‹ Recherches historiques sur l'Abbaye de Doue [microform]: et sur les prieurés qui en dépendaientChapitre 69 sur 78 · LES ABBES : DE RACHAT-DESGRANGES · texte numérisé non relu

LES ABBES : DE RACHAT-DESGRANGES

de beaucoup d'esprit et d'une grande piété. Personne n'était plus régulier et plus aimable que lui . Il donnait des sujets d'oraison et prêchait aux retraites. Les jours de promenade, il prenait part aux jeux des séminaristes et leur en apprenait de nouveaux. »

A partir de ce moment, l'abbé Desgranges se plut à répéter dans ses lettres, qu'il n'avait jamais été plus heureux. Ce qui mettait le comble à son bonheur dans sa solitude de la Walsau, c'était d'employer « le peu de forces et de moyens qui lui restait à la gloire de Dieu, en concourant à former de dignes ouvriers pour la patrie commune. » ,

Il n'entrait pas cependant dans les vues de la Providence de lui demander un long apostolat ; ses jours étaient comptés' ; l'heure fatale allait sonner. Mais Dieu, après Tavoir/ait passer pendant vingt ans par toutes les épreuves, voulut épargner à son serviteur la plus cruelle de toutes, les appréhensions- et les angoisses de l'agonie. Au mois dé février i8ir, il fut frappé à l'autel d'une attaque d'apoplexie à laquelle ilsuccomba le lendemain. Il fut inhumé chez les Récollets d'une petite ville voisine, où se trouve la résidence de la famille du prince de Hohenloe, en si grand renom de sainteté dans le monde catholique, ily a à peine un demi-siècle.

Dévouement héroïque à son évêque, abandon filial à la divine Providence, tels, sont les traits les plus saillants de la vie du dernier abbé de Doue^ du prêtre

éminent, dont nous venons d'esquisser la biographie. Nous ne devons plus à nos lecteurs qu'un mot sur les bâtiments et rameublement de son abbaye.

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