AVERTISSEMENT
imprimant cet ommge, nous n'avons pas la pr^ JI^S tention de donner au public nne histoire d'Orléans : il ne renferme, à bien prendre, que les matériaux destinés alecnre.
Nous appelons de tons nos toux celui qui accomplira cette CBUTre, heureux si nos travaux peuvent la lui rendre
plus facile , et si nos recherches lui sont de quelque utilité. Nous l'espérons ; et c'est cette idée qui nous a encouragé dans la- tâche laborieuse que nous avions entr^nse.
Peu de cités, en effet^ sont plus dignes qu Orléans d'avoir des annales particulières : son histoire , qui se lie d'une manière intime à celle de la France , pendant plusieurs siècles, est pleine d'importance et d'intérêt.
' Dès le temps des Gaulois, cité déjà remarquable, elle -mérita les attaques de César , et plus tard l'affection d'Aurélien.
Sous la première race, elle devint la. capitale d'un royaume distinct.
Elle était commerçante et riche lors de llnvasion des
Normands qui lassiégèrent à plusieurs repriseSt
▲VXATIMBMSIIT.
Placée au centre du royaume, sur les bords d'un graud fleuve, ville fortifiée, Orléans a figuré au premier rang dans toutes nos dissensiona dviles «1 dans quelques^
unes de nos guerres étrangères.
Témoin de la défaite d'Attila^ en , elle devint , en 1428 , le rempart de la France et lécueil des Anglais. Le nom de Jeanne d*Arc et celui d*0rléans sont insépara*
bles du souvenir de notre triomphe national.
Elle fut le centre et en quelc^ue sorte le point de ralliement de tous les partis qui divisèrent le royaume. Les Protestans , la Ligue , la Fronde se la disputèrent et Vont y
tour-à-tour, possédée. Plus qu'ailleurs, peut-être, les passions populaires s'y sont agitées.
Trop voisine de Paris devenu la capitale du royaume, à mesure que le pouvoir royal s*est affermi , elle a vu s'évanouir cette vie à part des cités du moyen âge et s*effacer cette physionomie distincte conservée en partie par quelques-unes de nos grandes villes.
Mais elle ne devait pas toute son importance à son in* fluence politique , et de nombreux avantages lui restaient
encore. — Long-temps son Université fut l uné des plus illustres de France , et notre grand juriseonsulte Potkier prouve que dans ses deniiers jours elle n'avait pas dégénéré
de son antique splendeur. — Elle fut, pendant plusieurs siècles, à la tête des places commerçantes du pays. — Gbef4ieu d'un duohé apanage des princes du sang, habitée par quelques-uns de nos rois, elle reçut de fréquentes
marques de leur affection. — Une foule de faits intéressans y ont eu lieu, et ses archives sont une mine féconde à exploiter, même pour Thistoire générale de la France.
AymmÊMUMnT,
ConmMnt sa que tant de richesset soient restées
stériles entre les mains des écrivains qui se sont occupés de rhistoire d'Orléans, et que leurs ouvrages , ignorés de ia plupart des Oit|ëanais eux-mêmes , ne soient feuilletés que par ceux qui font de ces rechen^es lobjet dTune étude spéciale? — C'est qu indépendamment du mérite du style qui leur manque , ils ont presque toujours négligé de chercher Tintérèt là où il se trouyait. Ils ont rarement puisé aux sources et pns la peine de remonter aux titres et au^ actes originaux. De là tant de choses passées par eux sous silence , tant de feits controuvés donnés comme certains.
Une heureuse rérolution s'est opérée chez nous depuis quelques années dans la manière d'étudier et d'écrire l'his» toire , et ce que les temps ont épargné des trésors de nos iffohÎTas est exploré aTceaèleb
Sans aToir Famhitîon de nous placer dans Técole des
Guizot, des Thierry, des Sismondi^ desBarante, nous venons déposer, comme un modeste thbut, notre pierre au pied du monument quils élèretit en rhonneur du pays-
Dix années, consacrées à compulser les archives publiques et privées de notre ville» nous ont rois a même de découvrir beaucoup de feits ignorés > et d*en rétablir
quelques-uns d'erronés.
