LES ABBÉS : JEAN-LOUIS GENESTET
Laval, frère convers^ tous religieux de l'abbaye, ont d'une voix unanime délibéré de faire un emprunt de ladite sommé et rembourser ledit Vidal Genestet^ et à cet effet ont donné plein pouvoir audit abbé, à raison de cinq pour cent de revenu...
« 2. L'an mil sept cent trente-six et le dix- huitième jour du mois de janvier, lut présent Messire Jean^ Louis Genestet, seigneur abbé dé Doue, et vicaire général de l'Ordre de Prémontré, lequel, en conséquence du pouvoir à lui donné, a reconnu avoir emprunté de Messieurs du vénérable Chapitre de Notre-Dame du Puy, présent et acceptant pour eux Messire Jean-Dominique Decreaux, syndic..., la somme de trois mille livres... laquelle ledit seigneur Genestet a présentement et réellement payée à sieur Vidal Genestet, assisté de M^ Pierre Nouvet, procureur ès-cours du Puy, son curateur, en déduction de la somme de quatre mille livres contenue en l'obligation consentie en sa faveur par F. André Lashermes, curé de Saint-Geamain-Laprade... pour laquelle somme de trois mille livres ledit sieur Vidal de Genestet a, subrogé Messieurs du vénérable Chapitre Cathédrale sans préjudice de la somme de mille livres qui lui reste deue, sous la rente annuelle de cinquante livres et de 150 livres pour les Messieurs du Chapitre (0. »
Un registre du Grand-Séminaire du Puy nous
(i) ^Archives delà Fabrique de Saint-Germain-Laprade. -
2i6 l'abbaye de doue
apprend que, sous l'abbé Jean-Louis Genestet, les religieux de Doue étudiaient la théologie dans cette maison. Nous y lisons : Dominique Sapet, sousdiacre et religieux de Doue, 24 ans, 29 octobre 1737 et 1739; Jean-Pierre Laurençon, religieux de Doue, 21 janvier 1738 et 1740; Dominique Durand Constant, religieux de Doue, 22 novembre 1738.
L'abbé Genestet mourut dans la nuit du 15 au 16 juin 1741, au Puy, dans sa maison paternelle, située dans la rue Saint-Gilles d). L'auteur du Journal d'un bourgeois du Puy raconte ainsi ses funérailles :
ce Ledit jour (16 juin 1741) il fut porté à Doue. A son enterrement, l'hôpital général y assista, les capucins et autres ordres et les paroisses, excepté St-Vosy, les Messieurs de Doue en surpelis et aumusse précédés de deux ecclésiastiques qui portaient sa crosse et mitre, le vicaire de Saint-Pierre faisant l'office à sa gauche, M. le Curé de Saint-Germain en chapes. Le corps encaissé, porté par un carme, un observantain, un cordelier et un dominicain passant dans la ville à la porte Saint-Jean et devant Téglise, le curé le print^ en chape, jusques aux trois pierres de Brive. Là, le curé de Saint-Georges jusques au pont de Brive, et là ses religieux montèrent à cheval^ le corps porté par des paysans, puis Saint-Jean jusques à Doue; enterré le 17*^ à onze heures du matin ».
(i) Tablettes historiques du Veîay, VIII^p. 190,