DEPENSES
« A Texécuteur de la haute justice, pour Tannée, n livres.
» Donné rr m. gros morceaux de gros bois ^ et m. de fagots chacun au prévost d^Orléans et au receveur, pour leur chauf&ge annuel, xx livres.
» Pour pavé fait devant la halle au lin ( rue au lin ) , pies leChÂtelet, donné aux maîtres des chaussées, cv livres.
» Ptour Monsieur Raoul de Gaucourt , gouverneur , par jour XVI sous.
» Pour Monsieur Jehan Leprestie, garde de la prévosté , par chaque jour, v sous.
» Pour Monsieur Robin Racfart, commis k la reùeptB d*Orléans, par an, lxxx livres.
» A Macé Kogeret, procureur général de Monseigneur le duc d'Orléans, pour son année, xxx livres.
» Au même, pour V amplement ^ pour Tannée, xxx livres.
» Donné à Girard Boi 1 lève , adçocat défenseur des causes de Monseigneur le duc d'Orléans, pour ses gages de Tan* née^ xxx livres.
» Au même, pour Yeunpl^ment , xx livres.
» Donné à Jehan Cantor dit Le Blanc, sergent et maître du guet d'Orléans, ainsi qu aux autres sergens de la sixaine (soixante ) du guet d'Orléans , par jour chacun» x deniers.
» Au même , pour sa robe , x livres.
' » Donné à Jehan Victor, souverain maistre enquesteur, des eaux et forêts, et chacun desniaistres des gardes, à raison de n sous dits sous parisis, |Nir jour, et c sous pour leurs robes, c xx livres. «
Les administrateurs du pont, de lliôpital Saint-An* Coineet de la place Saint-Antoine, donnent à bail une place asnse au Portereau , sur le chemin du puits Tudelle, pour la vie , aux Bardeurs frères et sœurs, et jusqu'à l ans après la mort du dernier vivant.
Les procureurs de ville paient à Geuffroy Dijon, apo- Hmfttti.
thicaire, « pour avoir baille choses nécessaires de son mcstier à la mère Jehanne Ysabean , mère de la Pucelie ^ qui a été tîès-f 'ort malade , lvi sous iv deniers. »
Jacquet Leprestre, comme Darlet de ville , reçoit pour sa sepumb. U4i.; nourriture^ par mois, Yipgt-quatre sous , parce qu'il était trop âgé.
Déclaration de Charles, duc d'Orléans, au chapitre de 9 réTrkr iMS. Sainte-Croix de cette ville, par laquelle il est dit: « qu'il n entend porter atteinte en aucune manière aux droits du chapitre , bien que la chambre des comptes se tint depuis plusieurs années dans une maison près le Châtelet qui leur appartenait, maison occupée en partie par Davy, chanoine, -leur confrère (8).
Le corps de ville d'Orléans qui tenait ses assemblées dans 22 oui» w/l une partie de la tour de Saint-Samson ( comme il est prouvé par des quittances et par l'ajournenient donné par trois sergens de ville, le premier juillet 1408, à plusieurs habitansd Orléans, pour venir à Saint-Samson , en la chambre oîi conversent les procureurs de Dille) , se trouvant logé très à l'étroit et peu convenablement, achète l'hôtel des Crénaux, rue Sainte-Catherine, paroisse de Saint-Pierreen-Sentelée , et quelques maisons voisines , près de l'église Sainte-Catherine , et fait jeter les fondemens d'un édifice •destiné à lui servir de lieu de réunion (4-9)«
Cette acquisition de l'hôtel des Crénaux coûta à la ville la somme de t\oo ccus d or (4-9-59).
« Comptes de- ville :
» Achapt de l'hostel des Crénaux, rue à aller de la Chol- /er«c( clouterie, commerce de clous), à sainct Samxon^ de Jh. Renard, pour iv escus d'or, du poids de iv " (80) au marc (à peu près 5 marcs 7 onces, ce qui fait , à 80 livres l'once, 3,760 livres de notre monnaie), ung hostel en la paroisse de Sainct Vierre en Sentelée, couvert d'ardoises, auec les caues^ courts, jardins, droit de vue et egoults, et aultres appartenances d^icehiy hostel^ sur la rue, à aller de la Chollerie à l'église Sainct Samxon ^ tenant d'une part à \ hostel de la femme Françoise Belliere ; d'autre part, à ung petit liostel appartenant au Sainct Sam.Ton,et par derrière (rue Sainte Catherine), auLr murs anciens de la ci lé et à Y hostel de dame Gille Moreile, tenue en censive de Sainct Samxon, »
( Jehan Renard, vendeur de l'hôtel de« Crénaux , avait été interdit en i436, dans une assemblée de famille; au »6mb» de. parensiigaie on n<»«i.éGuiUeB«hBe.ubar.
nais.)
MMtk». Jehan Lallemand, receTecr de la commune d'Orléans,
Î)ar commandement des procureurs de la ville, paye à a mère Jehanne Ysabeau , mère de la Pucelle , qui vésidait à Orléans, la somme 'de quarante-huit sous, pour don 4|uon lui fait par mois, depuis le 9 novembre 144^9 pour son vivre pendant le mois d août (4^-59-64)* it oci«iN«aiflL Cauchon , évéque de Beauvais, Tun des juges de Jeanne d*Arc, meurt subitement au concile de Bâle, pendant qu'on lui coupait les cheveux (4i-43)s Hiin i4M. Charles VII , par une ordonnance, conlraint tous les habitans d'Orléans à faire le guet et la garde de la ville , sous la conduite d'un sergent ou maître qui existait déjà depuis plusieurs années , et que la commune payait, ainsi que ses aides ou sergens de sixiaines.
s «MiiMi. Fête de ville, remarquable parce qu'il y fut porté, pour la première fuis , la bannière de la ville, par Pichon , ww- Ut de ville à (!Ctte <?poque.
Cette bannière était une toile peinte qui formait un carré long et qui était attachée à un bâton disposé en croix avec celui qu'on tenait à la main ; elle représentait les Tourelles du pont et les Godons qui les défendaient. Pichon , variei de la ville , reçut 2 sous parisis pour son salaire.
ta nifti iHi- Les procureurs de ville font construire le portail du passage obscur qui communique du marché à la volaille ou du CliAtelet, à la halle à la friperie , ainsi que 1 escalier qui passe sous les maisons de la rue Sainte-Catherine , pour communiquer à celle rue. A cette époque, le receveur des deniers communs recevait , pour le loyer de remplacement des fripiers, sous parisis par année.
flo MMinb Charles VII taxe Orléans à une sonnne de 2,000 1. tour-
nois. Les procureurs «envoient un sergent de ville pour adjonrner plusituirs bourgeois à être dans Xaustel de ville , pouj' avoir leurs conseils et avis d un aide (impôt) que le i\<>} nnstre sire y deniatuLait aux bourgeois^ manants et habilans (ficelle inlle.
1444. Thévénot de Bourges, procureur de ville, est condamné
à 20 sous d'amende par k cour de l'olEcialy tribunal ecclé-
mstiipey à cause «fune procession fiiite par h. vïlïe sans congé (permission);
Regnault de Chartres^ cardinal arcberéque de Heîmsy. chancelier de France et administrateur perpétuel de Yé%èché d'Orléans y meurt k cette époque. H avait été cinq années évéque de cette dernière ville
Guillaume Diigué , eTêque dOrléans ^ meurt après en* viron une année de siège (21).
Le corps de ville fait don de ri8 sous à un Gordelier, aiaan
rdien de Vendôme y lequel prêcha pendant ie Karesme , plus cinq aulnes de^rif pour lui raire ung habit , qui a aousié chacun aulue 11 sous, e^ 8 sous pour la fiiçon dur OMMfnwr (tailleur) (4-9-59).
Les procureurs de ville arrêtent que, parmi tes frais tauîUift. pour la fête- de ville , on comprendrait la somme de* % sous pour un ceinturon de cuir, pourpendre la bourse
2ui. sou tenait le bout du bâton de quoi se porte la bannière e la iiHle à la procession des TÂourelles. Item qu'il serait payé 2 sous aux en fans de cueur (chœar)' de Sainte-Croix, et autant à ceux de Saint-Aignan^.ppur avoir des -petits postes».
Charle» Vil , par un édit , lève des subsidés sur Tes vins iTtuintm d Orléans, malgré les promesses d'exemptions qu'il avait élites aux^habitans, en 14^9 (4).
L enlise et le couvent de Saint-Eu verte , qui avaient été détruits en i4a8> à cause du siège des Anglais , sont totalement reconstruits à cette époque (8).
Féte de la ville | remarquanle parles mystères de Saint- « ««rtus. Etienne qui furent joués par les compagnons. Le receveur des deniers de la ville leur donna 4 liv. 1 6' sous pour leur aider à soutenir la. dépense de leurs ehaf/aulx et autres (4-9-59).
L'église de Saint-Laurent-des-Orgerils , qui avait été rui- wfi. née par les Orléanais lors du siège des Anglais, fut eomplètenient réédiûée à cette époque (8).
Gillet Morchoasme , Guyon Dufoussé^ et Jehan Colin-, siratiarm?. procureurs de la ville , sont commis et député» par les autres procureurs leurs collègues , à faire diligence et poursuite de viandes pour le présent qu'ils avaient intention de faire de la part de la ville, à Monseigneur Dugué,^évôque " d'Orléans, à son entrée dans ladite villes Ils recurent . la somme de 2a Evses 4 deniers ,. pour payer vmgt-cinq
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chapons de haute gresse (gnàsse),^lole;s (ceU-k^re^ décores de papier doré coupé en ruban), garnis de Jforgo 'aines , peùutM et paruùges (portage) et aussi pour payer certains meuaiges (messagers) envoyés en Beauce et en> SauloiaiCy pour faire chasser venoiêons, vouliiers (inseaux) saupaaines, pour dépens de chasseurs, o/M^im?, et pour voitures pour amener et apporter ce qiie pris avait été, tant uenoUons que voultiers, le tout présente au nom de la ville à mondît seigneur évéque (4-9-59). â oetobi* 1443. Mort de noble Jacques de Thou , procureur de ville d'Orléans, ancêtre du célèbre de Thou, historien fiançais. Il fut inhumé dans Téghse éà& Récolets de cette ville (21).
20ocid>rt 1443. Charles VII, par lettres patentes datées de Bourges, autorise les habitans d'Orléans à lever sur eux la somme de i,5oo liv. tournois , pour donner à Monseigneur le duc d'Orléans, afin de le mettre en estât de recueillir la succession du duc de Milan, dont il était le seul héritier (4-9-59)-
2dée«mb.i447. Arrivéc à Orléans de plus de lao Sarrasins^ hommes, femmes et enfiins , se disant envoyés par le pape Nicolas Y, pour aller par toute la chrétienté faire pénitence. Us séj ournèrent plusieurs jours dans la ville (4-59).
Il leur fut payé 4 liv. 8 sous par commandement du lieutenant-général de Monseigneur le gouverneur. Ils se rendirent à ïostel de ville demander que on leur donnât à passer pays,
1447. Jean Duguet, évéque d'Orléans, meu* t après environ 5
ans de siège (21).
3 octobre 1448. Gharlcs Vn arrive à Orléans, où il est reçu avec de
Îrrandes cérémonies. Il fut logé à la trésorerie du duc d'Oréans, chez Bouchier le trésorier , le même qui avait reçu Jeanne d*Arc.
La maison de la ^trésorerie se trouvant trop petite pour
loger les cuisiniers du roi, le chef et toute sa bande, ceuxci furent placés hors la ville, dans le£iubourg de la porf« Renard, en l'hôtel de Guillot (rAngeau.il fut payé par les procureurs, quatre sous à Jehan Bergure, garde des clés de la porte Renard , pour la tenir ouverte de jour et de nuit, afin de laisser librement, et à toutes heures, passer les gens de la cuisine du Roi.