Les comptes de ville, lea quittances, que nous comptons publier, feront foi delà conscience de notre travail et n'en
seront. pas la partie la moins intéressante.
^ous n avons cherché, en aucune façon , à classer d'une
▲VBATISSBMBHT
manière méthodique, ni même à lier entre eux, les faits que nous rapportons ; Tordre de dates est le seul que nous
avons suivi, et c'est sans y joindre de réflexions que nous avons placé ainsi le récit des événemens. — Cette manière n'est pas sans avoir son avantage : elle, ne prête aucune prise à Tesprit de parti , le jugement du lecteur est laissé
complètement libre, il suit sans prévention le cours des événemens y et en tire à sa guise les conséquences qu'il lui plaît.
Notre travail a été (ait avec zèle et bonne foi : nous le
livrons avec confiance à nos concitoyens. Depuis longtemps nous sommes habitué à leur bienveillance. Ils ont encouragé et soutenu notre carrière d'artiste; ils accoeil* leront aujourd'hui, nous l'espérons, avec la même far veur, un ouvrage entrepris en vue de leur être utile, et que nous leur dédions dans la personne de leurs, magistrats.
Nous aimons à reconnaître ici les appuis et les encouragemens qui nous ont été donnés. C'est avec fruit que nous avons consultée les manuscrits de Symphorien^ Guyon, Desfriches, Lemaire, Hubert, Polluche (c'est sa généalogie des évéques que nous avons suivie), et ceux de MM. Pataud, Dubois et Yandebergue, que M. Petit- SemonviUe a mis à notre disposition , ainsi que toutes les richesses de la Bibliothèque de la ville et de la sienne propre , avec cette bonne grâce et cette obligeance inépuisables qui le caractérisent. Nous gardons une vive reconnaissance pour 'la bienveillance avec laquelle MM. le comte de Rocheplatte et M. Heme ont protégé nos recherches. Qu'on nous permette enfin de dire quels secours nous avons trouvés dans les conseib et les communications
▲V£aTISS£M£2fT. T
de MM. Delaplace de Montevray, JoUois, le baron de Morogues, Dupuis fils, Jacob père, A. Costé, Tabbé Nutein, Feraud, de Vassale, fiauchet, Pensée (^)y etc. Nous en conserverons nn souTenir de gratitude que nous^ sonunes heureux de pouvoir exprimer*
Nous publions aujouidliuî deux volumes» I1& vont jusqu'à 1 époque de la Révolution. Quatre autres volumes,
formant une seconde série, contiendront l'histoire de la Révolution jusqu'au temps de r£mpire. Deux volumes nouveaux seront consaçrés^ à l'Empire et à la Restauration. Huit volumes doivent ainn renfermer tout ce qui a rapport à l'histoire de notre ville, depuis son origine jusqu'en i83o. Un volume à part contiendra le relevé des comptes de ville et de fortifications , depuis idgi jusqu'à nos jours.
(*) CesCâTobUgeance toute désintàteatée de 11. Peniéeqiieaoïitd^ fomls cnqrare tpk aert de titre i cetourr^.
R£CH£RGH£S
[STORIQtJES
LA YILL£ D ORLEANS
rBJkCIS TOFOOaAPHIQUE , HISTO&IQIIE £X STATISTIQUE.
l'ouciHB cTOrléaiis, autrefois Gemabumjiureiianum^ renoDte aux tenqps les plus reculés de lliistom des êiiiles(6a-64)n.
Getuibtun^ au rapport de Strabon , était la ville de con- •meroe de ces contrées et leur mardié oonunun ; die avait été bâtie par les Druides, prêtres qui gouTemaient les Gaulois, et qui l'avaient &it élever par les mauis de ces peuples (38-64^
La vîUe était petite, elle avuit des rues étroites et sinueuses, des maisons sans étages, la plupart rcHides et en Sonne de colombiers, toutes couvertes en pulle et en cbaumc , les seuls édifices publics étaient couverts en tuiles (4o-6a}.
