‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 77 sur 90 · COSTU3IES DES GERMAINS · texte numérisé non relu

COSTU3IES DES GERMAINS

On voit sur les colonnes Trajane et Antonine,à Rome, (les costumes germaniques : les uns sont nus jusqu'à la ceinture, et du reste vêtus d'un liaut-de-chausses ou de longues braies descendant jusqu'à la cheville du pied; les autres vêtus de braies et de tuniques. Ils sont armés soit d'uji bouclier ovale et d'une massue, soit d'une fronde, d'un arc, d'iuie espèce de coutelas ou courte épée; les frondeurs ont de plus un manteau, peut-être destiné à contenir leurs provisions de pierres et parer les coups de Tennemi. Quelques-uns ont la tête nue, plusieurs l'ont couverte d'un bonnet ou d'un pilous,

TRÏCLIXÎA. DES ANCIENS.

l.e luxe des lits ancieiis devait être fort remarquable. Les Perses, dit Xênophon, avaient des lits dont les j)ie(ls étaient d'argent ; d'autres étaient ornés de j)icrreries, d'ivoire, d'or et d'argent. Leurs matelas étaient bourrés diversement (comme les nôtres i, d(^ laine , déplume, de paille, ou d'herbe sèche. L'empereur romain Héliogabale avait, dit-on, des lits d'argent massif, tant pour le coucher (pie pour la table.

HlSTORICO-MORUMKlfTALES. 4 %

Dans les temps les plus reculés on s'asseyait à table comme de nos jours. Homère dépeint tous les coDvires assis antonr de la table du festin. Quand Ulysse arrive au- palais d'Aldnoûs, ce prioce lui fait donner un siège magnifique.

Chez les anciens Égyptiens, dit Athénée, au lieu de tables il parait qu'on leur présentait saccessivement les différents mets , afin que chacon prit y de sa place, ce qui lui convenait. L'usage, tant des Égyptiens que des Grec9, des Asiatiques en général, dès Romains et des Gaulois , était d'avoir, durant leur repas , des musiciens ou des chanteurs. La sensualité était ordinaire dans tous ces repas , surtout chez les Grecs et les Romains ; si Ton excepte le mesquin brouet des Spartiates, l'art culinaire avait son mérite et sa célébrité dans des temps bien reculés.

Hérodote décrit un des plus grands festins des Grecs, et dit en avoir appris les détails de Thersandre, Tun des convives. II fut donné peu de jours après la bataille de Platée, par Attagine, Thébain, à Mardonius et cinquante chefs, des Perses. II y avait cinquante lits {tricUnia\ sur chacun desquels étaient un Perse et un Grec, ce qui faisait cent convives. Il fallait une bien grande salle pour contenir tant de lits avec les espaces nécessaires pour les tables, les autres meubles, et pour le mouvendenf du service, surtout les tables n'étant occupées que d'un côté.

Ùfio RBCHERGHES

Jjd triclinium, mot dérivé du ffrec iFidinion^ signifie une salle où il y avait trois lits , étendus en manière de fer -à- cheval. L'usage en passa conséqMinment des • Grecs aux Romains y chez lesquels il prit 1# nom de ccmatiOf ou salle à manger. Un passage de Cicéron dit : « Il corn- « mandait qu'on mit dans le marché des triclma <K ou des lits pour les convives, i» Le nom de ces lits fut pris ensuite pour la salle où on les plaçait, quel que fut le ncmibre des lits. Yarron dit , dans Aulu-Gelle, que le nombre des convives doit commencer par trois, qui est celui des Grâces « et finir par neuf, celui des Muses (multiple de trois); ce qui convertit en un joyeux adage le Numéro Deus impjare gaudeL

Il paraît que les convives étaient à demi couchés, ou du moins assez espacés pour prendre diverses positions, ces lits étant rangés autour de la table. Maufaucon confirme ces renseignements. (Ântiq. expl., t. m, i** partie, liv. 3,

p. 98 et 99.)

LucuUus, au dire de Plutarque , Lucullus enrichi des dépouilles de plusieurs rois d'Orient, et qui vivait avec une magnificence renommée, avait plusieurs salles à manger, dont chacune portait un nom particulier et déterminait la dépense de chaque repas ou festin ; par exemple : la dépense de l'Apollon montait à 5o,ooq pièces d'argent ^

' MoMTrAucoN lADlicf. expl, t. m, i'* partie, Uv. m, p. 99.

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Les chambres à coucher {cubiculd) n'ayant pas de cheminée, on les échauffait avec des braisières , probablement alimentées de noyaux d'olives, comme l'usage en est conservé dans une partie de lltalie, ou même avec des tuyaux de chaleur. .Chez les Griecs, les appartements des femmes, séparés de ceux des hoinmes, s'appelaient gjmœceon et gynœconitis ; les derniers s'appelaient andron et andronitis. Le conclave des Romains était une pièce ou plusieurs ^ pièces qu'on fermait à clef.

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