36Do«»b 144t. Charles VU ordonne.que le bedeau général, les deux
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bedeaux des nations, les trois libraires et les trois parche? miniers de sa fille lUniversilé d'Orléans , soient exempts et francs des tailles, impôts et taxes qui se pmevaient dans la ville (4-8-64).
Les religieuses de SaintpLoupy qui s'étaient léfusiées à lUi Orléans y pendant le siège , re|»rennent possession de leur église et de leur couvent quelles avaient fait réédifier, après avoir £ût abattre les fortifications et la bastille que les Anglais avaient élevées en 1428 (8).
Pierre Bureau, évéque d'Orléans, dans Tannée de sa nomination, conformément à farticle 9 du Synode tenu à Tours, p9r rarchevéque de cette ville, Jehan Diénon, pour la réforme des mœurs, défend de faire devant les portes des personnes veuves qui se remariaient, des safreniers (ivrognes), des banqueroutiers, de ceux qui se laissaient battre par leur femme, aucunes assemblées, huées, et sonneries, par dérision, avec battemens de ]3assins, poêles, chaudrons, cloches, et choses semblables, cpion appelait c/iarwarû^ comme aussi de mener ces personnes cuins un cbarriot variant et branlant, ou sur un âne à reculon, ayant une mître de papier peint sur la téte, de les élever sur une échelle pour les exposer quelque tenq[»s aux regards du public, et leur fedre entendre les mocqueries, discours et chansons satyriques que ion fesait contre eux, de les appeler mitrés\ le tout à peine d'excommunication et toutes autres arlntraires,àla volonté de r£vêque(9-64).
A cette époque on remarquait à 1 entrée du pont d'Orléans un pauvre qui demandait l'aumône , et qui, pour at< tirer la pitié des passans, montrait sa langue <j^ui avait été percée d'un fer rouge pour avoir blasphème et juré le nom de Dieu; cette punition était alors infligée en France avec une grande rigueur, conibrmément à l'ordonnance de Charles Yl, en i4ii (8-43).
Don fait à l'Hôtel-Dieu d'Orléans.... d*une place et cour iw. assize derrière la maison de la Souche, rue de la Porte- Bourgogne, tena/Ue d'un long à la maison de la Pucelle^ d'autre long à Guillaume Ëscot , d'autre bout sur la rue Coquille. ( Titres de t Hôtel-Dieu. )
Le comte de Dunois est chargé par le roi Charles VU de ujl chasser les Anglais de France; il est nommé par le prince généralissime d'une armée de 4^,000 hommes, avec laquelle il chassa les ennemis devant lui, fit son entrée à
Bordeaux, prit la Guyeime, la Normandie, la Saînton^e, et rejeta les Anglais hors du royaume de France; la Tilte de Calais liit la seule qu'ils gardèrent encore long-temps (43)-
«iiiiiti UM. Le roi Charles VII ayant chassé les Anglais des pro- Tinces du centre de la France, ordonna à Pierre lit de Bureau, ëvêque d'Orlëans , de faire une procession générale à Notre-Dame-des-Miracles-de-Saint-Paul , pour laquelle il avait beaucoup de vénération (ai-8).
Oetohn fisi. Gnoide procession pour les biens de la terre, faite à Orléans par ordre de l'éveque Pierre Bui*eau ( 4*9-59).
.Le payeur de la ville, Jean deXroyes, donne 8 sous pour être départis entre Tes marguiiliers de Sainte-Croix et des autres paroisses de la ville, pour plusieurs sonneries qu*ib ont faites pour sonner la disposition des terres.
MaraiiM. . MortdeFlavy,gouvenieurdeCompiègiie,accuséd'avoir trahi la Puoelle dans cette ville pour la livrer aux Anglais. Cet homme vaillant, mois cruel, fesait mourir sans pitié tous ceux qu il regardait comme ses ennemis» Ayant £iit périr le père de sa femme, vieillard de 70 ans, et menacé sa femme du même sort , celle-ci lui fit couper la goi^e par son harii>ier ; elle ne fut pas punie de ce crime, qui fut regardé comme une punition du ciel et comme une expiation de la mort de Fhéroïne d Orléans (4i-4^'^4)-
9««rat4S8. . Le cardina) d'Ëstouteville , légat du pape Nicolas V en France, accorde aux fidèles qui assisteraient à la procession de la ville ou de la Pucelle à Oi-léans, à la messe du jour et au service des morts du lendemain, un an et cent jours de pardon , ce qui produisit beaucou|> dargent àTégiise d Orléans et contribua à réclatdelacéremonie(8). Hu. Pierre Bureau, évéque d'Orléans , passe au siège de Beziers après cinq années d*épbcopat à Orléans; il fut remplacé par Jean IX (21).
Jean IX, patriarche d' Vlexandrie, administrateur commanda taire de levéchédOrléans, meurt cette année (21).
irr Mriiuss. . Jehan de Troyes, receveur des deniers communs d'Orléans, rend ses comptes à Jehan Framberge, licencié ès Inix , garde de la prévôté de cette ville. Nous en avons extrait les articles ci-après (4-9-59), savoir:
« Pour avoir , par Jehan de Troyes y festoyé en son hôtel ordinaire, a dîner et à souper,Perin Menicet, sommellier du roi Charles VU ^ vi sous iv deniers.
» A Pierre Chauvreii, notaire, lequel vaqua l'espace de cinq jours à. inventorier les coffres de la ville, xxiv sous. . >* Pour l'achat de six chapons gras, xlvui sous viii deniers.
» Pour l'achat d'un baril de harengs, civ sous. » Pour neuf mesures d'huile , à ui sous la mesure, xxyu sous.
». Pour neuf mines de pois, à m sous la mine, xxvn sous.
» A messire Lienard Gomet, prêtre, pour avoir chanté à IV'glise de Saint-Hilaire une messe par chaque jour de Tan , d accord par an , xxviii sous.
)' Pour (Ic'spense faite par Guillaume Rouillard, procureur (éclieviii ) de la ville, assisté de maître Renault Mathurin, avocat au conseil de la ville; de Martin Monbodet, notaire, et examinateur du Cliàtelet ; deux uarlets en leur compagnie, et cinq chevaux pour faire un voyage à Tours vers le Roi , lequel a duré quatoi-ze jours; ci en tout pour despenses deux ( inq et cinq chevaux, xx liv. vu sous.
» Pour le salaire dudit Martin, à xii sous par jour , vui livres viii sous.
M Pour salaire du clerc , m sous par jour, xui sous.
«Guillaume Rouillart , pour le louage de quatre chevaux , outre un par-dessus, celui de maître Renault^ à ii s. par jour, vi livres xii sous.
V Pour l'achat de trois tonneaux de vin rouge, à trois pièces par tonneau , xxxécus; pour achat de quatre poinçons de vin clairet, xvi écus; formant ensend)le xlvi écus, les xlvi écus qui^ à xxii sous par écu , valent l livres xii sous.
»» A Jehan Pichon, imrlet de l'Hôtel de ville, pour dépenses faites à dîner, auquel furent maître Florent Bourgaing, Martin de Monbodet et plusieurs procureurs de la ville, outre ce qui était demeuré des jours précédens , par
téte (^4-9-59)î sous.
» Audit Pichon, pour dépense faite au dîner du prévôt, IV sous.
» Pour achat d'un cent de beurre net (4-9-.^9), i xii sous.
V A Philippe, pri'vot, pour l'achat de quatre chapeaux pour les quatrt' prudhommes qui portèrent sur leurs épaules le ciel qui couvrait le Corpus Domini le jour de la Fétel)ieu de l'année \/\\^^^ xvi sous.
» A Jehan Pichon, pour despense par lui faite et son
cheval , pendant huit jouM^ dans un voyage £iit à Moulins devers le roi de France, xlii sous.
» Pour l'achat de deux ehapons, deux perdreaux , un levreau et deux pigeons, xii sous.
* » Pour un dmer par lui donné à deux commis du I^le* ment, en tout lxvi sous.
» Pour Tachât de deux chapons, deux lapins , deux perdrix, deux bécasses et un faisan, xti sous iv denien.
» Pour Tachât de deux brochets, quatre camouâ? ( barbillons ), douze grandes caîpes, douze lamproyes, douze anguilles, le tout pour être présenté par la ville à Monseigneur Tévêque d'Orléans, Thibault d'Aussigni, pour sa joyeuse entrée, et coitta ledit poisson xxiv écus dor, à XXII sous parisis , Mt xxyi livres yni sous.
Notice sûr le prix de dwm objets ^ à cette époque (4-9).
livrei. Souf. Denier*.
La mine de blé froment » 2 ^
La pinte de vin rouge » „ 6
Une vache "44 "
Un mouton » 10 »
Un agneau » 3 »
Un porc » 26 w
Un cent d'œufs » 3 »
Une paire de pigeons » » 8
Un cent de harengs ». 6 »»
Une livre de beurre salé » » ^
— — frais » ,> 8
— de saffrun 3 8 »
La cire, la livre » 3 »
Un veau « 18 »
Une douzaine de poulets » 8 »
Une livre de sucre i» 5 i»
— ■ de poivre » 4 4
Un muid cle sel, mesure de Paris. . . 2 » »»
La pinte de vin ordinaire clairet. . , . >• » 4
Cette mercuriale a été copiée par nous , mot à mot sur les registres du temps, qui sont aux archives de la mairie d'Orléans , à la date de l'année i453 (4-9-59).
Thibaut d'Aussigny, éréque d'Orléans , confirme , par
lettres latines , les jours d'indulgences que le cardinal légat du pape Nicolas V avaic accordés en i45a, le 7 avril, à ceux des fidèles mn assisteraient à la procession de la Tille qui a Ueu annueilement le 8 mai (8).
Les procureurs de ville font fedredescuillers de ler-blanc '«niet tv*. pour charger les pièces de canon placées sur les murailles d'Orléans.
Il fut payé a sous à Naudin BoucharcP, saintier de son état (fondeur), pour une feuille de fer-blanc pour faire les cuillers à charger les canons qui sont sur les murailles de la ville (4-9-59-60).
Les procureurs de ville, en faisant élever leur nouvel hôtel, rue des Hôtelleries ou Sainte-Catherine, près de 1 église qui porte ce nom, avaient en même temps fait * disposer, réparer et exhausser une ancienne tour quarrée qui faisait partie de la première enceinte de la ville (les ouvriers étaient conduits par Colin Galier, maçon ), pour y placer Thorloge ou beffroy d'Orléans ; cette tour fut partagée en plusieurs étages et couverte en pointe (4*9*^9'' 48-56).
•Charles VII Fait rédiger toutes les coutumes des pro- 145$. vinces de France: celles dOrléans le furent à celte époque ; elles furent primitivement appelées coutumes de Lorris (4-8-641
Thibault d'Aussigny fait des réglemens pour défendre l'entrée du chœur ne Sainte-Croix à tous les chanoines de cette cathédrale qui ne porteraient pas les marques de leur dignité : ils les faisaient alors porter par leurs cloniestiques ou s'excusaient en disant les avoir oublit'es. Les chanoines opposèrent, mais sans succès , à cet ordre , leurs privilèges de liberté, et furent obligés par la fermeté du prélat à se conformer à cette discipline (8).