Un pont long et tr軫troit communiouait oveele pays de Secalaunia ou Sologne, du mot êecme seigle, ou nien Sabulonia, de sahulum sable , parce qu'en effet ce pays est sabloneux (7-38-64}*
La ville était entourée de Ibssés secs, et délendue par des espaces de palissades en terre soutenues par des piquets espacés et seulement élevés de dix ou douae cottaées (64)»
Lan 702 de Rome, et 5^ ans avant la naissance de Jésus-CluMt , César, qui en est le premier bistorien , en fit la conquête (az-aS-62-64)«
. {*) A la fin du volume se trouve la nomenclature des manuscrits et det divers ouvrages que nous avons consnlte'â , et dont ict numéro* tottekpondent à ceux qui termiucal chaque citation.
César, t'orotî de s'éloigner des Gaules pour aller appaiser ]es troubles de la Ptépublique occasionnés par la mort de Claudius, laissa un de ses lieutenans avec quatre légions pour garder ses nouvelles conquêtes (38-64)*
Les Gaulois, excités par les Camutes ou Chartrains, impatiens du joug des Romains, crurent que le temps ëtait venu de recouvrer leur liberté ; ils levèrent l'ëtendard de la révolte , et le si^al de la guerre fut le massacre des citoyens romains qui habitaient Genabum (38-4o-64)-
A cette nouvelle César firanchit les Alpes , il dirige en toute h&te ses légions vers la Loire : sa présence Jette la la terreur et divise les forces des Gaulois (08-64).
Leshabitans de Genabum y surpris et sans défense, cherchent en vain ^ fîiir; César, qui les Ddaait garder par deux légions, prévenu qu'à la faveur de la nuit ils commençaient à traverser la Loire , fit mettre le feu aux portes de la ville dont il se rendit maître, ainsi que des hahitans; car le pont de Genabum f leur seule retraite , était tellement étroit que très-peu échappèrent aux vainqueurs (38*64-67).
César, qui voulait poursuivre les Camutes^ en fut empêché par la rigueur de la saison : il ftit contraint de faire rester ses troupes à Genabum^ où pour avoir dés abris, une partie des soldats couvrit à la hftte , avec de la paille, les maisons détruites par la guerre, les autres campant sous des tentes (38-64).
Les révoltés ayant été mis hors d*état de rien entreprendre, César partit de Genabum y après y avi^r laisse CaîusTrebonius avec deux légions (38).
Pendant à peu près trois cents ans, il n'exista de cette cité qu'un petit nombre de maisons désertes et à moitié ruinées (38-64).
Cet état de choses dura jusqu'à lepoque où Aurélien, trente-huitième empereur romain, visitant les Gaules, Tan de J.-G. ap^4> ^ns le pontificat du pape FéUx 1% commença à la rétablir, l'entoura de murailles , et lui donna son nom, d'où est dérivé celui d'Orléans (a 1-38-64).
Les murs avaient 8 pieds 8 pouces d'épaisseur, et étaient revêtus de gros inoéllons et de cailloux en parpaings de trois rangs, après les^els il y avait encore tnns ranp de grosses briques de 11 à 12 pouces de longueur, sur 8 a 9 de largeur et a d'épaisseur ; le mur était fait avec du mor^ tier de chaux, de gros sable et de briques pilées (9-a i).
Les murailles, à l'est, au nord et à l'ouest, étaient entourées d un iossé sec; au sud, elles étaient baignées par la Loire , car il n'y avait point de quai.
Les tours et les murs de cette première enceinte étaient bien différens dans leur forme de ceux qui depuis ont été faits aux autres enceintes : les murs n'étaient point terrassés du côté de la ville dans toute leur liauteur , et il fallait y monter par des escaliers ou cschifjs^ pente douce en bois, auxquels on mettait le feu en se rctliant, parcv que derrière eux et dans la ville, il y avait encore un second fossé pour arrêter l'ennemi.
Les murs du côté de la place avaient sur leur sommet et dans leur épaisseur des brèches ou interruptions qui étaient couvertes de madriers et de planches que l'on retirait, lorsque les assiégeans s'étaient emparés de ces murs,^ pour les empêcher de circuler ni de se réunir : on ne pouvait se joindre qu en passant dans l intérieur des tours par une porte placée à droite et à gauche.
