‹ Recherches historiques sur le College des Quatre-Nations d'apres des documents entierement ineditsChapitre 44 sur 62 · G. Drice, Description de Paris, t. IV, p · texte numérisé non relu

G. Drice, Description de Paris, t. IV, p

2. CohipIî que rend M- Charte! Thmd d'ARa. . . Archives de l'Empire. H,38SG.

3. Compta nue rend messiro Barthélémy de la Fleutrie. . , Archivée de l'Empire. H, 2833.

4. Compte nue rend messirc André Boulin... Archives de l'Empire. IÏ.StHS. ■

5. Compte pu rend M' Charles TJiare! d'ARo... Archives de l'Empire. H, 2835.

G. Registre pour sentir oui délibérations cl arrêtiez ît mestunirs les inspecteur) du collège jlfaxarin, el jrand-inaislre. Archives de l'Empire. MM, 463.

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les seize maisons que le collège possédait rue Mazarine et rue Guénégaud. Elles avaient été prêtes plus prompte ment que le collège, car la plupart des baux datent de 166i'. L'aspect des lieux qu'elles occupaient n'ayant presque subi aucun changement depuis cette époque, il estfacile de se rendre un compte exact de leur situation.

La première « touchait la porte de la cour des cuisines » qui, de ce coté, sert encore d'entrée au palais de l'Institut. Elle élait suivie de six autres qui formaient toute la face gauche de la rue Mazarine jusqu'à la rue Guénégaud. Les septième et huitième maisons étaient adossées l'une à l'autre, et faisaient le coin de ces deux rues; les quatre maisons placées à la suite de la huitième appartenaient encore au collège. La treizième était située, du côté opposé, à l'angle des deux mêmes rues; et les trois dernières s'étendaient à la suite, ayant leurs façades sur la rue Mazarine.

Le prix des loyers fut longtemps à peu près le même pour chaque maison. En 1070, le premier étage se payait ordinairement six cents livres; le deuxième, trois cents livres; le troisième, cent vingt livres; le quatrième, quatre-vingts, et les boutiques, cent vingt".

1. Compte rendu par II. Mariage, trésorier du collège Jfosarmj... Archives do l'Empire. H, S8Î2.

3. Compta rendu par M, Mariage, Iréioricr du caUes'U"jartnj.. . Archives do l'Kmpire. H, 28S2.

Ces prix turent successivement augmentés. En 1745, M. de Brehan, devenu doyen des conseillers au grand conseil, quittait son logement de la place du Collège et venait habiter le premier étage de la quatrième maison, il le payait douze cent quatrevingts livres 1 . Soixante ans auparavant, le deuxième étage de la même maison était loué trois cents livres seulement par ■ le sieur Lange et la damoiselle Diamantine sa femme, comédiens italiens*.»

La cinquième maison est presque partout désignée sous le nom d'Hôtel de Flandres , la quinzième était dite Hôtel d'Anvers, et la seizième Hôtel d'Orléans. Des dénominations de ce genre, tirées souvent d'une circonstance particulière à la maison, étaient encore fréquentes au xvn" siècle, et n'indiquaient nullement l'existence d'un hôtel garni dans le sens que nous attachons aujourd'hui à ce mot. Constatons pourtant que la rue Mazarme posséda toujours un grand nombre de ces établissements. On y trouvait, en 17*2, les hôtels : des Quatre-Nalions, de la Toison-d'Or, de Hollande, de Bourgogne, de Calais, de Picardie et de Flandres". Nous voyons encore mentionné l'hôtel de Flandres, situé rue Mazarine, dans le chapitre

1. Compte jus rend messirt Barthélémy de la Pltutrit. .- Archives de l'Empire. H,S833.

3. Compte que rend Simon Mariage, constiller dn Boy. . . Archives Je l'Empire. H, S8Î3.

3. Lit mu de Paris, avec les quayi. poufs, fàuabovrgs, porles. fcolill, hôtellerie, etc., p. 19S il iOl.

« Hostels et chambres garnies, » d'un ouvrage publié eu 1760».

Les seize maisons rapportèrent dix-huit mille livres en 1696 et dix-sept mille seulement en 1715. Mais tous les appartements étaient loin d'être occupés, et les locataires ne payaient pas toujours trèsexactement leur terme. Il est vrai que, dans ce cas, le collège faisait sans pitié vendre leurs meubles *.

La bibliothèque avait ses revenus particuliers. Ils se composaient d'une somme de mille livres qui lui étaient allouées sur les fonds de l'établissement pour achats de livres, et de dix-sept mille deux cent quarante-huit livres placées sur l'Hôtel de Ville; celle somme provenait de la vente des manuscrits de Mazarin qui, en 16&i, avaient été achetés par le roi 1 . En 1690, ces dix-sept mille deux cent quarante-huit livres donnaient un intérêt de sept cent cinquante-neuf livres; en 1700, il était tomhé à quatre cent trente-trois livres; et en 1792, elles ne rapportaient plus que quatre cent trente-une livres dix sols *.

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