François Villon , poète célèbre, mais déréglé dans ses mœurs, est pris, malgré toutes ses ruses, par l'ordre de Thibault d'Aussigny, évéque d'Orléans , et renferme au château de Meung , d'où il sortit quelques mois après j)ar la protection du roi Charles VII , auquel il avait eu le bon esprit de dédier un ouvrage fait pendant sa captivité
Talbot , gênerai Anglais, le fléau de la France , qui avait été fait prisonnier le 18 Juin i4'?.9î ^ bataille de Patay, près d'Orléans, et échangé contre le brave Poton de Xain-
trailles, qui avait été pris par les Anglais lorsquil voulut tenter la délivrance de Jeanne d'Arc, retenue à Rouen, est tué en combat singulier, en présence des deux armées française et anglaise , près de la ville de Castillon , en Poitou , de la main de Jean de Brosse, dit maréchal de Boussac , qui lui avait déjà pris sa bannière ; cette mort avait été précédée de la déroute de ses troupes et de la perte de son iils , ainsi que de la prise de Bordeaux (4-4^ J-
Charles VU taxe les Orléanais à un impôt connu sous le nom de Inncc , pour s'acquitter avec eux d'une somme de 2,000 livres qu'ils lui avaient prêtée pour payer ses troupes : cliaquc lance était fixée à 3i livres par mois (4). si!ieiiti>iu 1453. Les procureurs de ville font venir à Orléans le nommé Robin Boy vin , saint ter ( fondeur) de Moulius, pour fondre la grosse cloche du Beffroy (4-9-59).
Louis Carel, maître faiseur de mouvemens d horloge , fut rliarj^é de faire ceux de cette hoi locfe.
rxillet Bataille , charpentier, fut chargé de monter la grosse clo( lie u l etage qui lui était destine.
Jehan Prieur, charpentier, fut employé pour placer les quarts de cette horloge à l'étage supérieur.
La cloche , qui pesait 9,000 livres, fut fondue deux fois. La preiiiièi e fonte n'ayant pas réussi, on appela un saintier ou fondeur, de Toms, qui remarqua qu'on n'avait pas mis assez d'étain dans h? mélange : llobin Boyvin recomniençîi son travail , et reçut un supp!<''inent à la sonnne qui lui avait été adjugée pour chaque millier du poids de laclo* che, fournitures et travail.
Détails des frais de V horloge d^ Orléans*
« A Jh. Garaier, pour despences qu'il fist à Rœn (Rouen) avec les Êiiseursde movi^emens^orloiges (d*horloges) et de cloickesj pour scaçoir le bris qu'ils demanderoient de faire le dict mouvement et chiche de Xorloige de la dicte ville d* OrlienSy 011 il assembla ceulx qui y avoient cognnoissance etpour leur montrer lesmouvemens et chiche de Xorloige de Roen , rv sous parisis.
» Pour ung volage à Chartres açecq Jehan Mesmin , faiseur de mouvemens Xorloige , pour çeoir les mouvemens à Jh. Mesmin, demeurant à Nevers , faiseur de mouvemens de orloige , vra sous parisis.
» Pour estre venu de Moniison ( Montluçon ) avec l^tys Carrèl, diseur de mouvemens Xorloige ^ x sous parisis.
» Prar avoir son conseil comment on i\;roic le mouTe^ ment sur une chiche en ïostel iCycelle \ilie iXOrUen»^ et comlnen il en vouidroU avoir, lequel en «lemanda ccc eu^, et pour ce que on ne pèut marehtmtUer^ k luy fuH iMÛllé congU^ et pour sa peine et mnage^ y eseutt d*or valant ex sous parisis.
» A maistre Loys Carreli, sur la somme de ce lv francs qu'il doit avoir de faire le mouvement de la eloieke de lW/o/^(9, XXII livres» parisis.
» Pour la voicturc des biens. (efiPet») que l^dict Loys Carre! a envoyé de Molinsà Orliens^ xx sous parisis.
» A Robin Boy vin , saintier^ fondeur de cloches) , poijir k façon de la c/MosAequi poiseyw milliem, pourcAafffiCA millier x francs et demy ( i o francs ui sous) à oMeompte sur son travail et fournitures de son état, xxii livres.
» Pour M VII c IV 5» xiv livres ( 1794) mitraille pour le faict de la eioiekê de ïorlotge de la dicte ville , à viii livres et demye le eent , vui ^ x livres vu sous iv deniers.
» Pour M c CGC L livres de mitraiUe, du compte de vi miJliers.que le dict Boyvin a vendus , tv " xx livres x sous, viis deniers.
M Pour mener ladicte mitraille du puits ( sans, doute le lieu où on l'a prise )en \ostel de la ville , xxv sous..
» Pour V saulmons et xxvi livres d^esiain pesant ensem* ble M c c c Li livres un quart à xiu livres et demy^ le cent y VI c Liv livres vnir sous.
» A Henry Lemaygnan , pour m occcuv livres de mi* traille à vu livres xviii sous le cent, c xi livres xi sous.
» Pour II saulmom d*estain pour mettre avec la mitraille, . à X Kvres xviii sous le cent , xx livres xvi sous.
» Pour demy cent d'estain en vaisselle,, à x Hvres xvp sous le cent, v livres viii sous.
* Pour même quantité à x livres, xiii sous le cent^ v* livres VI sous VI deniers.
» Pour desnense feûete en la chambre- ( Hôtel-dé-Ville ) le XXII juing dernier passé, le jour que fust fondue la cloi-^ che de ladicte ville ,j>our la première fois, xxx sous ^risis.
» Pour Estiemne fioudiard , saintier, demourarU à Tours , pour advoir son adpiê comment on avoit failli à fondre» ladicte oloiche^ la première fois-, pour (foïage etadvis^ xi> livres m sous, parisis.
» Pour XX ii-Uvres.d*estain quand la cloiche fust fondue»
ù la seconde fois, pour mettre dedans , v livres ii sous parisis.
» Pour (lespenses , le ix* jour de septembre que fust la dicte cloiche refondue , xx livres i sous iv deniers parisis.
» Pour resfaire le mosle (moule) de la cloiche i\\n fuet failli à fondre , par fortune de temps , viii livres.
« Pour une boucle de fer à pendre le pe^al de ladicte chiche^ pesant ni livres , m sous parisis.
» Pour ung petal ( battant ) pour ladicte e/oicrAc^pesant G G c VI livres , à in sous la livre ouvragée , xv livres xviii sous.
» Pour Gillet Bataille , charpentier en grosserie, pour avoir monté la cloiche e^ ( en ) place, avoir rompu les jambages de Xuisserie et les jambes ( montans) de ïsk fenestre de ladicte tour, pour ce que la dicte cloiche estait plus large que lesdictes uisseries etjenestres pour passer ladicte doi' che souàs la vmtltz (voûte), pour tout, xvi livres parisis.
' A maistre Loys Garrel , faiseur de mouvemens dorloige^ pour avoir faict ung marteau ÔLarloige pesant cxx et viii livres , pour frapper la dicte cloiche ^ viin liv xii sous, parisis.
» A Jh. Prieur, pour avoir monté les iv cloiches du Aai//^ jusqu'en leurs lieux où ils sont ^ et avoir faict les chatfaûlx et les engeins et les fitstaiges. pour le faict des dictes IV cloiches^ xx livres iv sous parisis.
» Pour pendre les iv petites cloiches , iv bellieres et les aultres appeauix pour les cloichettes de i orloige^ x livres parisis.
» A Pierre Perret et Jh. Yrland, paintres^ pour leurs paines et sallaires d avoir painctles deulx cadrans àeê deulx comtés de la tour de ladicte ville , xvi escus d or valant ensemble pour tout , XVII livres xii sous parisis.
• Item y pour une vitre bordée et armoyéeen la chambre des mouvemens de la dicte orloige^ xxsous parisis.
» A la femme de Jh. Petit dict Prieur, pour plusieurs pertes de meinage (ustensiles de ménage) quelle disait avoir perdus quand on fondit la cloiches^ x sous parisis.
» Aceuxquiontvacquër/<rrmi/7 iv jours à laver les cendres qui ont esté faictes en fondant la cloiche de Xorloige de ladicte pille ^ et pour avoir fondu ledict met ail qui est yssti des dictes cendres, et pour le charbon que le dict Bonnin a livre pour ce faict , pour ce , xxti sous parisis.
>• Pour la messe du Sa i net Esprit qm fust dicte le jour que la chiche de \orloige de laiUcte Yille sonnai pour la première fois , xii sous parisis.
» Reçu de Guillemain Bouchard, saintier, pour iv " et- I livres de laveuses de métail du reste de la chiche de For' laisse de hdicte ville, c m sous parisis (4-9-59). »
Cette horloge était la seule à Orléans; elle réglait les heures des of lices, celles du travail des ouvriers, aiinon- , cait les fêtes et réjouissances, l'ouverture et la fermeture àes portes de la ville, ainsi que le couvre-feu.
La cloche se trouvant trop large pour entrer dans la tour, à l'étage où elle fut placée, on fut obligé de faire abattre un des montans du jambage d'une des cit>isées longues qui s'v trouvent.
Les procureurs de ville font payer à Allain Corolleau, smaiiv»!. peintre d Orléans, deitioiirant eu la paroisse de Saiitt-Gratien (premier nom de l'église Saint-l)onatien ), la somme de 8 sous, pour douze écussons aux armes de la ville pour la fête.
Thibault d'Aussigny établit dans l'église des bénédic- ui*. tins de bonne Nouvelle de cette viUe uneparoi&se sous Tinvocation de la Madeleine (8-21).
Charles VII , par lettres patentes, envoie des secours aux ih^. . nw, chanoines réguliers de Saint-Euverte, qui, ruines par les Anglais lors du siège d'Orléans, étaient réduits à une telle extrémité, qu'ils n'avaient pas de piiin (8\
Charles \ II engage les parens de Jeaime d'Arc, Ysabeau 22 m »» iw* Uonié, sa mère et ses deux frères, à deniander des juges au saint siège pour reviser le procès de 1 héroïne. Sur leur requête, le pape Calixte nomma des eonunis<iaires , qui furent l'évêque de Rouen, celui de Reims, v\ les evècjues de Paris et de Coutances, lesquels s'ètant assemblés à Rouen virent et examinèrent les proct^lures , ouirenl plusieurs témoins, et sur leurs dépositions justilièrent entièrement Jeanne d Arc, (irent lacérer et brûler par la main du bourreau larrêt qui lavait condanmée; h ur sentence fut pu- })liée à Rouen, en la place Saint-Oueti et au \ieux-M «•hé où avait eu lieu son martvre, ♦ l où depuis il lut eUntune fontaine jmblique surmontée de la statue de Jeanne d'Arc. La publication de leur jugement se fit aussi avec pompe à Orléans, à Paris el en plusieurs autres villes du royaume. Le ciel sembla se prononcer conuc ses juges en
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les faisant périr la plupart d'une mort violente ou subite
jui» Ma». Thibault d'Aussi gnj et le chapitre de Sainte-Croix font remplacer dans le chœur de Sainte-Croix les stales qui avaient été en partie dévastées pendant le siège de la ville.
Charles VU accorde aux procureurs de la ville, le privilège de vendre rUi sel; en conséquence ils disposent dans leur nouvel hôtel de la rue Sainte-Catherine, qui était à peine fini , un magasin souterrain qui porta le nom de sol" Jouer ou saloir (64-65-67).
Le comte de Dunois devient possesseur de Cléry à la mort du dernier Dauphin d'Auvergne,, qui venait de mourir sans postérité (8-43).
