‹ Recherches historiques sur la ville d'Orléans (volume 2)Chapitre 6 sur 25 · Chapitre de Saint-Aignan · texte numérisé non relu

Chapitre de Saint-Aignan

I abbé , qui était le duc d Orléans.

I doyen, 7 dignitaires, 3i chanoines prébendes, 6 demi-prébendés, i sacristain , i notaire et i receveur.

•Chapitre de Saint-Pierre-Empont :

^ dignitaires, 16 chanoioes, i notaire et un rece- ▼ear.

11^ ayait à Orléans, avant la révolution de 1789, une ctthedrale, a5 paroisses, 17 églises de communautés, dont 10 dliommes et 7 de femmes, 10 chapelles, en tant 5a, savoir:

Sainte^Groix , cathédrale et chapitre , Saint-Aignan , chapitre et paroisse , Saint-Pierre-Empont , paroisse, Saint-PieTre-le-PuelUer^ paroisse, Saint-Euverte, mona^ tèreet paroisse, Saint^Pateme, Saint-Maclou, Sainte^* therine, Saint-Mesmin, Saint-Piem-en-Sentelëe, Saint* Éloi, Saint-Michel, Saint-Victor, Recouvranoe, Saint- Fàul, Saint-Hilaire^ Saint-Donatien, Saint-Boioit-du-Hetoor, Saint-Liphard, la Conception, Notre-Dame-dufChcïmin, Saint-Pîerre-Iientin, Saint-Laurent, Saint-Yinoent , Saint-Marceau , Sain^Marc ( 38 }.

(communautés dhommes :

Les Oratoriens, les Kécollels , les Jacobins , les Grands- Carmes, les Carmes-Déchaussés, les Bénédictins, lesCharr treux, les Capucins, les Augustins^lesGéuovéfaius.

Communautés de fenmies :

Les Ursulines , la Visitation , les Carmélites, le Bon-Pas-, teur , le Calvaire, SaintrLoup., la Madeleine. .

Chapelles :

Saint-Sauveur, Sainte-Anne, au grand cimetière, Saint? Avit, le Petit-Saint-Mi cbel , le Petit-Saint-Loup, l'Hôtel- Dieu, VHôpital-Général , le Séminaire, Saint-Jacqiies, la Chapelle-des- Aides ( 2 1 -3 8 ) .

Eécapitulation':

Paroisses.

Communuités d'hommes.. • Communautés de femmes.. .

Chapelles

De ces 5s» églises ou chapelles, il ny a plus actuelldment que la paroisses, 5 chapelles , 5 oratoires et i église consistoriale.

Les laparoiàses sont:

Sainte-Croix, cathédrale et paroisse. Saint- Aignan, St.rPa|eme, St.-Pierre-en-Sentelée, Notre-Dame-de-Recou- ▼rance, St.-Paul, St.-Donatîën, St.-Pierre le-Puellier, Stc Laurent , Saint -Vincent, Saint-Marc> Saint-Marceau.

Les 5 chapelles sont :

Les Aides , le Grand Séminaire, VHôtei-Dieu, l'Hôpital- Général, le Collège.

Les 5 oratoires sont :

Les Visitandines, les Ursulines, les Carmélites, le Bon- Pasteur , le Calvaire ( j6 ).

Ii'égliae consistoriale , àSaint-Pierre-Lentiiv

Relève:

Rendus au culte.. . . . ^ 18 ^

Démolis. ........ a5 > Sac.

Serrant à difFérens usages; • 9 ) - .

Il existe à Orléans un hôpital-général qui contient 65o lits , berceaux et 896 enians trouvés.

Un Hôtel-Dieu où il se trouve 260 lits j tous les malades y sont couchés séparément ( 38 ).

Orléans a été anciennement la capitale d'un^ioyaume

particulier, d'un des premiers diocèses établis dans les Gaules, plus nouvellement d'un duché-pairie, apanage ordinaire des seconds fils de France, le siège d'un gouvernement de province et la résidence d'un intendant ^ il a possédé une université ( 21 ).

