‹ Recherches historiques sur la ville d'Orléans (volume 2)Chapitre 17 sur 25 · O HYMNE · texte numérisé non relu

O HYMNE

Chamté devani l'église de Natre-Dame-det'MiradM^'Saimi'-Panl, h

Smai,j«mrd0lafÊt0deln9tUe.

« ISIoblc cite de moult grancrrenoniracc , Ville pnitMiite , eo toiu liein bien Cunée , Chambre de Roy digne d*ettrc nommée ,

Aignan, la mcMie des morts, pour lesbrares tués au siège d'Orléans.

M«.i 14SS. Senrice anniversaire poar le repos de Vêane de Jeanne d*Arc , célébié pour la première fois dans Téglise de Saint- Samson d'Qrl^s. Le receveur de la ville eut ordre dj; donner 9 liv. de cire pour être employée à la confection de quatre cierges et d*un flambeau (g).'

Daniel Chartier , né à Orléans, meurt dans cette ville,

lieo àteori de décrète el de lois,

Toy, Aliéna , richement à orn^ ,

De guerre en paix la niercy Dieu tournée t

Rejouis toy à icciic jouroee ,

Peuple vaulaiit, ettn» lofai litiieoit.

» A la doulce prière^ Dont le Koy Diea pna, Vint pucclle bergère Qui pour nous euerroya; Par diuine conoiiitie Anglois tant fort greua, Que tous les mit en fuUt0 £t le siège leua.

Chantez , 6 le clergt? , et messieurs les bourgeois ; Vous f notables marchands , aydez nous , ceste fois , Gonunune d^Orlieps , esleuex votre voix En remerciant Dieu et la Vierge sacrée , Quand indix , à tel jour, huictieme de ce mois , Kcgardu en pitié le peuple Orlienois , ^ St tellement chassa nos ennemis Anglois , Que ladudiië en fiut en ioye deliuree.

» 0 reine de U sas , en grand*deiiotîon ,

Icy, dcuant Sainct Pol , vous en remercions ; D'en célébrer le jour sommes par trop ioyeux. Chascun an y faisons belle procession , Porterais nos Meaux ioyaux par deewatiofi Enchantant chants de paix et motets gracieux , O benoist Sainct Ai f:;nan , tant digne et précieux, O Sainct Euvcrte aussy, nos patrons glorieux, Du trésor d'Orliens gupde et protection. »

MOTET Qumté à la porte DunoUt,

« Grandement reiooyr te doibs

Deuost peuple Orlienois, Et comme très lo^al François, Eemercier Dieu a haulteVoix,

il fut éditeur des œuvres de maître Alain Ghartier , son parent, celui qui reçut un baiser sur la bouche de Marguerite cl Ecosse, femme de Louis y fils de Charles VU, depuis Louis Xi, roi de France, non pas pour sa beauté, mais pour son bien dire (43).

Froid très-rigoureux et excessif en France (43-a8). m àie»m. msb.

Démolition du moulin à eau qiû était sous Tanden um* pont d'Orléans. Ce moulin élait devenu d'une si faible exploitation , par le manque d*eau , la rivière se portant toute du côté du Portereau , que les proviseurs de Thôpital Str Antoine auquel il appartenait le firent détruire.

Quand cinq jours aprrs la grand* feste I)e la diçne et benoiste croix , Leimictieme iour de ce mois « Par tmepuceile , une fois ,

Chassas tes onnoinis Aii«^lois Qui tant te tirent de tempeste.

» y<nci la croix du fib de IHeu ; Voici la France le milieu , La noble cité d'Orliem :

Fuyez , Anglois , de ce beau lien!

Et vous souuienne , après toui jeu.

Que ne gaignates rien lians.

>» Judith etEsther, nobles dames , Et plusieurs anitrrs vaillantes femmes « Parle vousloir du Dieu des Dieux , Bataillèrent pour Hd» cnx , Et enrent de belles victoires , Comme noustrouuons es histoires:

Tout ainsi , pour nostre querelle , Bataille lehanne la Pocelie.

)» Nesailliez jamais <!' Angleterre , Anglois , pour gaigner notre terre i Regardez conment Glacidai Fust noyé , et d'aultres fçnaiU tat , Sallcbry, frappé d'un canon Dopt mourut a confussion , Cu* Notre Dame et Sainct Memart . Les gresuerent de toute part ; Sainct Euuerte les raitaussy Et Sainct Aiguaii eu ^raut soucy, £n la vertu , comme le crois , Vit Dieu et de sa digne croix.

n Or, prions donc pour le bon capitaine Sage et prudent , monseigneur de Dunois : Que Bien le mette en la fçloire hautaine , Poton , La Hyre et tous le:s bons François ;

M té»ri« 14». Hiver très-long et malheureux : la gelée commença le 3i décembre i4^4 continua pendant deuxmoiset vingt jours, sans interruption (4^).