Thibault d'Aussi ^i^ny fait plusieurs réglemens pour la bibliothèque du chapitre, qui étaitplacée dans le cloître-sud de Ste-Croix. Cette bibhothèque possédaitbeaucoup de manuscrits, presque tous écrits à Orléans,, mai» très-peu de livres imprimés» Ces derniers étaient si rares, que les soins les plus minutieux étaient pris pour en empêcher lenlèvement, au point que les plus précieux étaient attachés à une chaîne de fer, et le doyen avait seul la clé du cadenas ^ui les fermait. A cette époque il n'existait pas encore enr France d'imprimerie (8).
ttmanu&G. Entre les témoins qui furent appelés pour la justification de la Pucelle, en présence de Guillaume Brouillé, doyen de l'église de Noyon, de Jehan Patis Brihal, viceinquisiteur de la foy, envoyé dans la ville dOrléans avec réveque de Coutances, on remarquait dans une seule famille Gilles de Saint-Mesmin , bourgeois de cette ville, âgé de 70 ans; Aignan de Saint-Mesmin^ aussi bourgeois , âgé de 87 ans; Jehanne, femme de Gilles de Saint-* Mesmin, âgée de 70 ans; Jehan Beauharnais, bourgeois d'Orléans, âi(é de 5o ans; et Perrette, sa femme , aussi du* même âge; quarantc-et-un autre témoins, tous d'Orléans, furent entendus, comme il se voit dans le procès-verbal du procès de la Pucelle, déposé à la biblitohèque de Sainte- Croix (le cette ville, et qui se trouve présentement à la bi-^^ bliotlièque publique (8-4 J%
IMiiiippc Macquurl, écuyer, fds de Jehan Macquart, capitaine (lu château de Chartres, et de Françoise de Métr\% épouse JciMine du Lys, fille de messire Pierre d'Arc, vt nièce de feue Jehanne tCArCy dite Pucelle d'Orléans (4-8-59).
TiC contrat de mariage a été passé à Gondrecourt ( en Bassignie }, pardevant maillot et Rambonneau, notaires ; il annonce que Pierre d*Arc donne à sa fille , en dot, les reyenus de plusieurs biens qu'il possède dans TOrléanais, entre autres YJsle^ma^'BcBufit^ sise lès Orléans.
Prbutss :« En 14779 P^yé uExvn sous à Jehan Dulars, laboureur, pour la mçon ée deux mille trois cents fiigots faits de satues, pris sur TIsle-aux-Bceufs, appartenante à Jehan du Lys , écuyer.
» Payé cxv sous à Jean du Lys, écuyer, pour le forestage ( droit de péage) de deux mille trois cents £igots , à raison de y sous le cent. »
Thibault d*A.u8signy défend aux prêtres de son diocèse de porter des souliers pointus, dits à la poulaine, et introduit le premier l'usage de porter des robes courtes en place des robes trakiantes que portaient les ecclésiastîqttes d'Orléans (8).
Grande procession ordonnée par les commissaires char- n iu.u : 1 va gés de réyiser le procès de la Pucelle. Elle alla de Sainte- Croix à réglise Saint-Samson (41*59).
Il fut payé 4 sous à six hommes qui portèrent ce jour-là les six torches de la ville à une procession qui fut gaieté de Kl cathédrale en l'église de Saint-Samson d'Orléans, par Tordre du seigneur evêque de Cotences ( Goutances) et de l'inquisiteur de la foy, pour le £ût de Jehanne la Pucelle
Item 221 sous 8 deniers à Bertrand Tournois poalai" f^r (poulailler ) , pour douze poussins, deux lapereaux , douze pigeons et ung hvrat ( levraut ), achetés de lui le mardi sa juillet, et qui , ledit jour, furent présentes par la yille i Monseigneur Tevèque de Goutances et à rinquijdteur de la foy (4-8-4 1 -^p).
Payé 8 sous 9 deniers à Jehan Pichon, pour dix pintes et chopine de vin, présentées par la ville nvoL reviseurs du, jugement de Jehanne la Pucelle, au prix de 10 deniers la pinte.
Pierre du Lys, frère de Jehanne d'AiT, qui avait Tan- isjotaeiim née d'avant marié sa fille à Philippe Macquart, écuyer, maria son fils le 18 juillet 14^79 < hAteau de Villiers,en Sologne, situé à quelques lieues dOrléans, maison qui lui appartenait. La ville à cette occasion lui fit présent , par les mains de Michelet, procureur, de cinqiiante-et-une bou-
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teilles de vin blanc et vermeil , et de ao livres tournois
dans une bourse de velours (4-59).
17 orukrc .'457. Le duc d'Orléans, Charles 1*^*", arrive dans cette ville avec toute sa cour; il est logé au Ghâtelet , demeure ordinaire du Gouverneur; la réception fut tout brillante et royale; la ville y dépensa en présens , réjouissances et festins, la somme de 286 livres i5 sous 8 deniers (zf-Sp).
Le prince resta dans Orléans seize jours; il y tint ses grands jours, y fit beaucoup de largesses et de dépenses. La duchesse d'Orléans étant accouchée de son premier
i9iiKciiib 1457. enfant, le duc en donna avis par un exprès aux habitans d'Orléans.
Le corps de ville lui £t présent dune vaisselle dargent.
Il fut payé 3,000 livres pour trois cents marcs de vaisselle donnés à la duchesse d'Orléans pour son premier enfant, à raison de g livres le marc^ et une livre pour la façon de l'ouvrier.
*4w. L'église de Saint-Picrre-le-Puellier , qui avait été en-
dommagée lors du siège par les Anglais , en 14^8 et en i/l'^g, fut entièrement réparée cette année (8). 6 mar* 1458. Sentence du bailli d'Orléans , Raoul Auguste, sieur de Gaucourt, qui était en même temps gouverneur de la ville, laquelle condamne Thibault d'Aussigny , évêque d'Orléans , à payer trente jallées de vin à Aignan de Saint- Mesmin , religieux de Saint-Benoît et prieur de Saint-Grerva is-1 es- Orl t'eus. (i-S).
as .ioien»b.i458 Ysahoaii llomé, mère de Jeanne d'Arc , meurt à Orléans, quelle habitait avec ses deux fils, Pierre et Jean, rue des Pastoureaux ]i-64).
Elle fut enterrée sur la paroisse de Saint-Hllaire, après un st^our continuel de 19 ans dans Orléans (64)-
Pierre et Jean, ses deux fils, retournèrent dans leur pays natal quelque temps après la mort de leur mère.
Gette famille vivait des bienfaits du duc dOrléans et de la ville, qui leur donnait 48 sous parisis ou 60 sous tournois par mois. Ce qui à cette époque faisait une somme assez forte , attendu que le pain d une livre coûtait 2 deniers , le vin 6 deniers la pinte , deux bœufs gras, 10 Uv. 8 sous, etc.
Décembre 1458. Daiis uu comptc rcndu à celte époque, on trouve :
« A messire Pierre du Lys, chevalier, frère de feue
Jehanne la Pucelle, la somme de x4'^m sous (48 sous) parisb, que le eouuemmr a ordonné lui être pa^ée pour le don que k ville S (Miens fidsait chaque mois à feue Tsabeau , leur mère , pour lui aider à vivre , et pour le mois de novembre dernier passé , auquel mois eUe trépassa, xavm (a8)jours9 pour laquelle cause ladite somme a été ordonnée être baillée audit messire Pierre, son fils, pour fidre du bien pour fâme d'elle , et pour acoonq»lir son testament pour ce cas là, x4viii sous parisis »
Charles VU fiut élever à Orléans un monument en ««st. rhoniieur de Jeanne d* Arc. Il fut placé sur le pont, près de la ville et du côté du couchant; il était en bronze et composé de quatre figures presque de grandeur naturelle, savoir : celle du Christ et de la Vierge , celle de Jeanne d*Arc et celle du roi ; les accessoires étaient une grande croix en bronze, ainsi que les attributs de la Passion. Dans ce premier monument, le Christ était en croix et la Vierge debout , embrassant ses genoux ; Charles Vil à gauche et la Pucelle à droite, tous les deux à genoux sans coussin. Il n y avait alors , ni le pélican, ni le serpent qui ont été ajoutés plus tard (8-9-4).
Il fut frappé des médailles représentant ce monument, qui fut, à ce qu'on prétend, le second fondu en France (4-8-9).
Les historiens d'Orléans que nous avons compulsés avec soin, ne sont pas d'accord sur l'érection de ce premier monument : les uns prétendent qu il est dû à la piété et à la reconnaissance de Charles VII; les autres disent quil fut élevé par les Orléanais avec les dons de ces derniers et du
Sroduit des bijoux et des présens faits par les dames et emoiselles de la ville.
Les Cordeliers d'Orléans forment un établissement de iisii*9t. leur ordre à Meung, et obtiennent, à cet effet, le prieuré de Saint-Martin, monastère de religieuses qui avait été détruit par les Anglais lors des guerres (47).
Le connétable de Richemont, qui passait par Orléans Juint**». avec d'autres seigneurs et les princes de France , se rendant à Vendôme pour le procès du duc d'Alençon, fut prié par les procureurs de la ville de présider à la bénédiction de la cloche de l'horloge de la ville, alors nouvellement placée. Le prince donna à cette grosse cloche le nom de Cœur de Lys (43:64).
^MfUmA. f«st. Aignan de Saki^Mesiimi, second du nom, prête foi et hommage à CharleSi duc d*Orléans , à cause de son château deSaintJean-le-Blanc, situé au sud de cette petite église dans le faubourg du Porlereau d'Orléans (58). it «m Charles V , duc d'Orléans , établit , pour lia sftreté d'Or> léans, une compagnie du guet, régulièrement organisée , d'après une ordonnance : il fiait des réglemens pour le service et les fonctions de l'officier ^i la commandait sous la dénomination de maître des grand et petit guets [4-B-^4)* Avant cette ordonnance, le service du guet n'était point régulier^ ni cette compagnie vêtue d'un habit uniforme (64).
M mut i4Wl duc d'Orléans ordonne au maître des grand et petit
guets qu'il venait d'établir à Orléans, de se transporter, avec sa compagnie, à Saint-Loup, faubourg Bourgogne, pour maintenir le bon ordre parmi le concours du peuple qui se réunissait dans l'église et aux environs, la veille et le jour de la f'ète qui a lieu le second jour après' Pâques; il ordonne également qu'il sera donné à ladite compagnie , par la communauté, une oie, un quartier de mouton, une douzaine de pains de chacun deux deniers pariais , et deux jallées de vin , Tune de vieux et l'autre de nouveau (4-8-64).
itMiiuUM. Le duc d'Orléans, par une ordonnance crée à Orléans, un roi de tmi-guy^ran-neu/y lequel assisté du maître des grandet petit guets et de ses sergens armés et vêtus de leurs uniformes, allait prélever un droit modique qu'on fisiisait payer aux habitans de cette ville qui se mariaient en secondes nocesi Ce droit était appelé la cueillette sur les bigames (64).
L'étymologie du mot tan-guy-V an-neuf remonte au temps des Druides qui coupaient religieusement etavec de grandes cérémonies ^ au premier de Tannée , le guy de chêne et le distribuaient par forme d'étrennes (4o-64).
Dans plusieurs villages et petites villes de l'Orléanais, le premier jour de Tannée et à Pâques, on crie encore Tanguy-Tan-neuf.
•nui I4M. Procession des Tourelles , ou fête de la ville d'Orléans , remarquable par le dais que les procureurs portèrent sur leurs épaules, les couronnes de fleurs qu'ils avaient sur la téte , amsi que par la présence des enians de chœur dé Sainte-Croix et de Saint-Aignan (8-4*^9)?
n fut payé 32 sons pour faire remBourer les bras du dais, à lendroit des épaules où on le porte* ( Rembouser,. ou égaler, ou égaliser les bras du dais. )
Le linrancard où était fixé le da», était porté par Tes pro^ cureurs de Tille et sur leurs épaules , et comme ils n étaient pas toufr de la même taille, il- fallait mettre des hausses rembourées au bras du brancard. La TeiUe on prenait me» sure sur le dos des écbevins. Le mot égaller se trouTe à tous les mémoires des jours de cette féte (76).
Payé, à Jehanne-Mireau, 18 sous pour 18^ chapeaux de Tiolettes quelle avait baillés aux enfans de chœur de Sainte-Croix et de SaiBt>Aignan> pour porter à la procession des Tourelles.
