Etat du Tableau de la ville de Paris, considérée relati
au nécessaire, à l'ulitr, à l'agréable et à l'nttmmu Iralion, p. 68.
2. Registre pour servir aux délibération! et arrêtés de MM. lis inspecteurs et orand-maflre au collège Moiarin. Archives de l'Empire. MM, 464, p. 47.
3. Voyez A. -F, histoire de la bibliothèque Maiarine, p. llfi
i. A.-F, Hitloire de la bibliothèque Masarine, p. 127, 133 et 140.
Les dépenses annuelles du collège étaient naturellement soumises à des fluctuations Irès-nombreuses. Nous allons les indiquer en chiffres ronds, calculés sur une moyenne de trente années, que nous avons fixée vers 1700. Réglées sur ces bases, elles se décomposent ainsi :
Appointements des fonctionnaires
supérieurs el des professeurs 11,000 liv.
Gages des domestiques 3,000
Pension de 100 liv. à chaque élève '. 3,000 Réparations faites au collège et aux
seize maisons 3,000
Impôts, tase des boues et lanternes, etc 8,000
Frais de procès 1,000
Vin 7,000
Pain 0,000
Viande de boucherie 3,000
Beurre 800
Sel 500
Lard 2S0
Légumes, vinaigre, moutarde, huile, verjus, épices Ei,000
Éclairage 700
Chauffage 1,800
1. « Pour les hahita et linges do leurs personnes disant les Lettres patentas de 11)88, article 8.
Blanchissage .100
Entretien du mobilier, de la vaisselle et du linge 600
Distribution des prix et tragédie. . 500
Sous la Régence, le collège ressentit le contrecoup de la crise financière qui bouleversa Paris. A celte époque, les procès -verbaux des séances du conseil sont remplis du récit des pertes causées à l'établissement par les diminutions successives que subissaient les espèces métalliques. En août! "19, chaque louis d'or perd vingt sols; en décembre, nouvelle diminution de vingt sols par louis et de quatre sols par écu. Enfin, en 1720, la débâcle devient complète; laissons parler le procès-verbal : « Aiant tiré du thresor 1 les espèces d'or et d'argent montant à la somme de 12,848 liv., tant en écus de 8 liv. qu'en louis d'or de 48 liv., et 2 Uv. 8 sols en moïinoie; on y a remis 500 liv.,
1. Le trhor de chaque eollége étail dépose dans un coffre qui fermait a trois clefs, le supérieur en avait une, le procureur une autre, et le plus ancien des boursiers la. troisième. « En ïceluy coffre sont gardez les priDO.ipa.ux [ii'iuilcjjcs et tikrcs de In Maison, l'arpent monnoyé, et le grand seau auquel est ni ienlpée l'image du fondateur; et toutes ces choses se doiu ont visiter et inuentorier vnc fois r«n.»Dubreuil, Théâtre des Antiqoitet ds Paris, p. 631.— Au eni!r(,"e .les Qnatre-Nations, ce coffre était remplui:^ par une grande armoire de chêne qui était scellée duia l'antichambre du logement du procureur. Voyez aux Archives la liasse in-centorife, O, \%~A.
on a donne 500 liv. à Varnier pour la dépense courante, et ou lui a laissé 500 liv. qu'il remettra au sieur Ledoux, officier du collège, pareillement pour la dépense courante. Quant à la somme de 11,348 liv.restante, Messieurs, pour obéira l'arrêt
du 1 qui deffend sous des peines griéues de
garder plus de 500 liv., ont été d'auis de la faire porter à la banque roiale pour être conuerlië en billets de banque *. »
Soixante ans plus tard, la Révolution vint à son tour forcer le collège à ouvrir sa caisse en faveur de l'État.
L'Assemblée nationale avait fixé au quart du revenu ta contribution patriotique qu'elle imposait à la France. Une première assemblée des inspecteurs arrêta que le collège ferait remettre au trésor une somme de quatre mille livres *. Après réflexion, ou craignit que ce chiffre ne tût jugé par trop invraisemblable ; une seconde séance eut lieu, et a un de messieurs les inspecteurs ayant représenté que, quoique la somme de 4,000 liv. à laquelle avoit été fixée la contribution patriotique