mes cita* tions en ce genre ont pout objet priqçipal de$ usages qui concernent les arts.

DSàCK DES LAMPES.

Les Hébreux, les Égyptiens, les Grecs et les Romains se servaient de lampes dans les temps les plus reculés. C'est principalement dans leurs temples qu'ils allumaient ces lampes; ils avaient aussi des'solennités extérieures où ils illuminaient leurs portes, leurs fenêtres , des arbres et des lieux publics. C'est à Sais que les Égyptiens avaient leur principale fête périodique des lampes '.

Les Grecs avaient la fête des lampes, qu'ils célébraient trois fois l'an. Dans les contrées septentrionales dénuées de végétation, les naturels se servaient du feu de leurs lampes pour se chauffer et sans doute pour cuire des aliments. Les cabinets d'antiquaires et les musées fourmillent de lampes anciennes, de toutçs les formes et gran* deui*Sy tant métalliques qu'en telrr^ cuite; ces ustensiles présentent des variétés à l'infini, mais attestent de leu^ côté un gr^nd exercice des arts libéraux et mécaniques. LetomeVydeuxièmepartie,

Hkrodote, Hist., liv. II. {Euierpe.)

4^.8 Hi:CHFRCMi:S

(le l'Anti(|ink* PX|)lir]uéo par Montfaucon. de la CXXXIX' à la CCin*' planche inclusivement, peut en donner une idée, depuis le goût le plus simple juscprau plus bizarre et au plus fantastique.

SCKNK d'aGUICCJLTDRE l^GYPTIENNE.

jAT. Chanfîpollion le jeune nous apprend * que 1(* bas- relief d'un hypogée ou tombeau creusé dans la chaîne Arabicpje, voisine de El-Kab (l'ancienne ville i\ Elethya,, sous le règne de Ramses- Mejanioun, représente le foulage ou battage des gerbes de blé par les bœufs. Au-dessus de la scène on lit, en hiéroglyphes, la chanson que le conducteur du foulage est censé chanter, chaque genre de travail ayant encore, en Egypte, sa chanson particulière, (lelle-ci est, en cinq lignes, une sorte (rallocution adressée aux bœufs; on la retrouve dans plusieurs autres tombeaux plus anciens:

Battez pour vous ^ (Z?/5.)

O /j(ru/s.

Battez pnnr tunis. (^B/s.) Des boisseaux paur vous ^ Des b(^isscai(.i pour vos lualtres.

' l.t'ttr»' (le M. (!ii xMPoM ION, datrr do lîihan-ol-Molniik lin !>(N , le >.'} \\\M"> I S-î').

UISTORICO-MONUMEITTALES. 4^9

Ce qui constate lantiquité du Bis y qui est écrit la fin de la première et de la troisième ligne.

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