LES ABBÉS : SYLVESTRE DE MORGUES
martin et Jean Blanchard, religieux conventuels (0.
D'après l'Inventaire de 1782 (2), un arrêt du parlement de Toulouse confirme, en 1687, à l'abbaye le droit de pêche qu'elle avait sur les deux rives de la Loire de temps immémorial .
Nous avons relevé, nous ne savons plus où, à la date du 6 juin 1688, les noms de trois chanoines de Doue : J. Joillier, prieur ; J. Chaduc et C. Phélippe.
Nous n'avons plus de faits importants à rattacher au gouvernement de Sylvestre de Morgues. Voici cependant quelques détails qui pourront peut-être un jour servir à ses futurs historiens.
Le 9 avril 1695, Claude Surrel de Monchamp, bourgeois du Bouchet-Saint-Nicolas, fils unique de Jacques, vivant, rentier d'Agrain, étant sur le point de prendre l'habit de chanoine régulier dans l'abbaye de Doue, donne tous ses biens à divers membres de sa famille (3). Il vivait encore en 1702; il était alors religieux profès de l'Ordre de Prémontré (4^
Deux arrêts du Grand Conseil, l'un de 1708 et l'autre de 17 13, maintiennent les chanoines réguliers de Doue dans la possession de leurs cures et en dépouillent les prêtres séculiers (S).
(i) archives de M. Bertrand dé Doue.
(2) Folio 39. "^
{^) archives départementales de la Haute-Loire, B., 39.
(4) Inventaire de 1782 .
(5) Ibidem. -
En 1708-, paraît un factum pour les religieux, abbé^ prieur et couvent de l'abbaye de Doue, contre l'abbé et les religieux de l'abbaye duMonastier-St-Chaffre(i).
Le 12 mars 1712^ Messire Sylvestre de Morgues, abbé; Charles Phélippe, prieur, et Jean-André Lashermes, religieux, composant la communauté, afferment à demoiselle Marie Aulanhet, veuve de Vidal Brun, notaire du Puy, les cens, rentes et revenus, dime abonnée de Fay-Ia-Triouleyre, pour cinq ans, moyennant la somme annuelle de cent livres, soit en tout cinq cents livres, que ladite demoiselle gardera pour semblable somme à elle due par les Religieux {^).
Le 22 mars 1712, Dom Jacques Boyer, dîne chez M. Martel, avocat, qui a beaucoup de titres de l'abbaye de Doue, et travaille chez lui jusqu'au soir. Le. 4 août de là même année, il écrit au R. P. Denis de Sainte-Marthe et lui envoie un mémoire où il dit qu'il y a peu à ajouter ou à corriger à l'histoire des abbayes du Velay, entre autres à celle de Doue (3). Plus heureux que lui, nous avons pu, grâce à la centralisation des archives, à la bienveillance de nos amis et à nos recherches personnelles, ajouter beaucoup et corriger quelque chose. Gloire à Dieu, si nous avons réussi !
(i) In-folio de 3 pages.
(2) Archives dép. 4^ la Haute-Loire, Minutes de Guillaume FaurCj notaire. ,
(3) Joi{,rnal de TDom Jacques Boyer, édition Vernière, p. 189.