Essais, liv. I, chap
4. Coraptt que rnid messirc BnvnamuUCMmtnt- Chrétien Bmjd... Archives de l'Empire. H.SB3.'>.
Mercier, très mauvaise langue, tomme on sait, les corrections engendraient souvent de graves désordres, et même des scènes tragiques; il raconte qu'un écolier de rhétorique, transporté de colère, se relourna contre l'exécuteur et le tua d'un coup de canif.
Mercier ne nous dil pas quelle ]>eine fut infligée à l'auteur de ce meurtre, un peu atténué, au reste, par la cause qui l'avait fait naître. Les exclusions ttait.nl d'ailleurs fort rares au collège des Quatre- Nations, le premier exemple que nous en ayons rencontre remoute à l'année 1719. Le 22 octobre, le Conseil prononça cette sentence contre le jeune Henri de Blasncs, « à cause de ses mauvaises mœurs, » dit le procès- verbal. Le cas était même si grave que le grand-maître ne voulait pas faire connaître à la famille le motif du renvoi ; M. de Blasnes l'y força, car il intenta un procès au collège pour le forcer à reprendre son tiis *.
Lescolléges n'avaient pas encore adopté l'étrange coutume de faire coucher les écoliers, ou de les envoyer dîner au son du tambour; une cloche suffisait pour régler tous les exercices.
A cinq heures et demie du matin, un domestique entrait dans chaque chambre, réveillait l'élève