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^drien, le septième et dernier rejeton de Louis Ier et de Marie Duverdyn, vint au monde à Leyden en 1585. Le SlO février 1599, on le trouve inscrit comme étudiant les belles-lettres à l'université de sa ville natale. Il était alors âgé de 14 ans. Il est certain qu'il mourut fort jeune, même avant 1612. Aucune autre particularité concernant ce personnage n'est parvenue jusqu'à nous. La généalogie de la famille n'en fait même pas mention. Le peu que nous savons de lui est. dû aux recherches actives faites récemment par M. J. W. C. Rammelman-Elsevier, qui a bien voulu nous communiquer une foule de renseignements précieux sur ses illustres ancêtres.
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ABRAHAM ï.
lusieurs actes notariés confirment qu'Abraham Elsevier, fils aîné de Mathieu Elsevier et de Barbara Lopes de Haro, et petit-fils de Louis Ier et de Marie Duverdyn, naquit à
g^Leyden le 14 avril 1592. Une note manuscrite de la main de son fils Abraham Elsevier, solliciteur militaire à La Haye, et ensuite receveur de Kempeland, dans le Brabant septentrional, reproduit l'assertion suivante : « Aujourd'hui, 14 août 1652, mercredi, à sept « heures du matin, est décédé mon père Abraham Elsevier, âgé de « 60 ans, 4 mois et 10 jours. Il était marié avec ma mère depuis 31 ans, a 5 mois et 2 jours (1). »
Les parents de cet Abraham voulurent en faire un savant, et lui firent étudier les belles-lettres à l'université deLeyden. Son nom figure sur les registres de cette université, sur lesquels il fut inscrit le 11 février 1604. Plus tard il devint membre de l'église wallonne à Leyden; il y fut admis en cette qualité en février 1612, après avoir fait sa profession de foi à cette fin.
(1) Le professeur Libry, à Paris, possède un autre manuscrit, écrit de la main de Jean Elsevier, d'Eve Van Alptaen, son épouse, et d'Abraham, leur fils, daté de 1646 à 1710.
Il s'occupa également d'imprimerie, en quoi il rendit des services éminents à son père, ainsi qu'à son frère Isaac (1). 11 songea enfin à s'établir. A cet effet, son père Mathieu (alors associé avec Bonaventure Elsevier) lui céda, le 5 septembre 1622, sa part dan« cette association, y compris tous les livres qui se trouvaient dans les dépôts établis à Francfort, Paris et Venise, moyennant une certaine somme d'argent.
C'est de cette époque que date l'association d'Abraham avec son oncle Bonaventure, association qui dura trente années et qui a donné le plus grand lustre à leurs noms.
En 1625, ils achetèrent l'imprimerie d'ïsaac Elsevier (fils de Mathieu), alors imprimeur juré de l'université, et, à la même époque (1625), ils firent un arrangement avec Jacob Elsevier (fils de Mathieu), libraire à La Haye, pour la vente de leurs livres.
En 1626, Bonaventure et Abraham Elsevier furent nommés imprimeurs jurés de l'université, en remplacement d'ïsaac Elsevier (2).
Abraham Elsevier épousa à Rotterdam, le 21 mai 1621, Catherine Van Waesbergen, fille de Jean Van Waesbergen, imprimeur de l'Amirauté de Rotterdam et de Margarite Van Bracht, et petite-fille de Jean Van Waesbergen et d'Elisabeth Roelands.
Il mourut à Leyden, le 14 août 1652, et son épouse le 15 octobre 1659, âgée de 62 ans.
(i) M. Charles Pieters , dans son Analyse des matériaux les plus utiles pour des futures annales de l'imprimerie des Elsevier, imprimée à Gand en 1843, chez C. Annoot, Braeckman, dit :
« J'ai vu un exemplaire du Joannis Meursii Gulielmus auriacus. Lugd. Batav. apud ïsaacum Elsevirium, acad. typog., 1621, in-4°, auquel il avail été substitué un nouveau titre avec la date de 1622 et portant pour souscription : Lugd. Batav. apud Abrahamum Elzevirium. Cet exemplaire cependant avait comme les autres sa dernière page au dos de laquelle on lit :
Excudebat Isaacus Elzevirius, 1621. »
Cette circonstance peut faire douter si réellement Abraham Ier a imprimé seul, avant son association avec Bonaventure, et si jusqu'à cette époque ce n'était pas Isaac qui imprimait pour lui.
En ce cas, Mettaire pourrait avoir raison quand il avance que ce même Abraham, avant de s'associer à Bonaventure avait été l'associé d' Isaac.
Non, tous les renseignements prouvent qu'Abraham Ier n'a été associé, avant 1622, ni d'ïsaac, ni de Mathieu; mais bien qu'il a appris la librairie chez Mathieu, son père, et l'imprimerie chez Isaac , son frère.
En 1621, il se maria, et c'est alors qu'il commença à faire le commerce pour son propre compte, tandis qu'en 1622 il acheta la librairie de son père Mathieu et s'associ^ dès lors avec son oncle Bonaventure.
(2) Voir n° 11, aux pièces justificatives.
De ce mariage naquirent trois fils, Jean (1), Abraham (2) et ïsaac (5), et une fille qui mourut en bas âge.
(1) Il naquil à Leyden en 1622 ; el fut imprimeur de l'université. Nous en parlerons plus tard.
(2) Il naquit à Leyden, en 1625; il fut solliciteur militaire à La Haye, et ensuite receveur de Kempeland (au marquisat de Bois-le-Duc). Il épousa, le 15 février 1650, à Amsterdam, Catharine Bloemmaert, fille de Samuel Bloemmaert, régent de la Compagnie occidentale, et de Catharine Reynst, et petite-fille de Louis Bloemmaert, échevin d'Anvers, et de Marguerite Hoefnagel.
Il mourut à Qoschot, en 1694, laissant deux fils, Samuel, négociant au Capde Bonne- Espérance, et Isaac Elsevier, employé à la cour des comptes à La Haye, qui ont laissé des descendants.
(3) Né à Leyden, en 1627, il fut négociant et échevin à Rotterdam, y épousa, le 22 mars 1650, Anne Van der Mast, fille de Guillaume Van der Masl et d'Anne Rammelman. Il mourut en 1684, laissant un fils du nom d'Abraham, bourgmestre à Rotterdam.