***** Les trois moulins jjendtis , placés sous le pont (le vieux) d'Orléans, et qui appartenaient au roi, sont emportés par les glaces dé la desserre , il ne resta plus que le moulin de la Conmianderie ou Marderean , porté sur des chalans, et le petit à main, près les Mottes. Les trois moulins détruits rapportaient au prince un revenu annuel de loj muids de blé tout mousturé (en mouture) (4-9)« Ur mu 14». Les échevins ou procureurs de ville, à Orléans, font faire, parGauchier, peintre, lesjusarnies (armes), haches et une Heur de lis et deux Godons (Anglais), pour faire la féte du Uevcincnt (de la levée) de T/iourelles , dont la cérémonie devait avoir lieu le 8 de ce mois (4-9-59). M«ii4». Le duc de Bedfort, régent de France pour le roi d'Angleterre, meurt quatre ans après Jeanne d Arc, et dans ce même château de Rouen où sa victime avait été enfermée, en partie de remords et de chagrin, de voir la ruine de la puissance des Anglais en France (4i-4<^)-

Règlement du prévôt d Orléans, Jehan Cailly, pour la police du marché aux blés, qui se tenait alors cloître Saint-Sulpice , et pour empêcher d'obstacler la petite rue ou passage d Etrille-Sac , qui communiquait de ce marc^hé à la rue Neuve (9).

Le nom d'Étrilie-Sac fut donné à cette rue, parce c^u elle est si étroite , que les sacs de grains que Ton y passait sur répaule, frottaient sur les deux murs de droite et de gauche qui formaient cette venelle.

M «attttt Anniyersaire de la mort de la Pucelle d'Oriéans. Dans

Et rendons toos grâces au Boy des Roys

Qiiy à tel iour nous niist hors Je gran* peinOt

Et adorous sa nrccicuse croix.

Le vray salut de créature huniainex »

«c {En la bannière était mis : )

» A la Vierge , tous deux , Quant vous a plu tourner En liesse nos deuils , Très humblement ausqf ' Vous en remercions »

( Yiré du Uvr9 du Trésor de la f^iUê,)

le» oeréiDonîes qui eurent lieu , il fut présenté à la messe cinq pintes et chopine de vin , deux petits pains et un èianc ^petite monnaie^ attaché au ûambeau offert à la messe de cet anniversaire (4-9-^9).

La ville fait paver par Bombachelier, porreur d'Orléans, le boulevard de la porte Bourgogne (la vieille) ou long des loiges (loges , échoppes ou petites boutiques) ou besognent les savetiers de la ville.

La féte de ville qui avait eu lieu le 8 de mai de cette i7jwii«ti4Si; année fut, à ce qu'il paraît, très-reraarquable par les cérémonies qui y eurent lieu; car ce jour, 17 juillet, les procureui*spayèrentpour la dépense de cet anniversaire, savoir :

« Payé c II sous parisis pour xxxvi liv. de la cire la plus belle mise en cierges, pour les douze })rocureurs de ville,, qui les portèrent à la procession des Tourelles.

M Payé II sous pour une niiiin de papier employé à cou-vrir les cierges par l'endroit où on les tient, et douze petits boisselets (cornets) pour retenir la cire qu'elle ne chée sur les personnes , et pour denii-ceni d'épingles (brochettes en bois) à attacher les écussons , et un quarteron de clo (clous) à attaclier lesdits boisselets, et les baissai des torches.

» Payé VI sous à Etienne , le peintre , pour cîonze écussons peints aux armes de la ville , pour mettre et pendre auxdits douze cierges. »

L<is maîtres écrivains qui formaient à Orléans une com- 20 «m«-ms«. munauté très-nombreuse, puisque seuls ils liahitaient une rue qui portait le nom de I Kcrivinerie , font enclore de murs le grand cimetière ou charnier de la ville , qui leur appartenait, et font ouvrir une porte près de celle appelée porte Parisis, qui était vis-à-vis l'infirmerie des chanoines (fHotel-Dieu). A cette époque, les lieux on l'on enterrait étaient encore appelés cœmetevia id est doimitx>ria , cemetoire ou bien dormitoire (64).

Le comte Dunois, l'un des libérateurs d'Orî(^ans, et le i3„»i,*iM. maréchal de Ilieux , font des courses jusqn aux portes de Paris; ils escaladent, avec l'Ile-Adam, un des cotés de cette ville et s'y logent ; puis après en chassent les Anglais qui vSe rendent à discrétion et sont (ondnits prisonniei^ à M(\uix, J^e roi Cliarles VU revient alors dans sa capitah' ; ce succès confirma la prédiction faite par Jeanne d'Arc à sa mort (43).

Charles VII fait son entrée dans Paris , que les Anglais 20t«r.i i42a occupaient depuLs pUis de seize an*. Cet événement fut ce-

lébré par toutes les villes de France, et Orléans ne fut pas la dernière à £ûre éclater sa joie (64). »i«M KML Les Orléanais sont avertis, par un messager, qu'une dame des Armoises, se disant la Puoelle sauvée miraculeusement du bùcker de Rouen, existait en Lorraine, 4 u elle se proposait de se £ure reconnaître par le roi Charles YII, et après, venir passer quelques jours dans leur ville. U fut payé :

« Le zxv^ jour dudit mois de juillet.... pour fiiire boire ung messagier qui apportoit lettre de Jehanne la

Îucelle , et allaÈt par devers Guillaume Bellier, bailly de 'royes, m s. parisis.