Les tours avaient trois étages; le pn^mier presqu'au niveau du fond des fossés, le second au niveau du sol, le troisième dominait la campagne. Le j^aletas de plusieurs d'elles n'était pas couvert, les autres avaient une toiture; une cave était pratiquée sous le tout, et une cheminée placée du côté de la ville, pour ne pas obslacler la vue de la plaine.
fycs tours n'étaient point voûtées; dans l'intérieur il y avait des planchers à chaque étage, au milieu de chacun d'eux, était une trape pour y placer une échelle, afin que si les ennemis s'emparaient du sommet on rett.at les Moelles ; et on en faisait autant d étage en éta<^c , jusqu'au dernier auquel on mettait le feu à J aide de matières inflammables qui étaient au resB*de-chaussëe.
Il n'y avait point de canonnières ni d*embrâsures, puis-
ries armes à feu n étaient pas encore décourertes , mais arbalétrières ou grandes ouvertures très-longues et étroites, pour y feire "passer les traits qu*on lançait sur les ennemis (9).
Les fortifications d*Orléans étaient en partie en cet état lorsdtt siège des Anglais, en 14^8 et i4^9} sauf les changemens n&essités par l'usage de l'artillerie, comme canonnières , madiicoulis , barrières de toute espèce et au-^ très travaux. £nts en 14^7» i4i8, i4i9> 1420, etc., pouc-
Digitizeû by LiOOglc
mettre la place en état de défense : nous en avons les preuves par les comptes de fortifications, les mémoires des ouvriers et les ordonnances ou mandemens de Pierre Mornay et André Marchand, gouverneurs à ces diverses époques (4)«
Orléans tient un rang distingué dans les anciennes notices des Gaules, dans celle qui fut publiée en /\iSj sous l'empereur Honorius. Cette cité fait partie de la quatrième Lyonnaise : elle est placée audessus de Paris et de Meaux ; on voit l'importance que les Romains attachaient à sa situation par les voies romaines dont elle était le centre, et dont les vestiges subsistent dans la Beauce , on les nomme encore aujourd'hui le chemin de César, elles constatent d une manière irrécusable l'existence de la route qui conmiuniquait de Qiartres avec Genabum ou Orléans (121 }
\oilà tout ce que l'histoire nous apprend de cette ville qui resta sous la domination romaine, jusqu'à l'époque où Clovis, la réunit à son empire, en 498(38-43).
Orléans est situé sur la rive droite et au nord de la Loire, à une distance à peu près égale de la source et de l'embouchure de cette rivière, la plus considérable de France, par l'étendue de son cours, qui est de 229 lieues (21).
La vill e est bâtie sur la pente modérément inclinée d'un côteau fertile qui s'élève majestueusement et offre un bel aspect. Sa position , presqu'au centre de la France , entre la Beauce, le Gâtinais, la Sologne et le Berry, rend son commerce un des plus florissaris du royaume ( 54 ).
La grandeur de cette cité , le nombre et lopulence de ses habitans , les hommes remarquables qu elle a - produits, la part qu'on fa vue prendre aux grands événemens de la monarchie, les changemens qui lui sont arrivés, les diverses révolutions qu'elle a souffertes, les sièges remarquables qu'elle a soutenus, les conciles qui y ont été assemblés, lui donnent un rang considérable entre les premières villes du royaume.
Les Orléanais sont actifs, mordans, malins : ils s'adonnent particulièrement au commerce pour lequel ils ont une grande aptitude; on trouve en eux un esprit de charité et de bienfaisance fruit des principes religieux qui les distinguent parmi les habitans de la France (21),
Bien que des savans distingués dans touî> les genres aient pris naissance dans le sein d'Orléans, on s'est toujours plaint, et l'on se plaint encore, de ce que les arts , les sciences et les lettres y reçoivent peu d'encouragement.
Cette ville est située h 4j ^ ^ \ 4 latitude septentrionale, et à 19 ^, 34 22 " de longitude du méridien de rîle de Fer, elle est éloignée de Paris de 3i lieues comnuuies de France, de deux mille toises chaque ( 123 kiioniètres).
