‹ Recherches historiques sur l'Abbaye de Doue [microform]: et sur les prieurés qui en dépendaientChapitre 26 sur 78 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Doue de 1162 à 1265. •— Personnel de l'abbaye. — Premiers abbés. — Godefroi : Annexion de la paroisse de Saint-Juliend'Ance. — Armand Dussoyre : la donation de l'église de Saint-Germain-Laprade est confirmée au monastère. — Robert de Mehun, évêque du Puy, est enterré à Doue. — Bernard d'Espaly. -r- Hymbert : acquisition des dîmes de la paroisse de Saint-Martin-de-Fugères. — Jarenton de Glavenas : état prospère de l'abbaye ; annexion des bénéfices de Borne et du Pontempeyràt.

E monastère de Doue ne fut pas, comme beaucoup d'autres/ gouverné d'abord par un simple prieur,; car il eut dès Torigine le nombre suffisant de religieux pour être érigé en abbaye (0 et pour être gouverné par un abbé. Nous en avons pour preuves, du reste, la lettre d'Alexandre III, adressée vers la fin de l'année 1162 à l'abbé qi aux religieux de ce monastère, plus un inventaire, dressé en 1782, qui parle

\i^ Ce nombre a toujours été de douze.

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d'une transaction « passée entre Vabbé de Doue et TEvêque du Puy en 1 163 (0 ».

L'abbé de Doue, comme ceux des autres abba3'es de l'Ordre de Prémontré, était nommé par les chanoines de son église, à l'exclusion de tout chanoine d'une autre église. Son élection devait être confirmée par Tabbé de Prémontré ou par le Souverain-Pontife. Il recevait la bénédiction abbatiale/ selon la forme du Pontifical romain, des mains de l'évêque du Puy ou, à son défaut, de tout autre en communion avec le Saint-Siège. Il eut, à partir du xv^ siècle, le droit de porter les insignes pontificaux, suivant les règles canoniques et les privilèges de TOrdre, et il jouissait d'une primauté de dignité, d'honneur et de juridiction que tous les membres de l'Ordre devaient reconnaître et respecter. Il avait au spirituel, dans son monastère, la juridiction, de tout pasteur qui a charge d'âmes; à lui revenait le soin de donner le saint habit aux novices et de recevoir leur profession. Il avait aussi l'administration de tout le temporel; mais, afin de dégager sa responsabiUté dans les affaires graves, il devait s'entourer d'un conseil administratif composé des chanoines les plus prudents et les plus expérimentés de son monastère, parmi lesquels se trouvaient de droit le prieur, le sous-prieur et le cellérier ou procu-

(i) ^Archives départementales de la Haute-Loire, f. de Doue. Inventaire de 17^2, f. 43, verso.

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