L'INSTITUT DE FRANCE
barre de rAssemblce nationale ; il fit acte d adhésion aux nouveaux principes politiques, et pria les représentants de jeter les bases d'une organisation universitaire qui conduisit à une « éducation vraiment nationale *. » « L'Université commence donc à se douter, dit à ce sujet Mirabeau, que l'éducation des collèges ne répond ni aux besoins de l'humanité, ni aux vœux de la patrie *. »
L'Assemblée nationale déclara le 22 décembre 1789 qu'il serait « établi une instruction publique, commune à tous les citoyens, et gratuite à l'égard des parties de l'enseignement indispensables à tous les hommes ; » mais, malgré les efforts de Talleyrand, elle ajourna tous les projets de réorganisation qui lui furent présentés. Elle supprima la Sorbonne , mais voulut conserver provisoirement les établissements qui en dépendaient : de ce nombre était le collège des Quatre-Nations. L'Assemblée législative, fidèle aux mêmes principes, plaça les collèges sous la surveillance des autorités administratives. Elle ordonna même, en janvier 1792, au ministre de l'intérieur d'allouer une somme de cent cinquante mille francs pour l'entretien de ceux qui auraient perdu leur revenu par suite de la loi sur les dîmes, les bénéfices et les redevances féodales.
1. Moniteur universel, n^ du 30 juillet 1789. — Lameth, Histoire de V Assemblée constituante, t. I, p. 79.