L'enceinte d'Orléans forme un circuit de 6,760 pas com- , muns ( 5,021 mètres), ce qui donne 3,093 pas géométriques , ou 2,577 'oises, (}ui équivalent à i lieue 1/4 et 77 toises. » * '
La superficie est estimée 348 arpens à 20 pieds par perche, ou 270 à 25 pieds par perche.
Les murailles étaient détendues depuis la dernière enceinte, en i5i5, par deux forts, un ravelin, un cavalier avec fortification a la porte Bourgogne , et par vingt-cinq grosses tours, non comprises celles qui accompagnaient les portes ( 21 ). ^
Ces tours étaient ainsi appelées :
Tour ÎSeuve, tour de la Brebis, tour de l'Etoile, tour Saint-Euverte , tuur Juranville, tour Penincouit, tour Bourbon, tour Saint-Avit, tour Saint-Esprit, ton» Siimt- Pierre , tour Saint-Michel , tour Terrassée , tour Italie* Masures, tour Le-Roi, tour Gouvernante, tolir des Arquebusiers, tour Saint-Louis, tour Baltazar, tour<SiMiUp> Joseph, tour de la Ridenne, tour Rose, tour de Reooti^ Trance, tour du Bassin; tour de la Crèclie-B€;i'froi, tour Cassée ou Carrée (48). ' •
Il ne reste plus aujourd'hui quune partie de la Xo^^ Bourbon où sont renfermées les poudres, et la tour Blanche de la première enceinte, qui est encore ent^^re, près de la me de la Tour-Neuve (ai)- • * •
On n'a conservé de toutes les anciennes portes.qoe cdle de la Forêt , près SaintpEuverte, dont fidtpar tîe k'prétel^due tour à Peinguet ; les autres ont été abatmès et remplacées par des pavillons qui servent de logémens aux portiers et aux receveurs de l'octroi municipal ( 7^ ).
On eatte dans la ville par huit portes principales, savoir î
La j^ite du Gours-du-Roi , devant la pompe à feu , près la rivière j la porte Bourgogne, la porte Saint-Vincent, la
porte Bannier, la porta SaînWeaii, la pcMrte Madeleme,
fa porte Barentin ou de Saint-Laurent, près de Tentrepôt ;
la porte du Pont, faubourg Saint-Marceaiié La dîstanee d*une porte à Fautre est : De la barrière du Roi à la porte Bourgogne, ft5o ^ De la porte Bourgogne à la porte St.-Vincent, 900 De la porte St.-yiiiceQt à la porte Bannier, i,i5o DelaporteBannieràlaporttf St.-lean, • 760 De la porte St.-Jeaii à la porte Madeleine, Boo De la porte Madeleine à la porte St.-Laurent , ioo Pe la porte St.-LaureDt au pont, au bout de kl
rue Royale, ^ Boo '*•
Du pont à la barrière du Gours-du-Roi' , i,aoo
(21) Circuit de la ville, 5,7^*^^*
Orléans était environné à l'extérieur, au levant, au nord et au couebant d*un fossé sec et dune eontrescnr^ie
3ui sont maintenant comblés et plantés de trois rangée^ 'arbres, entre lesquelles on a établi un beau cbemin pour le roulage ; du côte du midi, les quais sont baignés pa»lej( eaux de la Loire. Ges quais offrent un développement de plus d un demi-fieue et sont des plus beaux qui existent en Fnuiçe (ai-77).
La ittlle a dt^s aa^ plus grande largeur, du levant au cottcbant, c est-à-dire de m porte Bourgo^e à la porte Madeleine, 1,984 mètres, 4o ùent. ou 1,010 toises; et du midi-eiu qprd, cest-à«dire du pont à la porte Bannier, 1,169 mètres ou 600 toises:
Sa superficie est de 276 arpens, à a5 pieds par perché, non ccwnpris les faubourgs qui sont considérables : celui ik la porte Bannier a plus d'une lieue de longueur, celui du Portereau Saintwirceau, du pont à Ollvet, 1,100 toises.
Éatre la porte Bannier et la porte Saint-Vincent, Te long des murs d appui qui sont construits sur les anciènifes murailles, il existe une belle promenade nommée le Mail, plantée de trois rangs d'arbres, qui donne sur la cainpagne, et qui a 1,1 5o pas de longueur (21 ).