•aoAittss » A Fleurs de LjU (c'est le même que Goeur de Lis , hérault de la ville), le jeudy , veille de Saint-£iO/vii^, pour don à luy faict pour ce qu il avait apporté lectres à la ville de ^^^Jehatme la pucelle, deux reaulx, à xxiv sous p. XLVui s. parisis.

vkMuan. » A Jehan Dulis , frère de la Pucelle, le mardy xxi , d oiist l'an m cgcc xxxvi , pour xn poulets, xii pigeons , II ojsons et 11 levrotz , xxxvni s. parisis.

» Pour dons à luy faict la somme de xii liv. tournois, pourceque le dict frère de la Pucelle, vint en la chambre de la dùftêy requérir aux procureurs de la ville qu'ils lujr voulissent aider dauleung poj (peu) d'argent pour s'en retourner par devers sa dicte sœur, disant qu'il venait de devers le roy luy annoncer que sa sœur Jehanne existoit et que le roy luy avoit ordonné (promis) xxx fr. et commandé que on les bailla , ce dont on ne fist rien, et ne biy en fust baillé que xx dont il avait despendu (dépensé) les XII et ne luy en restoit plus que viii fr. qui esU>it poy (peu) ' de choses pour s'en retourner à Metz, devers sa sœur Jehanne Tfeu qu'il estoit son (soi ou lui) cinquième à cheval,... on luy donna xn fr. valent ix liv. xn s. parisis.

oeio^t43& » A Cueur (cœur) de Lys^ herault de la dicte ^îMe^ le xviii^ jour d'octobre m gccc xxxvi , pour ung ^veïage qu'il a faict pour la dicte ville , par devers la Pucelle, la- (^uelle estoit à Arlon, en la duehié de Luxembourg, et pour porter les lettres qu'il apporta delà dicte Jahmike la pucelle à Loiche (Loches) , par devers le roy qui la estoit ou (au) quel veïage il a vacqué xli jours; c'est ascavoir : XXXIV jours au veïage de la Pucelle, et vu jours à aller, devers le Roy et pa^ ledit Cueur de Lys, pour aller devers la dicte Pucelle, le mardy dernier jour de juillet, et re-

tourna' le jour de septembre en suivant , ainsi sont XLi jours quil a demeure à vacqué à £ùre le dict veïagey pour tout y vi liv. pariais.

» Le dict 11* jour de septembre , pour pain, vin et oernaulx dépensés en la chambre de la diate ville à la venue du di^ Cueur de L^s qui apporta les dictes lettres de Jehanne la pucelle, et pour £ure boire le dict Cueur de LySf lequel disoit avoir erand soif, pour ce, u s. iv d. parisis. »

( Les arddes ci-dessus sont relatifs à la dame des Armoises y qui se fit passer pour Jeanne d'Arc | Pucelle <f Orléans, sauvée du bûcher de Rouen, et qui vint en juillet 1439^ c est-à-dire trois ans après, passer plusieurs jours à Orléans , quelle prétendait avoir sauvé, mais dont elle partit furtivement après en avoir trompé les habitans. (f^ oir page 286.)

Procession générale pour les biens de la terre, à cause siMtoimiiSS. (le la grêle qui tomba ce jour , laquelle était grosse comme le poing (59.4-9).

Jacquet des Lieux, frère mineur, fut chargé de faire ung sermon à la procession générale , pour prier Dieu pour les biens de dessus la terre, à cause de la grêle qui chut grosse comme euf, une balle de paulme et comme le poing d'un homme,

« Lettre du roi Charles VII , donnée à Orléans, accordée m 143s. à Pierre de Fonteille , à l'effet d\;xpulser à mains armées, du château de Cormes , Nicolas Grosseteste , et de £iire suivre la saisie au parlement ( Titres de Cormes). »

Mort de Jean L'Alleu, chancelier deFrance, né à Orléans.

Charles VU ordonne aux procureurs de ville d Orléans de faire un règlement ou tarif du pain calculé sur le prix du blé, et de renouveler ce travail toutes les semaines , le samedi , jour du marché au blé (4-^)'

Le tonnerre tombe sur le clocher de Saint-Pierre-£m- » iis?. pont, brûle la corde qui servait à sonner le Beffrojr, et fait beaucoup de dommage à la tour (4-9-59}.

Guiilery , cordier , est chargé de fournir sept toises de corde pour attacher au patau (battant) du saint (cloche) de quoi on sonne V effroi à Saint-Pierre-Èmpont , pourceque celle qui y était fut brûlée et rompue par la tempeste.

Le même jour , le tonnerre tomba aussi à Sémoy , près d'Orléans , endommagea le clocher et vint frapper le son* neur qui eut la jambe cassée.