Le duc d'Orléans, ki duchesse et Mademoiselle leur "^^Jljr** fille 9 Marie , âgée- de trois ans, arrivent à Orléans par la^ porte du Pont : le cortège qui les accompagnait les conduisit à Sainte-Croix, et de cette cathédrale au Ghâtelet,^ où ibloj^èrent.
Panni les dépenses laites par la Tille pour cette entrée , .on remarque :
« Pour Macé ÀTecdet et autres hatdz ménestrels , pour avoir été jouer à la venue de ma dite demoiselle et lavoir conduite jouant depuis les Au^ustins jusqu'à Sainte«Croix, et depuis Sainte-Croix jiisquà la Cour-le-Iloi (cour du Châtelet), et avoir ^^fa' jouer le dit jeudi au soir à la Cour-le-Koi , que les femmes de la ville sont allées danser devant Mademoiselle jusqu'à onze heures de nuit , Lxvi sous.
» Pour quatre hoxnmeaqui ont porté 'quatre torches à la Cour-le-Roy , pour convoyer les femmes qui dansèrent,. T sous IV deniers.
> Pour poires achactiez (achetées) pour donner aux en* fans de ïescoUes qui furent au-devant de Monseigneur d'Orléans, et crièrent noël à son entrée dans la ville, XVI sous. »
Le pape Pie II confirme la permission donnée par leyê- » V^^-^ que d Orléans, Thibault d'Aussigny, à l'abbé conimandataire dès Moines de Saint-Euverte de cette ville, d'officier en habits pontificaux par tout le diocèse , et de porter la mitre, la crosse et Tanneau (64).
Le roi Charles VII, par lettres patentes datées de o^'^mi'» Bourges , annoblit Aignan de Saint-Mesmin , bourgeois
d Orléans, lui , les siens nés et à naître de l'un et de 1 autre sexe, pour les services qu'il a rendus à l'état , et en particulier en sa ville d'Orléans, pendant le siège que les Anglais, ses ennemis, en firent les années 1420 et 14^9? voulant que lui et les siens, nés de légitimes mariages, jouissent de tous les droits , privilèges , franchises et libertés dont jouissent toutes les personnes nobles de son royaume (58).
Les couvreurs et les maçons d Orléans font construire une aile à la chapelle du Petit-Saint-Michel, faubourg Bourgogne , vis-à-vis et au nord de Saint-Aignan , dans laquelle chapelle était le siège de leur confrérie (64)-
Gilles IVlarie , couvreur et maron d'Orléans, donna cette année quelques rentes à cette petite église, à la charge que tous les ans, le lendemain de la fête ae Saint-Michel, on y dirait une messe pour les confrères trépassés (8). UaffUiiSt. Le roi Charles VII crée pour Orléans des lieutenanaparticuliers du bailliage. Le premier connu fîii Midiel de Baccons , licencié en droit (2 1).
n ittiitoi UM. Les procureurs de la ville aOrléant font fiiire des jeton» en cuivre pour faire les comptes de la cluirabre de la ville (4-8-59).
« Il fut payé I liv. 10 sous à Gillet-Morchoasme pour un cent de fiions en coive pour jitier et faire les comptes de la chambre de ville. »
fwiuiiisi. Mort de Charles VU à Mehung-sur-Yèvre, en Berry , à râge de soixante ans, après un règne de 38 ans (43).
Sous ce règne, rhabitiong était en usage pour les nobles. On ne portait dliabits courts qu à Tarmée ; les omemens de ces habits étaient de broderies, de martre ou d*hermine. On commença à se servir de chapeaux , d'abord pour la pluie ou k la campagne , ensuite en tout temps , et .on abandonna les toques pour se couvrir. Ce ne fut qu'à cette épocjue que les femmes en France prirent des pendans d oreilles et des bracelets.
Il était dans la destinée de Charles YII d*aocorder tout aux femmes et de leur devoir tout; en effet, quatre femmes le servirent peut-4tre plus utilement que ses ministres et ses généraux : Jacqueline de Hainault divisa ses ennemis, Marie d*Anjou, sa femme, et Agnès Sorel, sa maîtresse , relevèrent son courage abattu , et Jeanne d*Arc , la pucelle d'Orléans , le fit triompher.
Louis XI suocède à son père Charles VU à TA^ de laaktusL
trente^huit ans.
Il entre dans Orléans par la porie Bannier et à la nutc ; 8tNpi«a ust. il fut reçu avec une pompe toute royale (4-8*59).
On remarque dans les frais de cette entrée les articles ci-après:
» Aux enfans de emeur (chœur) qui avaient apporté un buffet d orgue (orgue portatif). Ils touchèrent l'orgue sur un eekeuêffiEoUtf et pour avoir chanté à l'arriTée du roy,
XTISOUS.
» Payé pour faire les echauffaults au Gun-Maugas et à la porte Dunoise , pour £Èure des personnage»^ xii sous.
« Payé pour faire deux étoiles de ler-blanc doré et ung diadème auquel il y avait une croix dorée dor fin ; six paires d*ailes d'anges de plumes de paon, pour six chefs d anges et six d'hommes 9 et quatre barbes pour faire des personnagesyxxxliv. »
Henri VI , roi d'Angleterre , qui s'était fait nommer idérwUK 1401. roi de France pendant son séjour à Paris , et au nom duquel Jeanne d'Arc fut sacrifiée, après s'être vu deux fois détrôné par la maison d'Yorck, et avoir passé la plus grande partie de sa vie dans lu captivité, périt massacré par les ordres de son cousin Edouard (4i-43).
Les boulets de pierre dont on se servait pour les ca- i4M. nons, furent remplacés par des boulets de fer coulé, et long-temps après ils étaient encore appelés boulets de pierre de fer (4-8-9-59).
« Il fut payé à des compagnons (soldats) 3 sous 4 deniers pour avoir serré dans la Tour-de-\ilie d'Orléans les pierres de fer appartenant au roi notre sire. »
Les procureurs de ville font sculpter la statue de Notre- Dame-des-Miracles , celle de Saint-Paul, les armes du roi couronné, celles du duc d'Orléans jointes à celles de Milan, ainsi que celles de la ville pour être, le tout, placé sur le fronton de la porte Renard d'Orléans.
« Il fut payé 1 5 liv. 8 sous à Herment-Spéradon , tailleur tf images de pierre, pour avoir taillé ung y mage de Notre- Dame-des-Miracles, ung autre de Saint-P^n«/ (Paul), les armes du roy couronné, celles de Monseigneur le duc d Orliens et de Milan , avec les armes de la ville ,• tout couvert de deux tabernacles (niches), lesquels ont ete ordon-
nés être assises au portail du ^li/buon^ (bouleTard) de la porte Renard, en fournissant tout. »
M jwJki i4flt. Le doyenné de Saint-Pierre-le-Pue)lier dOrléans n étant que de livres par an , 1 eyéque Thibault d'Aussigny, trouvant que le titulaire, à cause de la modicité d'un tel revenu , ne pouvait vaquer sans sollicitude aux fonctions de sa charge, unit audit doyenné une prébende de la même église (§4).
Mort de Raoul Auguste, sieur de Gaucourt , gouverneur d Orléans, Tun des héros du siège de cette ville (21-41-43).
Louis XI obtient du pape Pie II que des commissaires nouveaux informeraient de reclief de la vie de la Pucelle d Orleans : deux de ses juges étaient encore vivans; ils furent arrêtés, on leur fit juridiquement leur procès; ils confessèrent 1 innocence de Jeanne d'Arc , et furent punis de la même peine qu'ils avaient fait souffrir à cette vertueuse fille. I iCs cadavres des autres juges furent exhumés et livrés aux mêmes flammes (29).
tataiiiSB^ Pour la première fois, à la fête de la ville, on construit un grand théâtre en avant, au sud dt^s Tourelles du pont , sur lequel furent des musiciens et des niénestriers, qui par des fanfares réjouissaient le peuple, indépendamment des eschajjaulx élevés dans les rues par où devait passfîr le cortège, et sur lesquels plusieurs personnes étant placées chantaient des cantates, des motels et débitaient des vers satiriques contre les Anglais. i^Foir page-i-jç^), • ^ ^ iMBt, Les commissaires du roi Louis XI font supprimer le
pont-levis et boucher la petite porte en fer qui était au sud de la Tour-Neuve , attendu son inutilité , la Loire ne baignant plus le pied de cette prison d état , près de laquelle on ne pouvait plus approcher en bateau (4).
Le gouverneur d'Orléans , Jehan Fouqueau , fait construire en avant de la porte Parisis, un pont-levis pour le passage des voitures. Cette porte ne servant que pour les gens de pied , il fit aussi élargir le chemin , arracher les vignes, les haies et les broussailles pour en débarrasser les abords, qui furent plantés de grands arbres (4-58-59).
Mort de Jehan Colman, célèbre astrologue, natif d'Orléans (21).
ai octobre 1 464. Louis XI donnera Thibault d'Aussigny, évéque d'Or-
4iM«Mrf4ii.
lëans, et à Jehan de Bar,-clieTalièr , seigneur de Cormes, vicomte d*Orléans, certains droits d*entrée et de sortie sur plusieurs sortes de marchandises et denrées (4).
Charles I^', duc d'Orléans, ayant parlé des désordres de rétat dans une assemblée des grands que le roi avait convoquée à Tours, ses remontrances , qu il avait le droit de fiiire, vu sa réputation, son âge et son rang , furent reçues par Louis XI avec une telle fureur, un tel mépris , que le duc en mourut de douleur deux jours après ^43).
Quelques historiens prét^dent que la Loire fùtt glacée *^ cette année , au mois de juin ; ils attribuent ce singulier événement, dont rien ne prouve lauthendcité, à une cause surnaturelle»
Louis U, fiU de Caiarles P', duc dOriéans, hérite des grands biens de son père et de son duché d*Orléans(:kx-43).
Il £ut présent à îéglise de Sainte-Croix d'Orléans, de «««^ cinq belles tapisseries qui furent posées dans le chœur, audessus des stalles des chanoines : elles représentaient l'esclavage, la délivrance, le don des gouttières de cire, la cérémonie de la présentation et la dédicace de Sainte- Croix : les quatre premières étaient relatives aux barons dè Sully, donataires de ces gouttières de cire , après leur retour d'Afrique, où ils avaient été prisonniers (3).
Louis XI vient à Orléans où il séjourna quelque temps; la réception cpi'on lui fit fut brillante.
Louis XI fait sa première entrée dans Fé^lise de Saint- * Aignan d'Orléans, où il est reçu en qualité d'abbé et de chanoine. On lui présenta le surplis dont il se vêtit, l'anmusse et une bourse où il y avait cinq sous parisis
Louis XI Mt établir des quais et les abords de la Loire , it«n tm. du côté de la ville, à Orléans, pour décharger les marchandises et les mettre à Tabri des innondations ; il fit aussi exhausser les chaussées du c6té des Au^;ustins (4-8-64).
Les dianoines de Sainte-Croix , mecontens de Thibault ^ •qpt-*4M d'Aussigny, évêque d'Orléans, qui avait rétabli la discipline
Sarmi eux, font saisir par les racines les vignes que posséait ce prélat , pour avoir le paiement de plusieurs sommes assez fortes qu'il leur devait. L'évêque, pour mettre fin à ce scandale, fut obligé de s'acquitter tout de suite
Antoine de Chatenaud, grand-boutillîer de France^ se •ddirtUiL
prisonnier au château de Meung, comme traître envers Louis XI qui lui avait lait mouU de bien , passe par Orléans, sous bonne et sûre garde, pour être transféré au cbftteau de Sully-sur-Loire. Peu de temps après, le bruit courut qu'il avait été noyé par ordre du roi (6-47). 19 4éc«a.i4M. Louis XI étant à Orléans, en dévotion à Saint-Aignan , pour lequel il avait une grande vénération , voulut, pour mettre cette é|[lise en sûreté , la faire renfermer dans la ville ; en conséquence, il fit assembler les babitans pour £ûre arrêter la nouvelle enceinte (4-8^4)-
Les babitans d'Orléans s'assemblent aux halles, conformément à Tordre de Louis XI , pour y délibérer sur Tagrand issement de la ville. Dans cette réunion, les chanoines de Sainte-Croix, de Saint-Pierre-Empont , de Saint- Aignan , et ceux de Saint-Pierre-le-Pueliier furent opposans , à cause de quolquès unes de leurs maisons qu'il Allait aîbattre pour faire les travaux: mais ce fut sans succès; car un chanoine de Saint-Aignan , nommé Ghénu, étant allé trouver le roi , pour lui présenter un mémoire de la part de ses confrères, revint sans avoir réussi : alors les travaux furent commencés (4-S).