Maintenant, cette ville est le chef-lieu du département du Loiret, elle est le siège d'une préfecture, d'une cour royale, d'un évêché, d'une subdivision militaire, d'une académie universitaire, d'un tribunal de première instance, d'un tribunal de commerce, d'une chambre de commerce, d'un conseil de prud'hommes; elle a un corps-royal de

Fonts-et-chaussées, une administration des domaines de état, une direction de l'enregistrement, une direction des douanes , une direction forestière de la marine royale, une direction des contributions directes et in(lire< tes, un capitaine de gendarmerie royale, un collège, un sèminaire,une académie royale des sciences, belles-lettres et arts, une bibliothèque, un jardin botanique, un musée, une école gratuite de dessin et d'architecture , etc. (76)- Le département du Loiret est compris entre le 19*^ , .3 ' et le 20** ° 9 ' de longitude occidentale , et entre le 47* 6' et le ° 3 ' de latitude septentrionale j le méridien de Paris le traverse à j)eu de distance d'Orléans.

Il a pour limite au nord le département de Selne-et- Oise, au nord-est celui de Seine-et-Marne, à l'est l'Yonne, au sud-est la Nièvre , au sud le Cher, à l'ouest le Loir-et- Cher, et au nord-ouest l'Eure-et-Loire. Son étendue de l'ouest à l est est d environ i4 myriamètres, et du nord au sud d'environ 8 myriamètres.

Sa superficie : 1,322^909 arpens , en tout 204 lieues car^ rées.

Il est divisé en quatre arrondissemens dont les chefslieux sont Orléans, Pithiviers, Montargis et Gien^ et contient 368 communes.

On compte dans le département ( i^*" janvier i836) 310,098 habitans, 58,5o9 maisons : ses contributions, année commune, sont évaluées à 4)3i2,i5o fr. 21 c.

Les rivières qui l'arrosent sont : la Loire, le Loiret, le Loing, l'Essonne, le Vernisson, TOuanne, le Bied, le Fusain , la Renarde, l'OEuf, le Cosson, l'Isle, l'Hui, le D'hui, la Bionne, le Censé, la Mauve, l'Ocre, l'Ime, le Puiseau, etc.

Il y a 800 étangs, contenant 3,949 hectares ( 38-76).

Il y a 3 canaux de navigation, le canal d'Orléans , le canal de Bi lare et celui de Loinsf.

Le canal d'Orléans commence à Combleux-sur-Loire et va se jeter dans le canal de Loing, à une lieue au-dessus de Montargis ; il a i8 lieues de long et 3o écluses.

Le canal de Briare va de Briare à Montargis.

Le canal de Loing va de Montargis à la Seine.

U y a aussi des sources d*eaux minérales , des glacières , des mamières, et plusieurs carrières de pierres et une de marbre à Châtillon ( 88-76 ).

Le Loiret, qui donne son nom au département, prend sa source à une lieue et demie sud-est a Orléans, dans les jardins du château de la Source , qui appartient aujourdrhtti à M. le baron de Morogues , pair de France , et se jette dans laX<oire| au lieu appelé le Rué , après un cours d'orient en occident d'enrâon trois lieues.

La principale source du Loiret est regardée comme une des ittenreilles de la nature en France ^ la puissance de cette source , dans les temps de sécheresse , est évaluée à 40 mètres cubes d*eau par minute ( i ,000 à i^aoo jneds cubes) ; elle sort d'un bassin circulaire et s'épanche par un canal d'environ sa pieds de large , qiii bientôt acquiert une largeur considérable. Les eaux du Loiret gèlent rarement , portent bateaux à leur source ; elles sont limpides et profondes ; elles donnât le mouvemeiit à une grande quan> tité d'usinés ; tous les poissons qui la fréquentent sont ex* cellens , surtout les anl^illes, les barbillons et les tanches; son cours est bordé de châteaux et de jolies maisens de campagne. Ses^rives offirent des sites enchanteurs, objets de 1 admiration des nombreux étrangers qui Tiennent les visiter (63). »