« La ville paya 43 sous parisis à Jehan ,* prévôt , guette {garde) de Sémoy , pour lui aider à se fiiire tailler, pour pitié de ce qaïl s'était rompu la jambe à eheoir de Yesek^le comme il montait au clocher dudit Sémoy, dernièrement, quand le tonnerre tomba dessus. »

Guillaume Charrier, évéuue d*Orléans , passe au siège de Montpellier, et est remplacé , après 8 ans d*épiscopat , par Regnaud de Chartres {■21).

M». Chanes YII assemble à Bourges un grand nombre de docteurs, de théologiens et de députés de TUniversité d*0rléan8, pour examiner les demandes des pères du concile réuni à Bàle. Le roi fit un règlement connu sous le nom de Pragmatique Sanction. Ce règlement, qu'on appela long-temps le Palladium ou le rempart de 1 église gallicane , ôtait aux papes le pouvoir qu'ils s'étaient attribué de conférer les bénéfices et de juger les causes ecclésiastiques en France. Ce règlement eut force de loi (43). Mm 1489. L'église de Saint-Aignan étant en partie rétablie, les chanoines qui avaient été forcés de faire les offices dans l'église de Saint-Germain, depuis le 17 septembre 1428 , revinrent dansleur première église, comme auparavant (64)' t mi i«s3. Fête de la ville avec toute la pompe d'usage , et de plus le simulacre du siège des Tourelles (4-9-59).

La ville paya i la sous pour l'achat d'un étendard qui fut donné à Monseigneur de Roys , pour faire la manière de ïctasauU comment les Tourelles Jurent prinses sur les Go^ dons*

M mai i«39. scrvicc oui se faisait annuellement dans Fèglîse de Saint-Samson a'Orléans pour le repos de l'âme de Jeanne d'Arc, est interrompu, vu la présence, en Lorraine, de la dame des Armoises qui se disait être la Pucelle d'Orléans (9-63).

» iMii«i tiaa, Cette prétendue Pucelle, qui disait avoir été sauvée miraculeusement du bûcher à llouen , et qui s'était mariée au seigneur des Armoises, dunefamilleillustre de Lorraine, vint à Orléans où elle fut reçue avec distinction. Les procureurs de ville , trompés par elle , lui firent au nom des habi tan s plusieurs dons (8-9 64).

« Il fut payé à Jacquet J^e[)restre, le xxviii*^ jour de juillet, pour vin présenté à /eAanite des Armoises , xiv s. pari sis.

* Idem pour vin présenté le xxix^ j^ur , xiv s. parisis»

» Idem le xxx, pour yiande présentée à madicte Jehanne des Armoises, lx s.

» Idem XXI pintes de vin à disner et souper, présenté

à la dicte Jehanne des Armoises , xxi s. parisis.

• Idem le xxxi juillet, pour vin présenté à elle à dû"

neret au souper , xxviii s. parisis.

» Idem le i**' d'aoust, pour x pintes et cfiopines à elle présentées à disner^ quand le même jour elle se parti de ceste ville, xiv s. parisis.

>» A Jehanne d'Armoises, pour don à elle faict le i*^ jour d'aoust par di'libération Jaicte avec le conseil de la ville et pour le bien qu elle a fairtc à la dù'lc ville durant le siège , donné à elle le même jour que elle se parti| pour ce, ii c. et X liv. parisis.

y Idem à luy (Jacquet Leprestre) , pour viii pintes de vin despensées à im^ souper, où estait J. H. Lui Hier et Thevenot (le Bourges , pour c e qu'on le cuidoit (le devait) présentera \ddivte Jelianne^ laquelle se part y (se sauva) plutôt que ledict vin ne fus/ venu, x s. viii d. [)arisis. >»

(Cette fausse Pucellequi depuisenviron trois ans se faisait passer pour la véritable, avait eu l'art de se faire reconnaître de la mère et des frères de Jeanned'Arc, lesquels trompés de bonne foi, vinrent avec elle à Orléans, où ils se fixèrent lorsque la fourberie de la dame des Armoises fut reconnue et qu'elle se sauva, f^oir p. 284.)

Isabeau Romé, mère de Jeanne d'Arc, Jean du Lis et Pierre du Lis, ses lils, se fixent à Orléans. La ville les logea dans la rue des Pastoureaux, sur la paroisse de Saint- Hilaire; de plus, les procureurs leur fournirent leurs " vivres et nécessités, et en outre la somme de 60 sous tournois, seulement pour Isabeau, pour se maintenir et babiller, laquelle somme montant à 2 écus et denn ou environ (iecu valait 25 sous) , fut payée jusqua sa mort.

Girard deCrussol, archevêque de Tours, est sacré dans is»ciobrti««,

l'église de Sainte-Croix d'Orléans, par l'arcbevéque de Bordeaux et l évéque d'Avrancbes, avec une pompe extraordinaire et un grand concours de fidèles (8).

Le roi Cliarles Vil Ht cette année une grande assem- 95 «euibn ust. blée des seigneurs et députés de ses états à Orléans, où il fut résolu que l'on recberclierait la paix avec les Anglais, €it que l'on travaillerait à la délivrance du duc d Orléans,

toujours prisonnier eil Angleterre.' Levêque d'Orléans, Kégnault de Chartres, et Adam de Cambray , président au panement de Paris, furent nommés députés pour traiter de cette affaire (21-64).