Louis XI fait faire une châsse d'argent pour mettre le corps de Saint-Aignan, ainsi que deux autres petites aussi d aillent, pour placer séparément, dans Tune la mentonnière , et dans Tautre le bras du même saint ; enfin, il fit aussi le don d'une grosse et pesante clocbe qui portait son nom (8).
Mdmm uK. Louis XI fait continuer les travaux de la réédification de l'église de Saint-Aignan, ainsi que ceux de la petite chapelle deNotre-Dame-du-Ghemin, qui en dépendait.
Pendant tout le temps que ce roi passa à Orléans , c est-àdire près de onze mois, les larrons, les crocheteurs et les autres malfaiteurs furent pendus, d'autres battus au derrière de la charrette du bourreau , par les carrefours de la ville. Ce prince , en quittant Orléans, recommanda la plus grande promptitude dans les travaux de clôture, afin de renfermer dans son enceinte l'église de Saint-Aignan.
Louis XI s'étant emparé de la ville d'Evreux, exige pour ôtages dix des plus riciies liabitans qu'il fit enfermer dana la Tour-Neuve d'Orléans. Les magistrats de la ville, touchés de leur malheur | les firent sortir de captivité et leur donnèrent la place potur prison (43).
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Le roi Louis XI avait conToqué à Tours les estati gêné- m ««tsi un. raux; la ville d'Orléans y envoya pour députés élus par les bourgeois, manans et habitans ficelle ^ reunis ès haîUs :
Mathieu Targuj, docteur, et deux serviteurs, pour les
gens d église;
Maître Jehan Leprestre, chancellier du duc d*Orléans, et quatre serviteurs, pour la noblesse ;
Jacques des Comtes, ung serviteur, Pierre Jogues et deuit serviteurs, pour les bourgeois (4-8-9-59).
Ces députés partirent le 23 mars et revinrent le 21 avril suivant : ils dépensèrent ii5 livres 10 sous, non compris i4 livres 16 sous pour huit poinçons de vin clairet qu'on paya pour leur boieste (boisson).
Il fut payé 8 livres 16 sous a Michau Angebault , voiturier par eau, pour avoir mené de rotte ville (Orléans) à Tours, et ramené dudit lieu (de Tours) en ceste ville, par la rivière de Loire, les susdits députés.
Jehan Foucault, sieur de Saint-Germain, gouverneur d'Orléans , fait, sous l'inspection de son lieutenant et par des sergcns de ville, démolir et rompre les haies, baissons, murailles et vergers nuisant et empêchant à l'entrée de la ville par la porte Parisls, estant entre le boulevard et les Jacobins, qui avaient déjà ('té nesto/és.
Louis XI achète du comte Dunois, seigneur de Cléry, 7 wamUML l'église de ce petit bourg près Orléans, dont ce monarque avait déjà l'intention de faire sa chapelle particulière.
Les religieux et les religieuses qui desservaient Thospice i9iMt«i«Bl> de la ville ou infirmerie des chanoines (Hotel-Dieu) , s'accordent ensemble pour choisir pour leur supérieur frère Martin-Etienne Boivin ils en passèrent acte en présence de maître Jehan Pouret, notaire juré à Orléans.
Le duc d Orléans, Louis II, passe par Orléans avec la »i»»num. duchesse sa mère , se rendant par eau de Châteauneuf à ^*"*»^ Blois, leur résideiue ordinaire; ils arrivèrent à Orléans vers une heure après midi, et s'arrêtèrent devant la ville , près et au-dessous du pont, vis-à-vis Notre-Dame-de-Recouvrance (4-8-9-59).
Plusieurs chalans (bateaux) remplis des plus notables personnes de la ville, hommes et femmes, de chantres, enfans de chœur, joueurs d'instrumens et musiciens les accompagnèrent depuis Saint-Loup jusqu'au port, après le pont.
On (lï)nna au prince v.t à la princesse le divertissement du jeu de quintiiie. C'était un timbre placé au haut d'un mât, lequel tind)re était entouré d'un bourlet assez gros qui en était éloif^^né d'un pouce environ , pour ne pas en arrêter la vibration lorsqu'on le touchait. Ladresse des joueurs était de le faire résonner en le frappant dans* l'endroit où il n'était pas couvert, avec des morceaux de plomb en forme de balles , attachés au bout d'une longue perche ou gaule mince et ployante. .
Pendant ce jeu , le prince et sa mère étaient à table devant une collation servie sur une grande plate-forme construite sur plusieurs clialans liésensendjle, le tout couvert de tapisseries et senie de fleurs odoriférantes.
Il fut présenté sur la table des princes huit douzaines de pains blancs, dix-huit Heurs de lis, dix-huit dauphins et i8 floriolles faites de pâte sucrtx' et de crème de lait, six ratous, douze joyeux, six cents pommes, partie Capendu i ponnnes rouges) et partie Servoyon ( ); on acheta
4 liv. de sucre fm , à raison de 8 sous la livre, pour rcspondre sur la pâtisserie dessus dicte ; on servit des fraises, <le la crème, un pannier de guignes ou cerises, deux cabas (pannicrs de jonc) de raisins qui furent présentés audit seigneur le duc d'Orléans et à la duchesse, et 5 livres de dragées et confitures en sucre, distribuées par demilivres, en petites boîtes rondes, à j ^us 4 deniers la livre.
La dépense totale se monta pour la ville à ce it livres,
II sous IV deniers.
i.iNiU*». Louis \I institue , dans son château d'Ainhoise, l'ordre royal de Saint-Michel , en mémoire de ce (jue ce saint arc;hange avait contribué à la délivrance d'Orléans, en combattant les Anglais (43).
v'.6). Mort de Jelian Foucault, sieur de Saint-Gervais, gouverneur dOi K'ans (21).
M . lin 1470, Niiissance de Charles, dauphin, ûls du roi de France,
La ville d'()rl(îans donna une féte qui dura trois jours^' c'cst-à-dir(î du diniancîhe au mercredi (4*8-9-59).
Notice des piincipules réjouissances qui eurent lieu à cette occasion :
« Il fut élevé, devant I Holel-de-YiHe , près Sainte-Catherine, une fontaine qui répandait du vin par un robinet,
représentant la tête d*un serpent. Il fallut six poinçons de vin pour Talimenter pendant le jour. Cette fontaine était gardée par six homnes habillés en sauvages.. Un grand baquet oouTert d*un drap était sous la cannelle.
» Des- tables rondes furent placées dans tous les carrefours de la ville, on y distribua cinquante-quatre douzaines de pains, tous les dauphins (pâtisseries) qu'on pAt fiiire avec six mines de farine; quarante-quatre grandes tartes dans, lesquelles il entra cent œufs , quatre livres de beurre et vingt«trois grands fromages ; on acheta deux livres de sttcre pour les sucrer ^on acheta aussi plus de cent livres de cerises, un demi-cent de pommes de Gapendu (pommes rouges), deux cent cinquante poires de Johannet et trois cents plus petites.
» Le mardi soir, la fontaine laissa coûter vingt-quatre*
Sintes èkhypoorasy breuvage fait avec du vin, ou sucre,, e la. cannelle , du gérofle, du gingembre, et on distribua, trois boites et demie debliè et cornets à ceux qui burent de Thypocras : on paya 7a sous de sucre et espices^ à faire L'bypocras.
» Il y eut par toute la ville deadanses communes et générales de la plus grande et saine partie des bourgeoises,, manans et habitan» d'icelle ville , vêtus et parés le plus> honnêtement que possible leur fut.
» Le mardi après- dîner^ vers une heure, et icelui même jour après souper, à cinq heures jusqu'à environ dix. heures de nuit , par tous les quartiers de la ville en lesquels, les danses furent, se trouvèrent tous les jàueitx dinstrumens d'icelie ville. Ces joueurs dlinstrumens étaient,, savoir :
» Deux personnes ayant chacun un orgue.. » Deux ménestrels (joueurs de violon).
» Trois tabourineux (tambours).
» Sept guitareux (guitaristes).
» Harpeux (joueurs de harpe).
» Et au retour de la- danse la fontaine a jeté hypocras.
> Autres ont été faites plusieurs danses et diverses moresfjues (maures) par plusieurs compagnons (soldats) habillés les ungfen habits faits aux armes de Monseigneur le duc , les autres armés tout à blanc , les autres en chemises et les- autres nuds^ et autres plusieurs manières en.
bon ordre , grande joyeuseté et sans corUens (querelles) ne
moins Dieu aidant. »
Cette fête coûta à la ville 5o6 liv. a sous 4 deniers. i47o. Louis XI fait reconstruire une partie de l'église de Clëij, et aumône de 2,38o écus d*or, et de plus pour le service de ladite église, donne la somme 7,828 liv. i5 sous. 11 fit aussi à la même église le don de deux figures en argent fin ciselé (8).
Thibault dAussigny, évêque dOrléans, est le premier qui fit placer un grand buffet d'orgues à Sainte-Croix , et fit des réfi^lemens pour la musique du chœur. Il porta le nombre des musiciens à dix-sept, non compris les en fans de chœur. Il les logea tous dans une maison particulière appelée Maîtrise ou Apsalette, placée au sud de Sainte- Croix, sous la surveillance des chanoines; il ordonna la forme de leurs vêtemens , de leur coiffure, fixa leur nourriture, leurs honoraires quii exigea leur être comptés tous les samedis de cliaque semaine.
Les procureurs de ville donnent la permission à leur receveur , Jehan Prévost, de payer 8 sous parisis aux compagnons (soldats) qui ont porté en l'Hôtel-de- Ville ung canon dont le bois (l affut) était pourri , lequel canon estait sur la muraille , près des étut^es , derrière Saint-Gmtien (église Saint-Donatien et Sainl-liogatien (4-8-9-59).
Les chanoines de Sainte-Croix permettent à un libraire de la ville, de placer dans leur cloître, au sud de la cathédrale , près leur bibliothèque , une petite boutique ou échoppe , pour y vendre livres, à la condition de ne point vendre de livres impies, et dètre inspecté toutes les semaines. Par suite , plusieurs libraires eurent la permission de venir aussi s'y placer, et le cloître alors prit le nom de Cloître-des-Libraires (8).
Mort, à fâge de soixante-dix ans, du comte de Danois , (43).
Ce prince fut inhumé dans la chapelle de Saint-Jean , son patron, quil avait fait l)àtir dans Téglise de Cléry, pour servir de sépulture a hil et à sa famille. Son cœur fut porté à Cliàteaudun. Il laissa un testament remarquable par lequel il déshérita sa fille qui s'était mariée sans son consentement.
i4marti47i. Loflicial d'Orléaus , par letties latines, confirme les quarante jours d'indulgences accordés par le légat du pape
Paul II , à tous les fidèles qui assisteront à la fôte de la ville ou fête de la Pucelle (8).
Le prince de Piémont, qui passait pat Orléans, tombe ae juin 1471. malade dans cette ville et y meurt. Son corps fut emporté dans son pays par les gens de sa suite (4).