De la porte Bannier à la porte Saint-Jean , il existe aussi une jolie promenade dite le Cours Rocheplatte ( du nom d'un maire) , qui est plantée en partie de trois rangs d'arbres et qui a jSo pas de longueur ( 77 ).
Deux quais, extrà-mms^ ont été construits nouvelle-
ment, l'un qui commence à l'est , vis-à-vis la pompe h feu , se prolonge jusqu à Saint-Loup; l'autre, à l'ouest, qui part (le la porte Saint-Laurent , se continue jusquà la Madeleine (77).
On compte dans Orléans et ses faubourgs ( i^^ janvier i836), 4^ji6i liabitans; plus de 6,612 maisons ; 11,800 feux; 260 rues; 19 impasses dont 9 fermées par des portes et 10 encore ouvertes ^38-76).
Impasses fermées :
Rues du Marché-aux-Balais , des Grands-Cîseaux , du Petit-Ambert, Neuve, du Tabourg, de la Charpenterie, cloître Saiiit-Pierre-£mpout| rues Saint-Germain, du
Bourdon-Blanc (76).
Impasees ouvertes :
Rues du Marché-aux-Balais, Neuve, Barbacannes, près Sainte-Croix, rues Saint-Georges, Salamandre, au midi de Saint-Donatien , rues du Sou filet , Sainte-Colouibe , Motte- Bruneau, Faverie, Hado (76).
On ne compte dans la ville que deux places considérables, mais qui n'ont rien de régulier. La plus grande s'appelle le Martroi, la plus petite l Etape ; on pourrait y joindre plusieurs autres petites, quelques cloîtres et quatre marchés (21).
Il a existé dans l'inténeur de la ville 70 puits publics qui ont été faits à l'époi^ue des divers agrandissemens, savoir (4-64-76) :
Puits Saint-Christophe, près le quai de Cjpierre, avec une croix de fer.
Puits Saint- Arnel , rue de la Treille (détruit).
Puits Saint-Pierre-le-Puellier , adossé à l'église (comblé)*
Puits Saint-Sulpice, dans le cloître.
Puits Saiut-Paul, adoâ2»é à la chapelle de la Vierge (pompe).
Puits Saint-Léger, près Saint-Victor ( manufîactui'e de
poterie).
Puils Saint-Euverte , rue Saint-Euverte ( détruit). Puits de Mont-BeiTj, au bout de la rue de ilmpossible ,
à l'est.
Puits Rolland , porte Saint- Vincent ( démoli ). Puits des Carmes-Déchaussés, dans la place. Puits de Guelle, rue Faverie, dans l'impasse Hado. Puits aux Bouchers, rue des Bouchers.
Puits du Cliâtelet, rue au Lin, appuyé sur le mur du
Châtelet.
Puits de la Madeleine, devant THôtel-DîeUy adossé à
rHôteI-de-Ville( fermé).
Puits de Tauiiiône Saint-Pouair| près Saint-Paterne , avec une croix en fer.
Puits de Jacob , marché Porte-Renard ( pompe).
Puits de la Poissonnerie, dans le Grand-Marché.
Puits du cloître Sainte-Croix, à Touest des tours, près de la rue Saint-Martin-de-la-Mine.
Puits de la Puilerette, cour de la Pillerette, rue Bannier.
Puits des Buttes, rue du Four-à-Chaux (pompe).
Puits Loudon ou London , à l'est de Saint-Paul.
Puits des Juifs, rue des Noyers (un cimetière pour les Juifs en avait été voisin).
Puits de la Croix-Morin ( avec une croix).
Puits de la Conception, près la rue de la Tour-Neuve.
Puits de la Circoncision, rue Saint-Germain (non loin de la synago<Tue, rue Bourgogne),
Puits du cloître des Libraires , rue Saint-Pierre-Lentiny près le cloître Sainte-Croix.
Puits du cloître Saint-Pierre-Empont, adossé à la tour ou clocher (détruit).
Puits de la Pierre-Percée, sous la rue Royale.
Puits des Forges , rue Porte-Bourgogne.
Puits de Notre-Dame-(îu-Chemin, adossé à leglise.
Puits rue aux Os ou aux Ours (renfermé).