S7 «rtoWe 14s». Le cardinal de Chartres , archevêque de Reims , qui avait sacré Charles Vil, et qui était aussi évéque d'Orléans, arrive en cette ville pour assister aux états par ordre du monarque. Les échevins ou procureurs lui firent une réception brillante et de grands, présens, surtout ceux de six traversins de vin (traversin ou poinçon contenant 240 litres d'aujourd'hui^ et douze muids d'avoine (le muids contenait 12 mines) (6'4).

2!iociobrr 1430. H y eut uuc débâclc si forte à Orléans , et la Loire fut si élevée , que plusieurs arches du pont furent emportées du côté de la belle croix. Ces malheurs eurent lieu pendant que les états de France étaient encore assemblés.

30 drceni. 1439. Cliurles VII, par lettres patentes, ordonne que, de la taxe établie pour payer la délivrance du duc d'Orléans , et arrett's par les états, il n y aurait d'exemptés que les nobles qui servaient à l'armée , les anciens (vieillards), les docteurs , et les élèves de l'Université d'Orléans (4). 1459. Charles Vil ordonne la reconstruction de Saint-Aignan

d'Orléans qui n'était pas encore complètement terminée. Pour cet effet , le roi autorise le chapitre de cette église à prélever un droit (!<• 6 deniers de taxe par minot de sel qui serait vendu dans les gabelles du Languedoc (4-8).

7 jantier Cliarlcs , duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre,

donne l'ordre à son prévôt d'Orléans , Jehan Cailly , de permettre aux cordoniers et autres ouvriers qui se servent d'alènes, de travailler toute la nuit, malgré l'avertissef ment donné par la < loche du couvre-feu, avec défense de

se servir du marteau pendant ce temps. Cette permission fut accor(l('e moyennant la somme de 2 sous 8 deniers par chaque ouvrier besognant (4-9-59).

i.9i«nTier 1440. Lc duc d'Orléaus , qui était prisonnier en Angleterre depuis vingt-citiq ans, à la suite de la bataille d Aziucourt, est tiré de sa jirison par Philippe, duc de Bourgogne, fils du duc de Bourgogne qu il avait fait tuer; lequel désirant terminer la fimeste querelle de sa maison avec celle d'Orléans, employa tous les moyens pour le délivrer, et lui aida à payer sa rançon qui avait été fixée par les Anglais à 3oO)Ooo écus &omme énorme pour le temps (43).

Le roi Charles YII^ donna 160,000 Ut. et de ^lus 6,000 Ut. de rente.

Le duc deBourgpgne donna une forte somme d*argent, et les Orléanais firent le reste.

Les Orléanais députent vers le comte de Dunois, pour a iwfkriMi. le prier daller, au nom de la TiUe, recevoir à Calais le duc d'Orléans qui revenait en France. A la nouvelle de son débarquement, on fit dans Orléans des feux de joie, •lès cloches des églises furent sonnées à toutes volées, let des actions de grâces furent rendues à Dieu ; dans les car» Jbun de la ville et des fiiubourgs furent posées des tables chargées de vin et de viandes,- pour y faire joueuse chère.

Charles, duc d'Orléans, à peine revenu d Angleterre, u vint avec Marie de Clèves, sa jeune épouse, à Orléans. ^*'**^ Les Orléanais le recurent avec pompe, il fut harangué par les procureurs de ville.

L'entrée, dont le détail, et la dépense suivent, se fit par la porte Bourgogne, apnelée aussi la porte Saint-Aignan. Il j eut douze echaibuas, savoir : Au dehors de la porte Saint-Aignan , à Saint-Victor, à Saint-Etienne, au cloître Sainte-Croix , à Saint-Pierre-Émpont , au Pilory et autres Ueux et carrefours, où furent joués divers personnages, comme celui des laboureurs, des ^vertus mondes, le comhat de Goliath et de David, et autres agréables sujets.

Le duc et la duchesse', accompagnés de plusieurs seigneurs et dames d'honneur , rendirent leurs actions de grâces à Dieu dans l'église cathédrale de Sainte-Croix, et de là furent conduits en leur hôtel du Châtelet d*Orléans, en grande cérémonie. Les procureurs de la ville avaient fittt venir Oudin de Saint-Avy , qui menait la bande des hauts-ménétriers , et Jehan Champeaux, qui conduisait la bande des joueurs de luth, pour fiûre honneur au prince et réjouir le peuple d'Orléans. Le duc et la duchesse occupèrent la grande salle du Châtelet qui donnait sur la rue au Lin ; les seigneurs de la cour furent logés en partie dans la portion du Châtelet que le gouverneur habitait, lequel fut obligé , pendant les douze jours que le duc resta en Ville , d'aller aemeurer autre part. Le reste des seigneurs fut logé chez les principaux habitans.

IjC duc d'Orléans reçut , en partant , des procureurs de la ville , un présent de ^,000 écus d'or (l'ecu d'or valait a5 sous parisis) et de plus là tavisserie navale orléanaise.