Guillaume Gompaing, prédicateur de Louis XI, nommé wi. doyen de Saint-Pierre-£nipoiit| fait son entrée dans cette église : il est installé, revêtu dun habit séculier avec des éperons dorés, une ceinture, une épée et un oiseau sur le poing. Ge doyen avait droit à une redevance annuelle assez bizarre : le seigneur de Bapaume et le chef (maire) de la paroisse d*OuTroiier-les-Ghamps étaient obligés de lui présenter tous les ans , la veille de TAscension , pendant quon chantait le cantique Magnificat , un bélier suranné, vêtu de sa laine, avec les cornes dorées aux-
auelles devaient être attachés deux écussons aux armes e St-Pierre, et portant au col une bourse qui contenait 5 sous parisis. La cérémonie se faisait hors de Téglise , dans le cloître où les officiers de la justice du doyenné se trouvaient accompagnés d*un boucher auquel on Élisait prêter serment avant de lui faire visiter le bélier, pour savoir s'il était recevable , après quoi Ton dressait un procès-verbal du tout (8).
Louis XI , par lettres patentes , donne à l'église de *vn. Notre-Dame de Gléry 4)O0O éçus pour dire chaque jour une messe solennelle et deux messes basses à l'autel de la Vierge (7).
Louis XI un édit pour que la prière de Yjin^lus, * instituée en i3i6 par le pape Jean XXII , fut récitée par toute la France au son de la cloche , qui se ferait entendre trois fois par jour, le matin , à midi et le soir (43),
Les Orléanais , toujours pleins de zèle pour le roi ijunuistn. Louis XI, envoient aux habitans de Beauvais en Picardie, que les Bourguignons tenaient assiégé, cent pièces de leur meilleur vin pour « les raffraicntr et aider à besogner à rencontre desdits Bourguignons. » Le siège de cette ville fut levé le 10 juillet de cette année , |iar la valeur des femmes de Beauvais , à la tête desquelles était Jehanne Hachette. En mémoire de cette héroïne , il se £dt à Beauvais une procession annuelle où les femmes marchent avant les hommes (43-59-60).
L'église de Cléry , appelée Notre-Dame qui avait été re- im.
construite en partie par Louis \1 depuis (|ueîques années est prestpi'entièrenient détruite par un incendie (8).
Mort de 'J'iiibault d'Aussigny , évecpie d'Orléans. Il meurt dans cette ville après en avoir gouverné l'église pendant vingt ans : son corps lut inhumé dans léglise des Cordeliers (l<î IMeung (21-64)-
Louis XI oidonne que les provisions de vin pour sa table soient prises dans l'Orléanais. 11 regardait ce vin comme propre à entretenir sa santé dont il était très-soigneux (tii).
ftonrtim Edit de Louis XI qui autorise la vente des offices de judicature en France. C'est le prenner roi qui rendit les
charges vénales (4'^).
A«riiun. La communauté des marchands fréquentant les rivières de Loire et Loiret, bâtissent de leurs propres deniers la chapelle de JNotre-Dame-de-la-Pitié , dans l'église des Jacobins d'Orléans. Cette fondation fut accej)tée par le chapitre de l'ordre de Saint-Dominique à Bàle en Suisse (8-43-21).
wa. François de Ballhac, évèque d'Orléans, voyant que le grand cimetière, près de la cathédrale, ne suffirait pas pour enterrer tous les morts de la ville, surtoutdepuis que des familles nombreuses de la Bourgogne et de l'Auver-
rie avaient quitté forcément leurs pays pour se soustraire une maladie contafi^ieuse (jui les oevastait , fit disposer un emplacement hors de la ville au nord et près de Sainl- Yincent-des-Vjgnes , dans un endroit où les Anglais, lors du siège d'Orléans, inhumaient leurs morts , et qui portait le nom de Champ-Carré. Ce terrain fut béni par le prélat et servit momentanément de lieu de sépulture (8). uea, Marie de Bretagne , abbesse de Frontevrault, fait rebâtir Féglise et le monastère de La Madeleine, près d'Orléans, ^ui avaient été abattusen 1428 , lors du siège de celte ville et où les Anglais avaient construit une forteresse. Cette abbesse entreprit la réforme des religieuses de La Madeleine et y établit une confrérie sous le nom de Saint-Gabriel-Archange, dont Tévéque approuva Tinstituy tion. Plus tard elle fit élever une ferme non loin du couvent, au nord, à laquelle les religieuses propriétaires donnèrent le nom de ferme de Saint-Gabriel (8).
Mort de Charles de Bouvîlle , chevalier | sieur d'Arbouville , et de Buno , conseiller et chambellan de Ma-
dame la duchesse d'Orléans , gouverneur de cette ville (21).
Marie de Bretagne, protectrice des religieuses de La nr:, Madeleine, meurt à Orléans et est inhumée avec pompe dans le chœur des dames de cette communauté.
Louis XI , tout en disant achever les travaux de Téglise de Saint-Aignan , Êiit bâtir, pour son usage personnel, une belle et vaste maison en briques au soleil levant de cette église. Cette maison prit le nom de Maison-Royale, à cause de son fondateur , et aussi parce que plusieurs rois y ont logé à diverses époques (8).
Mort de Guillaume de Momaj, seigneur de Villiers, de Bonne , de Vieuville et gouverneur aOrléans (ai).
Les nommés Etienne et Mathieu , hommes de corps de .Saint-Aignan, sont mis en liberté , à la condition de ne se retirer jamais du service de Téglise ; ils jurèrent pour eux et leur postérité de porter honneur et révérence au chapitre et de conserver ses droits sous peine d ingratitude et d*ètre rappelés à leur première condition : les canons de réglise permettant aux seigneurs de rappeler à la servitude leurs affranchis ingrats (8-43).
Les religieux de Tordre dé Saint-Augustin qui 1^daient au monastère de Notre-Dame d'entre les murs et les fossés de la ville, sont dispersés et l'église devint parois* siale sous le nom de Saint-Flou, puis après sous celui de la Conception lors de la suppression d*une petite église qui était dans le voisinage (8-21).
Louis XI ayant pris Ârras , ville de Picardie , les habitans se révoltèrent plusieurs fois. Le roi forme la résolution de la dépeupler et de la faire habiter par dautres familles françaises prises dans diverses villes de son royaume; Orléans fut taxée à fournir soixante-dix ménagiers ( chefs de ménage ) , lesquels furent mis pendant deux ans en franchise dans Arras (8-9-43-59).
Les familles qui sortirent d'Orléans se composaient de 4 Boulangers.
3 Maçons.
3 Charpentiers.
I Serrurier.
3 Maréchaux.
I Bourrelier.
I Corroyeur.
I Pâtissier, a Gordiers.
a Chaussetiers.
I Peigneur et cardeur.
I Texier en drap.
I Tondeur.
I Teinturier.
a Barbiers.
I Merder.
I Texier en toile.
I Fabricant de serge.
I Hostellîer.
I Goutellier.
I Gousturier (tailleur).
I Tavernier.
4 Marchands.
a Chapeliers.
I Boucher, a Menuisiers, a Pelletiers.
I Charron.
3 Cordonniers* I Savetier.
I Mégissier.
I Faiseur d*œuTre blanche.
I Sellier.
Enfin dix -sept autres faimilles, formant soixante-dix inénage5.Les quatre marchands étaient François Gailleau, Jehan Levassor, Guillaume Leyassor, frère du précédent, et Estienne Ouvien. Les procureurs d'Orléans leur firent donner par JfehanLuillier, receveurdelayille, iooescusà*oT pour le transport de leurs effets, outils et marchandises, flft eetoiir* u». Le papc Slxte IV, sous le prétexte de venger l'honneur des ecclésiastiques, quil disait avoir été attaqué par les Florentins, avait commencé unp rude guerre contre eux avec les foudres de l'Eglise. Le roi de France , Louis XI, sVntremit comme médiateur; n ayant pu réussir il prit la défense des Florentins; mais, afin dintimider le pape , il parla d'assembler un concile et d exécuter avec plus de rigueur la pragmatique sanction, à laquelle les papes avaient déjà porté atteinte. Il fit donc convoquer, pour cet effet, tous les prélats et les députés des universités du royaume à Orléans , et dépêcha au pape une célèbre ambassade , dont Guy d'Arpajon , vicomte de Lautrec, était le chef; il lui demanda de lever Texcommunication qu'il avait fulminée contre les Florentins, et de punir sévèrement les complices de la conspiration ( le pape soutenait une des iactions qui divisaient lltalie ).
OitahMi«?s. Les procureurs de ville et les gens dTéglise d'Orléans, donnèrent Tordre à Jehan Luillier le jeune , receveur de la commune, de payer 6 éc us d'or, valant y livres i6 sous^ aux fourriers du roi , qui ont esté par long-temps en cette ville pour faire les logées ( les logemens) de Messeigneors les prélats , gens d église et universités, qui estaient assemblés en grand nombre en cette ville.
un, François de Brilhac, évêque d'Orléans , fait commencer les croisées du bas de la nef de la cathédrale et presse les autres travaux de ce bel édifice (9).
Louis Xi £iit une ligue arec les Suisses; il stipula qu il ««^ donnerait ao,ooo Iît. par an aux cantons et autant à quelques paniculieis, moyennant quoi ils lut fourniraient 0,000 hommes, dont 100 seraient choisis pour sa gaide particulière, Cest de cette époque que date Tusage que les rois de France araient pris de raire garder leur personne par des étrangers (43).
Ces cent Suisses, formant k garde royale, étaient armés de hallebardes, ils portaient une piqin s une large épée et* des arquebuses; leurs habits étaient différens de ceux des autres troupes de France, ainsi que leurs coiffures, qui étaient extraordinaires.
Le cq^-dinal de Saint^Pierre , envoyé en France pnr lo pape Sixte IV pour nupnenner la paix entre le roi Louis Xi et l'empereur Frédéric, et aussi pour former une ligue, contre les Turcs, passe par Orléans, où il est reçu, par ordre de la cour, avec de grandes cérémonies, et les bonnenrs dûs aux souverains ^8-64)>
Louis Xi fait taire à Orléans , au prix de 24 sous parisis la pièce, 1,000 piques, 1,000 dagues etaoo hallebardes (4-8-9-59-60).
Les piques avaient douze piecb de longueur, compris le
fer et le bois (8-9-59}.
Les dagues étaient de gros poignards avec un petit manche (8-9-59).
Les hallebardes étaient de liiiit pieds, à deux tranchans, surmontées d une large lame en forme de dard.
François de Brilhae fait placer sur l'autel de vSte-Croix de cette ville six colonnes d'airain , sur lesquelles estaient les images vives et enlevées ( en relief) de six anges, le tout d'un travail admirable (64-8-21).
Louis XI fait faire au sud de îéglise de Saint- Aignan, du Juiui4i0 coté de la rivière, une très-belle terrasse ou esplanade, où il aimait à se promener quand il séjournait à Orléans et qu'il habitait sa grande maison du cloître. Cette terrasse était très-élevée et se terminait, au levant et au couchant, par deux tourelles en forme de cabinets ou petits pavillons en pierre; elle communiquait aussi de plein pied par un couloir avec l'église Saint-Aignan (48-59).
Louis XI fait présent à l'église de Saint-Aignan, qui était J«i««»4«û. celle de son palais, ou maison royale, de plusieurs vases sacrés en argent doré et gravés, qu il offrit dans un cof-
fret ou ineubie en boit iculpté en reliei', et re|>résenunt une des principales époques de sa yie, de aon legne et de aon couronnement. Ce coffre se trouve préflentement au musée d'Orléans (8).
jMtUtrUM. Louis XI fait mettre au-dessus de la nouvelle porte Bourgogne d'Orléans, qui venait d'être terminée, ainsi que les murailles au soleil levant de cette ville, son image gravée en pierre, à genoux devant celles de la Vierge et de Saint Aignan; le tout couvert d'un tabernacle (niche) avec cette inscription:
Ici voyoz ie Roy poiirtrait
Louys onzième, ((iii parlait
A Saint- Aif;nan , nuis en 1iric& joan
A clos les murs, nMtesettonrt.