Puits de l'Albanais.
Puits (le la rue de la Lionne ( détruit).
Puits de la rue du Golond)ier ( détruit ).
Puits de la rue tle Mes-Chevaux (détruit).
Puits de la rue Saint-Jean.
Puits de l'Hôpital, porte Madeleine.
Puits de la rue de la Crosse.
Puits du cul-de-sac du Chat-qui-Pèche.
Puits de la rue du Ravelin.
Puits vis-à-vis la rue du Canon , au bas des remparts. Puits derrière les Buttes.
Puits de la rue Madeleine.
Puits de la rue du Vert-Galant.
Puits des Trois-Poissons.
Puits des Porteaux , denière Saint-Pierre-le-Puellier.
Puits de la ruelle de la Couroyrie.
Puits à rentrée de la rue Saint-Marceau. Puits de la rue des Chats-Ferrés.
Pui ts du cloître Saint-Benoît.
Puits Tudelle.
Puits de la rue de la Cerche (détruit).
Puits des Ursulines ( détruit). ,
Puits de la rue Sainte-Anne (détruit).
Puits de la rue de la Treille (détruit).
Puits de la rue de l'Etelon. . . •
Puits du cloître Saint-Etienne ( détruit ).
Puits de la Cloche-Percée.
Puits de la rue du Coq-d'Inde ( renfermé).
Puits de la vallée de Notre-Damerdu-Chemin.
Puits des Quatre-Fils-Aymon»
Puits de la Porte du Soleil ( détruit).
Puits de la rue du Petit-Puits.
Puits Poulette, rue du Héron.
Puits de la Haute-Foret.
Puits du cul-de-sac du Cadran-de-Mer.
Puits de la Croix-par-Dieu.
Puits du Cours-aux-Anes.
Puits au bout de la rue dlUiers.
Puits de la Croix-Rouge ( détruit).
î\ existe hors des murs de la ville deux vastes cimetières qui ont remplacé tous ceux qui étaient dans l'intérieur, près des églises. Ils renferment un grand nombre de mausolées. L'un, au couchant, s'appelle le cimetière Saint- Jean , entre la porte Madeleine et la porte Saint-Jean ; l'autre, situé au nord, porte le nom de Saint-Vincent, attendu qu il est près de cette, église.
Aujourd'hui la ville est éclairée jpar 38o réverbères dont i88à randen système et 19a à réflecteurs paraboliques» qui donnent ensemble 64a becs, non con^ria Téclairage particulier des corps-de-sârdeet des étabUsâemens publiea
qui emploient 3o becs (3>8-54)*
Le diocèse d'Orléans, avant larévoliltioii de 1789, étaîl dîrâé ainsi qu'il suit. Six archidiaconala qui étaient :
Orléans, Pithiviers, Beanee^ Sologne, Beaugency, Sully (38).
€^ sixardiîdiaoonats renfenoaieatneuf abbayes, nroir :
Saint-Mesmin , Saint-Benoit-sur-Loire , Saint-Euverte , Notre-Dame-de-la-Coiir-Dieu , Nc»tre-l)aine-dc-Jit*augeucy, Notre-Daine-du-Lieu à Homorantiii , SaiiR-Loup, la Madeleine, Voisins.
Dix chapitres :
Sainte-Croix, Saint-Aignan , Saint-Pierre-Empont, Saint- Pierre-le-Puellier, Cléry, Saint-Yturer à Sully, Saint- Vrain à Jargeau, Saint-Liphard à Meung, Saint-Louis à Blois, Saint-Georges à Pithiviers.
270 paroisses, dont 35 avaient le titre de prieuré; 4f> prieurés non paroisses, 21 communautés d'homines, 12 communautés de filles, 43 chapelles en titre, et 6 en bénéfice, 2 comuianderies , Malte à Orléans, et Saint-Lazare à Boigny.
Le Chapitre de Sainte-Croix était ainsi composé :
I évéque , avec 35,000 livres de rentes.
i3 dignitaires, 38 chanoines prébendes, 5 chanoines seitii-prébendés, 2 sacristains, i receveur des deniers, i receveur des grains, i notaire, i procureur et i huissier.