— ^QO —

Cette tapisserie, faite par un Orléanais qui avait établi «on atelier dans le préau de Saint-Aignan , sous les galeries neuves, passait pour un chef-d'œuvre (8).

Cette merveille était une toile peinte, de deux toises et demie de hauteur , et d'une longueur suffisante pour environner le cloître Saint-Aignan où elle était étalée : elle représentait tout le cours de la rivière de Loire avec ses villes, villages, hameaux, bourgs, châteaux, passages, ports, ponts , depuis Roanne jusqu'au Croisic. Elle fut démontée et roulée en trente grosses pièces et présentée au prince qui l'envoya à son château de Blois où elle fut malheureusement brûlée par accident, avec une partie de cette kabitation, en i54o (8-64)* * Détail des frais de cette entrée (49-59-64). « Payé à Gauchier, peintre, pour avoir £ût une fontaine et plusieurs autres personnages et moralités en plusieurs lieux pour la venue de Monseigneur et Madame d'Orléans «xxti livres.

>* Payé au méme^ pour marché hit arec loi 9 pour fiûre 3a peinture qu'il fallait autour du ciel ( dais ) et les battons à soutenir ledit del , et devait quérir tout For fin quil &ilait pour laire la di^ ptUnture^ vi sous (4*59).

« nyé a lui peur quatre cents petits pennonceaux ( dra» peaux ), Dour tmiller aux petits enfiins pour aller au-de* Tant de Monseigneur d'Orléans en sa venue^ XLvm sous.

« Payé à lui pour avoir mis du' reban ( ruban ) et elot ( clous ) et avoir attaché au châssis du ciel| vn sous.

a Payé à Anneau , charpentier, pour avoir bit le diassis pour le ciel} vni sous.

» Payé à M. le trésorier JacouesBouchier, pour avoiren* voyé aux procureurs de ville les armes de Madame d*Or^ léans pointé pour les mettre sur la vaisselle qu'on lui £it* soit, V sous.

• Payé à Jacques de Thou, pour ung drap d*or acheté de Jehan Mahv, dont on fit le ciel qui rat présenté à Monseigneur a Orléans, xvi livres xvi sous.

» Payé pour six ouïmes de sandail{ étoffe ) pour mettre autour du del, vi livres.

» Payé pour une livre «ii^gros et demi de soie, poui: finre les fîanges d'autour du ciel dessus dit, vin livres.

» Pour six oulnes de toile perse à couvrir le dit eielj XL sot».

— agi —

» A maîstre Jehan de Lepine , pour avoir fait ung sermon à Sainte-Croix à une procession que Monseigneur d Orléans avait requis être faicte après sa venue , xvi souï.

» Pour faire sonner les cfoiches et mercier Dieu des* bonnes nouvelles, quant Monseigneur d'Orlt-ans viendrait, et fut ordonné de faire les feux et faire tables rondes aux quarrefours pour faire joyeuse chiere^ et fut despensé tant en ville que auj( faubourgs^ à eêsU cause ^ XXVI livres.

» A Oudin , de Saint-Avy, ponr despenses Jaietes, lui et les ménestrels de sa bande , le jour que Monseigneur d'Orléans arriva le vendredi, lendemain , et là l'ordonnance de la Chambre, furent envoyés jouer parmi la ville, et pour resjouir le peuple de la venue de mon dict seigneur , ix

w Pour la bonne chiere faite par les ménestrels d'un luz ( brochet ), qui estoient vêims de par les- procureura^ XUix sous VIII deniers.

» Pour XXVII flambaux qui ont été despensez à la venud* de Monseigneur, xxni sous viii deniers.

» A IVIessor, le xxv janvier, pour drspence faicte à dîner quand on eut présenté les iv c. écus dor à Monseigneur d'Orléans y qu'on lui devait du 7€&te des tlu, écus qu'il avait demandés , xlvi sous.

» A Jehan du Moustier, et Lanrencin du Moustier , et à Gillet le basele[ bateleur) , pour avoir été jouer par la ville SLUxehaiifJ'aulx pour la venue de Monseigneur, xlviii sous.

T» Pour don fait à six hauj; ( habiles) ménestrels qu'on avoit fait venir de Saint-Benoist, d'Yem^ille ( Janville ) et de Clery, pour la venue de Monseigneur d Orléans ,,x livre» VIII sous.

» Pour les despences en vin faites par les ménestrels depuis le mardi xxiv janvier jusacs (jusqu'au ; au jeudi^ qui furent en ceste ville , lxiv sous m deniers.

» Pour un sonffelt (soufllet de foyer) et pour faire porter la tapisserie navale orh'anaise, qu on avoit empruntée pour mettre aux eschaufjaulx où étoient les personnages ( acteurs ) , iv sous.

» Pour Le Biernays y pour avoir fait un eschaiiffaula; nu^ dehors de la porte Saint-Aignan où estoient les personnages des labourenx ^ xx sous.

» Pour avoir mis plusieurs personnes à. appareiller (net' loyer) les chemins de par où Monseigneur dOrléaris vint à la porte Saint-Aignan pour aller à l'église, xx sous»

» Pour les douze eschauJfauÙB pour mettre les person* nages , xui Uv. rv sous.