Les édifices lés plus remarquables que renferme Orléans sont principalement^ ^

La calhedralp , le palais épiscopal, l'abf.ttoir, l*h6tel de la mairie, le jardin des plantes, le musée, l'hôtel de la préfecture , la halle au blé, la tour de l'horloge , où se trouve le télégraphe , Fhôtel de la gendarmerie, le font , l'hôteldîeu , la pompe-à-feu , les prisons, le séminaire , l'b^talgénéral; le palais de justice, les casernes, le collège, le moDum^t de la PuceUe, la manufiicture de calottes £içon de Tunis, près le Grand-Mail, la maison de l'Annonciade, ou la Pucelle a logé, rue du Tabourg, n** 35, la maison de

rOurs^ devant la prévôté, Marché à la Voluilk, occopée par un vannier, n 6, la maison de la famille Touchet , rue Vieille-Poterie, n** 7, la vieille intendance, rue de la Bretonnerie, 3a, les pavillons en briques bâtis par Fougeu d*£sGures y rue d'Ëscures, la maison du Roi , cloître Saint-Aignan 9 n^ zx, la maison de Diane de l\)i tiers, rue Neuve , n** 22, la maison d'Agnès-Sorel, rue duTabourg, n** i5, la maison de la prévôté, Marché à la Volaille, vis-à-vis la maison de lOurs , n" 5 , lu maison de François P% rue de Recouvrance, n*' a8, la maison des Du Ly&, parens de Jeanne^'Arc, rue des Pastoureaux, n** i4, la maison des Étuves, rue du Plat-d'Étain , n" 4; 1^ nuiîr son qu'habita Pothier, rue Pothier, près du cloître sud de Sainte-Croix, maison rue de la Pierre-Percée, n^ 4> enfin les promenades et les quais intrà-muroiet extrà-muros et quelques belles rafFuieries ( 76).

Cette ville a été accrue à plusieurs reprises et sous divers règnes; mais comme nous donnerons dans le courant de cet ouvrage la date et les détails des diverses enceintes aux époques où elles ont eu lieu, il sulïïra de dire succinctement (jue lorsque Aurélien la fit entourer de murs, sous, le pontihcat du pape Félix Y^, l'an de J.-C. 274, elle renfermait de la à i5,ooo âmes, à peu près SooJPeux, 1,000 à 1,200 maisons , et avait alors ^0,000 toises de sujperficie. La ville était dans cet état lorsqu Attila en fit le siège sous Saint- Aign an , et lorsque les Normands vinrent la piller (8-21-64-67-54). -

Première accrue ou deuxième enceinte sous Philippele-Bel et Philippe de Valois, rois de France^ La population était de 18 à ao,ooo âmes, le nombre des maisons, de 1,900 à 2,000 y et sa superficie ayant été augmentée du bourg d*jiffenum, autrefois diamp des aVoines, à loccident, estimé 3o,ooo toises, elle en avait alors 100,000. Tel était Orléanç lors du siègetles Anglais sous Charles VU, en ^4^8 (3-4-54).

Deuxième accrue ou troisième enceinte sous Louis XI , en 146*6. La population s'élevait de 26 à 28,000 âmes, le nombre de maisons, de 2,200 à 2,5oo , sa superficie ayant été augmentée du terrain allant de la Tour-INeuve à la Porte-Bourgogne, renfermant Saint- Aignan et Saint-Euverte , estimé 4o,ooo toises, était alors en total de i4o,ooa toises (a 1-64-54).

Troisième accnie ou quatrième enceinte sous Charles VIII , Louis XII ^ François P'. On comptait alors 3» à 35,000 âmes, 5,000 maisons, et la superficie augmentée* de rétendue du terrain allant de la Porte-Saint-Vincent à la Porte-Sain^Laurent y esdmé 160,000 toises, fut de 3oo,ooo toises ou 270 arpens à a5 pieds par perche, telle qu elle est présentement en i836 (21-64-76)-

La population s'était éleyée , avant tédit de Nantes contre les Protestaps, à 54,ooo hahitans; mais, par leffet de cet édit, elle fut réduite à 45,ooo ; depuis elle a été en décroissant, et est aujourd'hui de 40,161 âmes (67-54)-

I>OJ\ iS D ORLKANS.

On peut regarder comme certain qu*il y a eu trois ponts construits à diverses époques à Orléans, savoir :

2% Le pont dont parle César dans ses commentaires , et qui joignait Genahum avec le pays des Bituriges, du côté de ia Sologne, que nous appellerons le Pont-Gauloîs.

2**, Le pont qui partait de la place existant entre la ville d'Orléans et le botirg êiAveimm, près rlu Châte.iet, que nous désignerons sous le nom de Vieux-Pont.

3**, Le pont qui a été nouvellement construit et qui se trouve vis-à-vis la rue Royale , auquel nous donnerons la dénomination de Nouveau-Pont (6^-54).»

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