Srs |ii<Miraits lui soient cxamorK Tiic/ pour lui, dites amen (8-21).
K«««>Mr. libo. JjOuisXl ordoiint^ aux hai)itans d'Orléans de fabriquer dans leur ville t;t à leurs frais i,ooo piques de ai pieds de long, ayant le fiit en fresnr^, les(j«u'lles étaient destinées à repousser la cavalerie. Elles coûtèrent 3j9 livres i6 sous 6 deniers, qui furent payés par les procureurs de ville sui' les deniers communs (4-8-9-59).
1480. Louis XI , qui avait acheté jN otre-Dame de Cléry de Du-
nois, l'avait fait rétal)lir presqu'entièrementet l'avait comblée de dons à diverses époques , eu fait présent aux chanoines de cette église (8).
Les travaux pour la deuxième accrue ou troisième enr.eiute dOrieans , (■onunenc«'s en 1466 , par ordre de Louis XI, sont entièrement termines après quatorze ans de travail presque continuel, et suivant les plans arrêtés lors de leur commencement. Ces murs allaient :
Au midi , de lu l our-Neuve, en lY^montunt la Loire jusqu'au tort de la Brebis (Motte-Sanguin, ou plus tard fut placé le fort Alleaume ) ;
Au levant, du fort de la Brebis à la nouvelle porte Bourgogne, et de cette porte en droite ligne à la Tour Saint- Euvertcj
Au nord, de la Tour-Sainl-Euverte à la porte de la Foî êt, et de cette porte au coin de la rue des Bouteilles. Enfin dans la même direction, elle venaitjoindre l ancienne clôture au coin de la rue du Bourdon-Blanc, dans la bassecour de l'évêché, où était la Tour de la Fauconnerie.
Les portes de la ville furent augmentées de deux, celle
de la Tour-Neuve et cellé de la JForét, ce qui en porta le nombre à huit, savoir:
Porte Bourgogne, au levant;
Porte de la Forêt, au nord ;
Porte Pari&is, aussi au nord;
Porte Bannier, au nord;
Porte Renard , au couchant j
Porte du Pont , au sud ;
Porte ou Poteriie-Cbeneau, au sudf
Porte de la Tour-Neuve , au sud.
Les fortifications furent augmentées de cinq tours, ce qui en porta le nombre à 89 non compris celles des portes et deux forts Cavaliers; mais plus tard ces 89 tours furent réduites à 33. Les six qui se trouvaient dans l'intérieur de la nouvelle enceinte turent démolies. Des privilèges et des exemptions furent accordés à ceux qui firent bâtir des maisons dans cette enceinte , ainsi qu'à ceux qui vinrent les habiter. Il fut défendu de construire maisons, fabriques, jardins ou closeries à plus d'une lieue des nouvelles murailles de clôture (4-8-21 l
La population de la ville sélevnit alors de 26 à 28,000 âmes; le nombre des maisons était de 2,000 à 2,5oo, et la superficie qui venait d'être augmentée de 40,000 toises fut de 140,000 toises (8).
Louis XI établit les postes aux chevaux sur les grandes routes de son royaume : d'abord de Paris à Amboise, en passant par Orléans , pour avoir des nouvelles du dauphin , son fils, qui était malade à Amboise, et ensuite par toute la France pour savoir promptemeiil tout ce qui se passait dans son royaume et ce que I on disait de son gouvernement (43).
Louis XI passant par Orléans, sur la prière du provin- w». • cial des Augustins , frère L'Ange, voulut clore et joindre le Portereau à la ville par une muraille, comme il avait fait pour la ville neuve de Saint-Aignan. La muraille aurait commencé vis-à-vis la portion de mur de la porte Bourgogne ou Motte-Sanguin , aurait enfermé au sutf Saint-Marceau , les Augustins et les Portereaux ou fiiubourg du sud (8).
Les tnmux qui avaient déjà été commencés} furent arrèléa par îea debor^mens de la Loire , qui détruisirent ceux qiitétaieiit firits, et firentrenoncer à leur continuation.
Le noni d« Portereau donoé k ce fimbourg , sud iTOblëans, est un diminutif de celui de port. Des titres latin» n appellent point autrement ce feubourg que PoriiceUus (petit por^ (8-21 1).
Louis XI &it établir uq bureau de poste aux cheraux à Orléans. Auparavant, les courriers qui Tenuent de Paris pour se rendre à Amboise, ou de cette dernière yille à Paris, ne faisaient ^e traverser la ville, et ne s'y arrêtaient pas (8).
Jugement rendu par Jacques le fuselier, sarde de la prévôté d*Orléans, qui oondainne le nommé Moreau^ vigneron à la Bergère , près Saint-Mesmin, à plusieurs jours de prison , pour avoir vendu du mauvais vin qu'il avait fait lui-méme sans raisin \ à la saisie dç tout celui qui était cbec lui , lequel fut répandu à tous les coins, places et carrefours de la viile , par les mains du bourreau ; celui-ci , pour perpétuer le souvenir de ce fait dans la mémoire des en- Êins, leur jetait à la tête des noix qu'il prenait à pleines mains dans des sacs que portaient ses valets /4'-8).
7iramrifti François de Brilliac fait attacher à la voûte du chœur de Sainte-Croix d'Orléans, au-dessus de l'autel une, nuée de laquelle sortait une main qui bénissait l'église. Cette main fait partie des armoiries au chapitre (8-2 1).
uisttTier S48S. Jean Robin , cardinal légat du pape Sixte lY , accorde , par lettres latines, cent jours d'indulgences aux fidèles qui assisteraient ù I4 fête de la ville d'Orléans, qui a lieu le 8 mai de chaque année (8-9).
Fctricr 1482. Louis XI , par lettres patentes , exempte les habi tans paroissiens de l'église de Saint-Phalier , près Orléans, faubourg Saint-Viiicent-des-Yignes, de toutes tailles, emprunts , impôts et taxes (4)-
flwrUtASX Louis XI donuc l'ordre à son secrétaire, Antoine Beaune , de faire relever de ses ruines 1 église de Notre- Dame de Cléry , qui avait été presque entièrement détruite par un deuxième incendie (8-6'4)flSMfcm. 1453. Chai lotte de Savoie, deuxième épouse de Louis Xf, fait reconstruire les hatimeiis de l'abbaye de Saint-Gervais et Saint-Protais, près Saint-Marc. L église fut mise sous l'invocation de la Conception de Notre-Dame et bénie pjir Bertrand , évéque d'Ascalon (8).
1482. 1 ^ne nouvelle porte de ville est ouverte entre lÉvéché
et la porte Parisis, devant Sainte-Croix, dans la partie
nord de la muraille de la première cldtâre, Vis-à-Vis le grand cimetière (8-21).
Louis XI donne à 1 église de SaintAignan d'Orléans la Umu», glande maison ou rhôtel en brique, qu il avail ùÂt bâtir pour son usage pariiculier (8).
Cette maison qui portait le nom de Maison-Royale, est située dans le cloître St-Aignan, à lest de 1 église, et est présentement occupée par Mme de La Rocnejaqueiein.
François de Paule arrive à Orléans, et est logé me iiMvîiiiiS. Sainte-Catberine , près THôtel-de-Yille , chez un bourgeois qui le reçut magnifiquement (4-^-9*^)*
Ce saint personnage quitte la ville pour aller au Plessîslès-Tours , près la ville de Tours, auprès de Louis XI qui Favait fait demander au pape II, Ce ne fut qu'avec répugnance qu il quitta sa solitude de ia Calabre. Louis XI le reçut avec de grands honneurs , et se jeta même à ses ge* noux en le suppliant de lui prolonger la vie; François de Paule lui représenta avec douceur que la vie des rois avait des bornes comme celle des autres hommes, qu'il n'y pouvait rien ajouter, et que , dailleurs, son heure ne paraissait pas être encore venue (43-4"59). *
Les procureurs de ville d Orléans, qui avaient été prévenus de 1 arrivée du saint personnage, avaient placé sur le pont deux hommes pour veiller à son arrivée. Il fut payé 'j, sous parisis à Guillaume ï\.oss]^no\y port ejiw 1 portefaix), pour avoir veillé et fait le guet sur le pont (ÏOr/ians avec Gentian Jacquemin , la nuit d'entre le mardi et le mercredi, dernier jour d'avril, pour savoir et ucoir (voir) quant ung sd'int homme (François de Paule) que le roi notre sire avait mandé et faisait venir par la rivière de Loire devers lui arriverait : pour ce que ledit guet avait été enchargé dudit receveur, par Monseigneur le prévôt d Orléans, Jacques le Fuselier le jeune, et par l ordonnance de Monseigneur le gouverneur d'Auvergne, que ledit saint homme fut conduit devers le roi notre sire
Louis XI tleiénd au bailli dOrléans, Guy Pot, cheva- juinei 1411. lier, comte de Saint-Pol, qui était en même temps gouverneur de cette ville, de s'arroger le pouvoir de vendre etdisposerou affermer les charges de notaires d'Orléans (4).
Mort de Louis XI, âgé de soixanle-ct-un ans, à son 3o«oan»». château du Plessi s- lès-Tours (43).
Il fîit inhumé à Notre-Dame de Cléry comme il l'avait demandé. Cétait à cette église c|u il arvait fait bénir la petite Vierge de plomb qu il portait à son chapeau.
II y avait fait faire de son virant son tombeau et celui de Charlôtte de Savoie , son épouse. Il s y mit quekpiefois pendant sa vie (dit Guyon, historien d'Orléans) pour Toir si le lieu était juste à son corps et bien proportionné pour le recevoir après sa mort (43-67).
s«pi«nb. itfs. Charles YIII succède à son père Louis XI à lâge de treize ans.
S4dMmb.u«s- Nicolas Ducbesne, clerc du diocèse de Tulle, ayant obtenu frauduleusement du légat la provision de la chapelle Saint-Vrain , que les confrères écrivains d'Orléans avaient dans le grand cimetière de rette ville, depuis l'an 1266, en fut débouté par sentence de l'official d OrJéans qui avait été commis à cet effet par le cardinal légat. Cette chapelle fut donnée à la confrérie des menuisiers: elle reçut d'eux le nom de Sainte-Anne , leur patronne. Dès ce moment ils se séparèrent du coi'ps des charpentiers, avec lequel ils ne faisaient qu'une seule et même corporation sous la dénomination de charpentiers grossoiants et charpentiers en fin (8-9).
On bâtit à cette date, dans îe voisinage de l'église de Saînt-Flou, une petite chapelle sous le nom de la Conception : elle fut bénie, à la prière des niarguilHers et des paroissiens, par Bertrand, titulaire d'Ascalon (8).
Cette petite chapelle ayant été détruite par la suite, le nom de Conception qu'elle portait fut donné à celle de Saint-P'lou dont elle dépendait, et ce dernier nom de Saint-Flou fut oublié (8-21).
MjiMnt4s«, Charles VIII permet aux chanoines de Sainf.-Aignan d'Orléans de prendre sur l'octroi de cette ville la somme de 3,000 liv. pour achever de bâtir le petit cloître qui regarde sur la rivière, et de plus 10 deniers tournois sur les droits de gabelle de la province, pour être employés à la construction et au parachèvement de l edifice de Saint- Aignan , ainsi qu'aux chapelles encotnmencces à faire en icelle.
sainiirt un. Charles VlII^d*après la demande qui lui en arait été finte par le duc d'Orléans et les habitans, les autorise, par lettre» patentes datées de Paris, à accroître leur ville au nord et à Toocident (4-8-21-64).
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