Pour trois jaloie* ( mesure de liquide) de clairet (vin* blanc) (|ui a été despensé à la fontaine qui estait auprès de Saint- Vuicent, la jaioie tenant quinze pintes, à u denier» la pinte, Tiii sous.

» Pour faire acheter du lait pour mettre dans la dide fontaine Saint-Vincent , it sous.

» Pour mettre un flambeau pour la iUcte fontaine , u sous it deniers.

» Pour Denis le pâtissier, pour entretenir ceux qui firent Goliath et David, aevant Saint-Pierre-£mpont,pour leurs dépenses à attendre venir jMonseigneur le duc « iv liv.

» Pour avoir salarié le joueur de tahourg ( le tambour ) à foire fête quand Monseigneur devait venir le jour qu'il coucha à YenviUe (Jan ville), iv sous.

» Pour despenses Jaictes ^ar Jehan l'AUeii^and et Faverin et Coulon , qui estaient à faire des personnages à la rue Saint^Etienne , vi sous.

» Pour ce XI marcs , cinq onces et trois gros d'argent pour le don et présent fait à mes seigneurs et dames, les ducs et duchesses dOriéan s, en vaisselle d argent à leur joyeuse venue m ccc iv"xvii liv. , ix deniers (4'9-59-64)*

» Pour la façon </im/ic^ vaisselle aux orfèvres qui lavait faictey et en outre sii sous par marc, cxxvi livres et xvin denierSé

» Pour xc dnycats (ducats) d'or baillés aux orfèvres pour dorer la dicte vaisselle , lxxxviii liv. i sou.

» Pour deux penniers (panniers) et ung drap et demi, pour envelopper la dicte vaisselle xvi sous. »

On remarqua principalement dans cette féte, qui fut si ^ {lompeuse, les fontaines distilant le lait et le vin, pla* cées sur des échafauds.

;<...>;.r \h\(*. Procession générale à Sainte-Croix, en laquelle furent ii.m.ati.r. jp^j^j^ \^ châsscs dcs saints , savoir :

La châsse de saint Mesmin , portée par la hommes.

La châsse de saint Aignan , portée par la

La châsse de saint Mamert, portée par 6

La châsse de saint tieuçetié, portée par ao

La châsse de saint Benoît, portée par 16

La citasse de saint Samson , portée par 8

Les châsses de Bonneval , portées par i ?.

Total 86 h. (64).

A iceUe procession assista Monseigneur le Duc avec sa

cour (64)*

Le duc JOrléans, sa jeune épouse et toute la cour ayant n thtin imé. quitté Orléans depuis quelques jours , les procureurs lui firent porter à Blois, par Jehan de Champeaux, Philippe Paris et Coumu de Cosnj, la Taisselle qu*on avait faicte en eeste y'iWe^pource que mon dit seigneur d^OrUena de*^ mandait à donner du dIu (4-9-59).

Le seigneur dTevre-le^hàtel, près de Pithlviers, qui taaiuiâ avait, par succession de ses ancêtres , la propriété die ce lieu, Tient pour la dernière fois acquitter larcdcTance due au chapitre de Sainte-Croix d'Orléans dune gouttière en cire du poids de 21 3 livres et demie, quon appelait la Gouttière de la reine Clémence, parce que cette redevance avait été imposée à cette princesse en recevant cette sei* gneurie de son fils Philippe V, en 1 32o (8).

Le seigneur dTevre^le^Châtel relevait de levêché d'Orléans, et était obligé, conjointement avec plusieurs autres barons de la province , de porter 1 Evéque le jour de son entrée; cette redevance annuelle de la gouttière fut supprimée à cette époque, moyeniMnt «ne «omme d argent une fois donnée.

Les procureurs d Orléans chargent Aignan de St-Mes- i»Miiut« min, lun deux, de faire faire de la poudre à canon et poudre fine pour coulevrines (4-9-59-60).

11 fut paye à Naudin Bouchard 6 livres 8 sous pour cinq quartes (petits quarteaux) de vinaigre, quil avait em* ployéspour faire 65 livres de poudre fine à coulevrines»

( il y avai t alors deux sortes ae poudre, f une grosse pour les bombardes et canons, 1 autre plus fine pour les coulevrines; le vinaigre était toujours employé dans leur composition. )

Les coulevrines étaient des pièces d'artillerie longues et moins fortes que les canons et bombardes; il y en avait même de petites montées sur de petits charriots qui suivaient le mouvement des troupes, comme celle de maistre Jehan, qui la faisait suivre toutes ses expéditions; elles se chargeaient avec des balles de plomb de 2 livres chacune; le service en était fait par un militaire que Ton appelait Coulevrinîer, qui avait à sa disposition un servant.

Les coulevrines portaient ce nom, parce qu'elles se ter* minaient par un bouton à la culasse qui avait la téte d'une couleuvre.

Naudin Blancbard, saûuié ( fondeur ) et artilliêr^ artilleur), livre aux procureurs de ville six coulevrines emmaiichées^etlesiNo/ÎM (nioules)à faire des plomnUers ou balles, •iiiiuiêit, A cette époque TOrléanais fut tellement désolé par la présence des loups, que plusieurs personnes et des enfims furen t dévorés par ces aoimaux carnassiers jusqu'aux portes de la ville (4-9-59).

Il fut payé 3 livres 5 sous à Favereau y lovetier ( kravetier ), pour faire diligence de prendre les loups qui mangeaient les petits en&ns (4-59-60).

f«piM^ «M*. Charles Vil fait admonester par son parlement de Paris la (lame des Armoises, qui se fesait passer pour laPuœlle d'Orléans, et qui avait reçu Tannée d'avant plusîenr» sommes d*argentdes Orléanais; elle subit larrêt prononcé contre elle dans hi grande cour du palais, où elle fut montrée au peuple, montée sur la table de marbre qui était au centre; depuis ce jugement elle ne parut plus (4-8-43). m* Jean, comte de Dunois, bâtard d'Orléans, fait élever les bâtimens de droite et le grand escalier en jnerre du château de Meung (47).

Mort du célèbre médecin Oanglebermes né à Orléans/ BAotmkrt tus Le receveur de la commune présente son compte de Tannée i44<>*u^P'ocureursd'Orléans (échevins), lequel est arrêté par eux et signé : Estienne Barbeau, Jehan Luillier, Theven de Bourges, Jean de Champeaux, Perrin ïriquot, CoUin le Pelletier, Guillaume le Long, Baquet de Thou, Sanson, Pierrin Sevin, Pierre Monceau, etGillet Morchoasme, receveur (4-59^4)*

Extrait des articles principaux de ce compte.

RËC£TT£S.

« Pour le droit ^onanccs du par divers bourgeois et marchands d Orléans, qui sont de chacun es personnes qui en est dix deniers ol)()Ie parisis, esquclles Monseigneur l'Evéque dOrkans, Regnaud de Chartres , prend moitié, et paye la moitié de la dépense, dont echest en dépense tant pour pourceaux achetés et distribués aux personnes d'icelles ouances, comme pour autres dépenses pour le droit dicelies, xxxii livres ix sous iv deniers, et celle de X livres vm sous à partager entre Monseigneur le Duc et Monseigneur 1 Evèque d Orléaui» ^4'9"^9>) recelte xm. livres xvii sous iv deiiiers. »

Os ouances étment des repas que les seigneun des dits particuliers devaient en échange de quelque argent (9).

Chaque redevable donnant 10 deniers obole , il s en trouvait t,oa8 à Orléans pour former la somme de 4^ livres 17 sous 4 deniers reçue.

« Pour le loyer du Champ-aux-Cordes, contenant cinq arpens, et Taubraye de SainlJean-le-Blanc, environ dnq quartiers, xxxn sous. •

Le Ghamp-aux-Cordes était entre la levée, près les Ga* pucins, et la Loire.

« Pour loyer de cinq êttaoen» assis du costé de 1 église et prieuré deSaint-Hilaire,par devant la prévôté d'C^WÂm, Lzxiii sous.

» Pour le loyer d*un estaeon qui était débouîs ( placé près ) le degré des plaidouer de la prévosté d*Oniens , UL sous.

» Reçu des merciers pour onze eifytfons tLUtouT du chef de Véglise Saint-Uilaire , baillés a rente perpétuelle par le * roi Philippe , Tan 1271 , sont répondant riin pour tauirCj XVI livres.

» Reçu des bouchers qui tenaient la Grande-Boucherie et la Petite-Boucherie , et une place devant les issues de la Petite-Boucherie qu ils tenaient, savoir : txzxiu livres XII sous pour la grande , xvni livres iv sous pour la petite , etx sous pour la place, le tout c i livres xvi sous.

» Reçu des burelliers (bourreliers) et les pelletiers, pour le loyer de leurs halles , xii liv. viii sous.

» Reçu des frappiers (frippiers), pour une place ou êouloit estre la halle aux frappiers (VOrliens ( contenant 91 toises 1/2 de long, et 4 toises i/a de large ) , xl sous.

» Reçu pour le cimetière des Juifs ^ assis en la paroisse de Saint-Ëuverte,sur la rue qui va de Saint- Victor à Saint» £uverte,ya pieca^ baillé de rente, x sous.

» Reçu pour la maison de la geôle (^mon)^ affermée XXX livres.

» Reçu de lofficede la maîtrise des talmellierê (boulangers) d'Orléans, xxiv livres.

» Reçu des couruées (couvreurs), et des charpentiers VIII livres.

» Jtem des courvéee (couvreurs) et des iecouvreurs Lvui sous.

» Item de là coutume ( communauté) des savetiers vu *.

» Item du droit du mutier des dbandeUerii n livres IV sous II deniers.

» Item pour le droit octroyé à monseigneur le duc, par les cordonniers et potgnes d aleines ( qui se servaient d 8« lènes), pour les laisser travailler de nuit, tant qu'il plaira à mon dit seigneur, depuis le mois de septembre jusqu'au mois de mars, par chacun ii sous vni deniers, au nomlire de six cent trente travailleurs , lzxxiv livres. »

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